Les archives du Point Eco de la CCI
Le Point Eco
Numéro 232 . Mai - Juin 2004

Le Canada, un marché à saisir

Dynamiques, prospères et solvables, les marchés nord-américains - les États-Unis et le Canada - n'attirent guère les exportateurs alsaciens. Ces deux pays connaissent une excellente croissance et sont pourtant facilement accessibles depuis le Québec.

Des missions de prospection en 2005
Les entreprises alsaciennes abordent trop peu les marchés nord-américains : les différences culturelles et les difficultés linguistiques seraient des handicaps importants. Les pratiques commerciales anglo-saxonnes, à l'opposé de nos usages, sont également évoquées pour justifier cet intérêt modéré. Le Canada est pourtant un pays particulièrement intéressant car plus de 85 % de ses exportations et 70 % de ses importations se font à destination et en provenance des États-Unis. Pour y accéder, le Québec francophone, par sa situation géographique, constitue une porte d'entrée intéressante et commode pour les entrepreneurs français.

Des opportunités commerciales nombreuses
Les échanges commerciaux Canada-Alsace sont modestes. L'Alsace se situe en douzième position pour les régions françaises clientes du Canada, représentant 3% des exportations vers la France. L'Alsace est relativement mieux placée comme fournisseur du Canada (8 e rang) en assurant 4% des importations canadiennes provenant de la France. L'Alsace y exporte pour l'équivalent de 106 M Euros , des produits chimiques (41 % dont la moitié en préparations pharmaceutiques), des machines et des équipements (16 %) et des produits alimentaires (13 %, produits laitiers et vins). Viennent ensuite les produits du bois (6 %), les produits métallurgiques (4 %, aluminium et acier) et les produits textiles (3 %). Les opportunités commerciales de ce pays sont nombreuses à condition de bien s'y préparer et de mettre en place un réseau de distribution. En 2005, la CCI de Strasbourg et du Bas Rhin souhaite créer des actions pour aider les entreprises alsaciennes désireuses d’étudier le marché canadien. Des missions de prospection individuelles ou des participations à des salons, bénéficiant de soutiens financiers, sont d'ores et déjà envisagées pour favoriser les contacts.