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Banques-entreprises : proches, attentives et réactives |

Caisse d'Épargne, Crédit Mutuel et Crédit Agricole : ces trois banques mutualistes, traditionnellement positionnées sur le marché des particuliers, se veulent aujourd'hui très présentes auprès des TPE et PME alsaciennes.
LE POINT ÉCO : Pour vos trois banques, l'entreprise n'était pas le coeur de métier. Or aujourd'hui, vous manifestez la volonté d'être présent sur ce marché. Pourquoi ?
Jean-Pierre Brun (Crédit Agricole) : «Le marché des entreprises a longtemps été l'apanage des trois “anciennes” (BNP, Société générale et Crédit lyonnais). Puis les autres banques y sont venues progressivement, en essayant d'adapter leur offre aux besoins et aux demandes des professionnels et d'apporter une compétence et des éléments de différenciation. Ainsi, le Crédit agricole est positionné sur ce marché depuis 1985. Notre ambition est d’apporter une véritable relation de proximité basée sur la qualité du conseil.» Serge Bilger (Crédit Mutuel) : : «Nous sommes rentrés sur le marché de l'entreprise il y a une trentaine d'années, par le biais des clients que nous avions déjà à titre privé, mais nous avions aussi à ce moment-là la volonté de diversifier nos services et de développer nos compétences. Nous nous sommes peu à peu positionnés sur l'entreprise et nous entretenons, au quotidien, avec nos petites entreprises clientes, des relations privilégiées et de proximité afin de répondre à leurs besoins. Pour les PME, la problématique est différente : il y a, en effet, une recherche de partage des risques avec d'autres banques pour des raisons d'effet de taille.» Jean-Marie Stackler (Caisse d’Épargne): : «On ne peut prétendre être un banquier régional sans avoir dans sa clientèle les professionnels et les entreprises. Mais c'est aussi notre rôle de participer à la vie économique de la région et au financement des différentes activités. Nous sommes venus progressivement et sans faire de bruit sur ce marché-là. Les libéraux, artisans et commerçants, qui sont souvent d'abord des clients à titre privé, viennent voir leur banquier pour lui exposer leur projet. Ils en attendent des conseils et un accompagnement pour la création de leur entreprise. Nous avons un peu remplacé, au même titre que le Crédit agricole, un certain nombre de grandes enseignes qui ont délaissé cette notion de proximité puisque les effets de concentration des grands groupes bancaires font que les centres de décision se sont de plus en plus éloignés du client. Aujourd'hui, nous prétendons jouer un rôle de banquier de proximité et je crois pouvoir dire que les banques ici présentes ont toutes trois opté pour cette stratégie.» Jean-Pierre Brun : : «Notre capacité à décider localement constitue pour nos réseaux mutualistes une force par rapport aux autres banques. Au Crédit agricole, le pouvoir de décision est à Strasbourg et nulle part ailleurs. Nos clients attendent une proximité de conseil à la fois dans la relation et dans la décision. Ils ont besoin de réponses rapides, c'est-à-dire d'une véritable réactivité. Comme ils doivent eux-mêmes décider très vite par rapport aux opportunités qui se présentent, ils ont besoin que le partenaire bancaire réagisse avec la même vitesse. La deuxième attente porte sur le conseil et l'expertise. Ils attendent de leur conseiller une approche globale de leur relation mais aussi leur capacité à répondre sur l'ensemble de leurs besoins qui évoluent de la phase de création à la phase de transmission dans différents domaines.»
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