Remplir une déclaration de TVA, obtenir une carte grise, répondre à un appel d’offres ou bien encore envoyer ses factures en quelques clics. C’est pour aujourd’hui, au plus tard pour demain. La technologie le permet tout en assurant sécurité et confidentialité. Le gouvernement s’implique, reste que les mentalités doivent évoluer…
Selon le gouvernement, un nombre croissant de Français ont eu recours aux services administratifs en ligne en 2005. Après l’engouement manifesté pour la télédéclaration de l’impôt sur le revenu, le service du changement d’adresse en ligne a eu lui aussi un succès immédiat. Le développement de l’administration en ligne correspond à une attente forte des Français : 89% des personnes interrogées* connaissent au moins un service administratif en ligne et 42 % ont l’intention d’effectuer des démarches administratives en ligne dans les douze mois qui viennent.
Une dynamique nationale
Chargée de mission des technologies de l’information et de la communication à la préfecture de Région, Marie-Eve Tayot précise d’emblée qu’un des ressorts essentiels de l’administration en ligne réside dans ce qu’elle appelle le «pacte de confiance». «Il faut mettre en place des procédures qui sécurisent l’usager», déclare-t-elle avant de mettre en exergue la protection des données et la neutralisation des risques de falsifications. Une exigence qui a amené les groupes de travail ministériels à travailler en partenariat avec la CNIL et des associations de défense des droits sur Internet dans la mise en oeuvre du programme ADELE (ADministration ELEctronique). Lancé il y a deux ans par le gouvernement, ce plan d’action vise à faire définitivement entrer l’administration française dans l’ère des nouvelles technologies. Un programme de 140 mesures financé à hauteur de 1,8 mds € sur quatre ans. À terme, l’administration en ligne devrait permettre de générer 5 à 7 mds € d’économie sur le budget annuel de l’État d’ici 2007. «Des secteurs ont été définis comme prioritaires, explique Marie-Eve Tayot : la dématérialisation des marchés publics, la téléTVA, les télécartes grises, le téléfacturage.» À ces chantiers, on peut ajouter les services de l’URSSAF et de la CRAV «qui sont dans les tuyaux», selon le mot de Marie-Eve Tayot.
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