Producteurs de jus de fruits : l’Alsace entre tradition et innovation
Tributaire de la fluctuation des goûts des consommateurs, le marché des jus de fruits semble avoir encore de belles perspectives. Hypermarchés et supermarchés détiennent près de 60 % du marché total, tandis que le hard discount grappille petit à petit des parts. En Alsace, deuxième région en matière d’effectifs, les producteurs misent sur la qualité et l’innovation pour conserver leur ancrage.
La consommation de jus de fruits représente 4 % de la consommation totale de boissons.
Fortement concentré, le marché des jus de fruits et de légumes ne recensait que 15 entreprises en 2002 ; les structures employant plus de 250 salariés réalisaient l’essentiel de l’activité. En Alsace, six entreprises sont adhérentes de l’ARIA*, dont deux représentent 18,6 % des effectifs nationaux. Eckes-Granini, filiale du groupe allemand Eckes, figure parmi les leaders des jus de fruits en Europe. Il est présent en France via sa filiale éponyme, née du rapprochement de Joker et des Vergers d’Alsace en janvier 2002. Cidou, dont Karlsberg détient le contrôle, arrive en 5e position. De tailles plus petites, Rothgerber, Sautter, Junatur et Ouendmor ont fait leur niche.
L’orange en tête
Le parfum orange représente la moitié des ventes, mais la variété est vecteur de valorisation. Et les nouvelles gammes, allégées en sucre, deviennent des terrains d’expression sur un marché concurrentiel. Pour asseoir leur développement, les marques sont amenées à travailler leurs produits, et à communiquer. Recettes ou packagings, les nouveautés doivent apporter de réels bénéfices aux consommateurs. Pratiques, les bouteilles en «Pet», légères et incassables ; dans l’air du temps, les jus allégés en sucre et les produits issus du commerce équitable. Les marques qui réussissent doivent véhiculer des valeurs fortes et apporter des garanties aux consommateurs : origines des fruits, process de fabrication, teneurs en vitamines. < *Association régionale de l’industrie agroalimentaire.