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| Numéro 236 . Novembre 2004 |
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Complémentaire à l’apprentissage, le contrat de professionnalisation |

Dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, les partenaires sociaux ont souhaité revoir les dispositifs permettant d’accéder à des qualifications pour ceux pour qui la formation initiale n’a pas été ou n’est plus suffisante. Un contrat en alternance.
Les quatre formules précédentes (contrats d’orientation, de qualification jeunes et adultes, d’adaptation) sont supprimées au 15/11/04 et remplacées, dès le 01/10/04, par un contrat unique : le contrat de professionnalisation. D’une durée de 6 à 12 mois, incluant 15 à 25 % (minimum 150 h) de formation en alternance, ce contrat est assorti d’exonérations de charges pour les moins de 26 ans ou les plus de 45 ans.
À la différence des contrats d’alternance précédents, qui avaient progressivement dérivé vers une logique de formation initiale souvent diplômante, le contrat de professionnalisation sera strictement piloté par les branches professionnelles. Chacune d’elles est en train de définir la liste précise des qualifications (en termes de certificats de qualification professionnelle, les CQP de branches) qui pourront faire l’objet d’une prise en charge de la formation par l’OPCA de la branche. La motivation des acteurs des branches professionnelles est claire : pour la préparation des diplômes, c’est le contrat d’apprentissage qui doit être utilisé. Elles le soutiennent très largement par ailleurs. Mais à côté de ces besoins en formations lourdes et longues, les entreprises sont également confrontées à des besoins de qualifications particulières, de savoir-faire spécifiques.
Le contrat de professionnalisation est alors le dispositif complémentaire qui doit permettre d’amener ces compétences aux entreprises. Puisqu’il s’agit de besoins observés, qui seront très régulièrement actualisés, la professionnalisation doit aussi constituer une «seconde chance» pour les jeunes et les adultes en difficulté d’insertion.
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Se tourner vers la branche professionnelle
Pour l’entreprise, le bon réflexe à prendre est maintenant celui de se tourner vers les organismes de la branche professionnelle à laquelle elle est rattachée, soit pour connaître les qualifications prioritaires et donc «finançables» dans le domaine, soit pour faire remonter ses propres besoins s’ils sont différents. Cette consultation est également indispensable car les accords signés dans chaque branche peuvent modifier les conditions de base du contrat (durée > 12 mois, formation > 25% du temps, pour certaines qualifications).
Le champ ouvert par le contrat de professionnalisation est finalement original, souple et adaptable, partant du besoin de l’entreprise plutôt que de l’offre de formation, dynamique et évolutif.
Deux cycles au Pôle Formation CCI – Négociateur immobilier – Manager de rayon dans la grande distribution
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