L’apprentissage en Alsace, une autre voie royale de la formation
Loin d’être une formation «réservée aux jeunes qui ne réussissent pas ailleurs», on découvre aujourd’hui que l’apprentissage peut mener aussi bien à un diplôme niveau V (CAP, BEP, etc.) qu’à un diplôme niveau II ou I (diplôme d’ingénieur). Et dans les trois quarts des cas, il mène à un emploi stable, chose non garantie par toutes les formations. La CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin met tout en oeuvre pour accompagner les entreprises dans ce domaine. Son objectif : être un référent en la matière et augmenter le nombre d’apprentis de + 40 % en cinq ans.
Au-delà des connotations souvent dépréciatives qui lui collent à la peau, l’apprentissage a une étymologie latine (apprenditum, apprendere) qui souligne tout simplement son objectif premier : apprendre. «L’image négative ou parfois défaitiste de l’apprentissage est dénuée de tout fondement» souligne Jean- Claude Haller, le directeur de la formation de la CCI. «Il est bien au contraire une très bonne école de formation et permet, à diplôme équivalent, une insertion professionnelle plus rapide. Les jeunes acquièrent à la fois des connaissances fondées, un savoir-faire en situation réelle et une expérience professionnelle certaine. De plus, l’apprentissage donne une autre image des métiers et de la technicité qui se cache derrière. C’est d’ailleurs pourquoi de plus en plus de cursus d’apprentissage se déroulent dans l’enseignement supérieur. Notre Centre de formation d’apprentis, par exemple, accueille actuellement 500 apprentis en formation dans le tertiaire et propose des formations allant du BTS aux diplômes du troisième cycle comme le DECF ou le DESCF.»