Pôles de compétitivité : tout savoir sur le dispositif
Le principe des pôles de compétitivité est de regrouper, autour de projets innovants, les grands groupes industriels, les PME/PMI, les universités et les laboratoires de recherche publics et privés. Ce troisième article de notre série est consacré aux raisons d’intégrer un pôle favorisant l’innovation.
D’un point de vue macroéconomique, la raison d’être des pôles de compétitivité est la stimulation de l’innovation. Concrètement, l’objectif est que les projets communs aboutissent en quelques années à des produits « viables », aussi bien au niveau de la technologie que de l’économie. Un objectif que confirme Nicolas Carboni, Directeur Général d’Alsace BioValley : « Le pôle contribue à assurer une plus grande continuité entre la recherche et l’industrie. Ce travail en réseau offre aux entreprises un ensemble de services dont elles ne pourraient pas bénéficier si elles étaient isolées et leur procure un avantage concurrentiel. Nous travaillons en forte collaboration avec les structures de valorisation pour que les laboratoires publics prennent peut-être plus en compte les débouchés industriels de leurs recherches. »
Rappelons qu’Alsace BioValley et le pôle de compétitivité « Innovations Technologiques » ont fusionné pour donner naissance à l’association pour le développement de la filière Sciences de la Vie - Santé en Alsace. But de cette union, qui a permis de rassembler sous un même nom les principales structures qui agissent en faveur des acteurs (agences de développement, incubateur, structures de valorisation, etc.) : simplifier la coordination et l’organisation des actions sur le terrain.
Donnant, donnant…
En collaborant sur des projets, chaque entité peut bénéficier de ce que l’autre fait de mieux, Ainsi, les entreprises, qui adhèrent à l’association, et s’impliquent dans des projets collaboratifs de R&D, gagnent une meilleure maîtrise de la technologie dans leur domaine d’activité. Une mutualisation des compétences bénéfiques à l’innovation souligne Nicolas Carboni. « Notre stratégie vise notamment à bâtir des plates-formes technologiques de services. En effet, prenez l’exemple d’une PME. Elle n’a pas forcément les moyens de se doter d’un imageur dont le coût est d’un million d’euros. Par contre, elle peut, pour faire avancer un projet, accéder au matériel et aux technologies de pointe dont disposent les autres membres du pôle. » Pour les grandes entreprises, le dispositif présente aussi un intérêt sur le plan de l’innovation. Elles peuvent bénéficier des connaissances très pointues de certains petits acteurs du réseau. « Nous appuyons donc tous les acteurs de la chaîne. À ce titre, nous nous efforçons également d’appuyer les structures de valorisation afin de trouver les bons partenaires industriels pour les centres de recherche », ajoute Nicolas Carboni. En somme, s’unir autour de l’innovation, c’est gagner à coup sûr. Prochain article de la série consacrée aux pôles de compétitivité : coopérer pour accroître sa compétitivité et développer ses marchés.