Ce qui frappe, à entendre les différents interlocuteurs de ce dossier consacré au TGV Est Européen, c’est la dimension galvanisante du projet. Tous, de la SNCF aux forces vives alsaciennes impliquées dans sa mise en oeuvre et son anticipation, en parlent comme d’un outil de mutation profonde et potentiellement très positive. «Accueillir le TGV, c'est inventer la vie qui va avec», résume Jean-Luc Heimburger, vice-président de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin
Il aura fallu se battre pour l’avoir mais cette fois, c’est acquis : dans un an, en juin 2007, la grande vitesse frappera Strasbourg et l’Alsace de sa baguette magique. Paris à 2h20 de notre capitale régionale, Luxembourg, Francfort, Munich et Zurich en connexion et, à terme – via la «Magistrale» –, Vienne, Budapest, Bratislava. Strasbourg est donc en passe de prendre une position centrale significative dans une Europe désormais élargie. Et ce d’autant plus qu’un axe nord-sud se greffera en 2011 à la ligne est-ouest avec le TGV Rhin- Rhône dont le protocole d’accord a été signé en février dernier.