Retraite : un travailleur indépendant averti en vaut deux !
Avec les réformes actées et à venir, le régime des retraites subit une mutation aussi profonde qu’inévitable. La politique de l’autruche est définitivement à proscrire. Plus que jamais chacun aura à prendre en main ces années d’après la vie active qu’on nous annonce toujours plus longues et dynamiques. Alors, à l’autruche mieux vaut substituer la girafe et voir loin en avant ! Prévoir, c’est gouverner dit le proverbe…
Telle un monstre du Loch Ness, la question de l’avenir des retraites a longtemps ressurgi dans le discours politique. Perspective inquiétante à laquelle on hésitait à se confronter sous peine de s’y casser les dents. La menace n’a toutefois rien d’un fantasme créé pour se faire peur. Avec l’arrivée en masse des retraités du baby-boom, une espérance de vie croissante et un taux de fécondité faible, la France voit son système de retraite vaciller dangereusement sur son socle démographique. Chez nous, comme chez la plupart de nos voisins européens, le système des retraites est basé sur un régime de répartition qui implique un ratio correct entre actifs et inactifs, les premiers alimentant par leur travail les sommes nécessaires au versement des pensions des seconds. Quand ce ratio n’est plus satisfaisant – et c’est ce qui est en train de se passer au vu des paramètres économiques et démographiques – il faut trouver des solutions de rééquilibrage. Deux réformes ont été adoptées en dix ans, préludes à d’éventuels réajustements basés sur des «rapports d’étape». Disons-le d’emblée, mais chacun s’en doute : à l’avenir, les conditions seront toujours plus drastiques pour obtenir des retraites moins généreuses. Une situation qu’il faut regarder en face, en prendre la mesure, l’affronter de manière judicieuse et prévoir, éventuellement, des revenus complémentaires.