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Le Point Eco
Numéro 251 . Juillet-août 2006

Le bien-être, bain de jouvence pour le tourisme

Le bien-être s’inscrit parmi les nouvelles tendances de consommation. Le secteur du tourisme ne pouvait manquer de saisir cette carte pour renouveler son offre, se mettre en adéquation avec la clientèle, voire même la devancer et l’étonner par la qualité des prestations proposées.


Sanitas per aqua : spa, la santé par l’eau. Trois lettres magiques qui signifient remise en forme, cocooning, temps retrouvé. Prendre soin de soi s’impose de plus en plus comme une hygiène de vie et le marché du bien-être connaît un succès qui ne se dément plus, comme en témoigne la hausse de fréquentation supérieure à 15 % par an, enregistrée par le Salon des Thermalies*, les initiatives de tour-opérateurs (TO) spécialisés (Thalasso n°1, Aquaprivilège, etc.) ou bien encore la création d’une offre dédiée par les grands TO généralistes (Jet Tours, Nouvelles Frontières, Europauli, Thomas Cook, etc.) et les groupes hôteliers internationaux (Accor, Relais & Châteaux, Small Luxury Hotel, Starwood Hotels & Resorts, etc.). Une généralisation de l’offre qui témoigne d’une tendance lourde et d’une demande soutenue. Le spa est bel et bien devenu un critère de sélection. Une grande majorité d’hôtels quatre étoiles en sont dotés et de plus en plus d’établissements s’équipent malgré un niveau d’investissement relativement élevé puisqu’il faut compter, en moyenne, 1 000 € par m2 en catégorie trois étoiles et jusqu’à 3 500€ et plus, en quatre étoiles. L’enjeu économique est donc d’importance. À côté d’une offre véritablement luxueuse, qui propose un spa intégré au sein même de la chambre et des soins entièrement personnalisés, se développent dans le secteur des résidences de tourisme et des trois étoiles, des spas «collectifs» installés au coeur de l’établissement avec des produits simples nécessitant moins de personnel. Cette stratégie permet souvent de lisser la saisonnalité d’une destination ou de diversifier la clientèle en insistant sur l’aspect loisirs individuels. C’est celle qu’a choisi l’hôtel de La Clairière à La Petite Pierre pour structurer une évolution qui confine à la philosophie, détermine le rapport au séjour dans sa globalité et va jusqu’à impliquer un changement de dénomination puisque c’est désormais le «spahôtel La Clairière» qui se niche en lisière de forêt à La Petite-Pierre. Nouveau concept, nouveau nom, nouveau souffle. Le spa coulerait-il de source ? Le bien-être sous toutes ses formes irrigue en tout cas l’Alsace du Nord tout entière puisqu’il a été retenu comme l’axe fort qui permettra d’y redynamiser un tourisme essoufflé. Deux exemples concrets où art de vivre et performance économique se conjuguent, au menu de ce dossier.
* Salon de l’eau, de la santé, du thermalisme et de la thalassothérapie.


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