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Salles de remise en forme |

La généralisation des 35 heures et la place croissante des séniors encouragent le temps libre dévolu à l'activité de remise en forme. Les gestionnaires de salles couvrent désormais de nombreux créneaux (body-building, fitness, sports de défense, aquagym, etc.) pour répondre à des segments de clientèles très variés. Sont également mises en en valeur des activités plus douces où bien-être, relaxation, esthétisme sont recherchés. Le métier évolue aussi vers des services et conseils plus personnalisés.
Une clientèle en recherche de bien-être
Ligne tonique, muscles fermes, moral au beau fixe : autant de bienfaits recherchés par les clients des centres de remise en forme ou salles de sport. Soumis à une sédentarité dans leur quotidien, ils aspirent à pratiquer un sport ; les uns choisiront les cours collectifs -gym, aérobic, step, etc.-, les autres le fitness - vélo, rameur, step, tapis, appareils de musculation. Les plus assidus visent à améliorer leurs qualités physiques : force, endurance, résistance, souplesse, etc., voire pour certains, perdre leur graisse superflue en un temps record. Par contre, le seul sport version body-building ne fait plus recette.
La clientèle vient chercher le bien-être avec les services annexes : sauna, hammam, piscine, kinésithérapeute, esthéticienne et même coiffeur. Cette tendance qui englobe les pratiques hétérogènes concourant au bien-être, c'est le «wellness». Alors qu'il y a quinze ans encore, l'objectif des adhérents était de modifier leur physique à des fins esthétiques, «aujourd'hui de nouvelles aspirations émergent chez la clientèle», raconte Annick Charles, dirigeante de l'Eau Vive à Strasbourg. «C'est entré dans les moeurs que le sport permet d'éviter des maladies de dos, les problèmes cardiovasculaires… On cherche à agir pour sa santé, mais aussi à décompresser».
Même constat pour Patrick Tonussi, directeur de la cour de Honau à La Wantzenau : «Beaucoup de mes clients viennent simplement évacuer leur stress. Certains consacrent une demi-journée à prendre soin de leur corps. Ce n'est pas essentiellement dans un but de fitness, mais surtout dans un but de loisirs et de détente». Interrogés sur l'avenir de la profession, Annick Charles, Patrick Tonussi et Éric Mainfroy (Magic Fitness à Obernai) sont unanimes : la situation n'est pas florissante en France, beaucoup de clubs ouvrent chaque année, mais beaucoup ferment car la concurrence est vive. Par ailleurs, «il y a eu des arnaques», observe Patrick Tonussi. Les clubs qui ont de l'avenir sont ceux qui sont dirigés et animés par des personnels compétents, qui privilégient les services annexes : piscine, sauna, hammam, garderie d'enfants.
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