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«Conjuguons le verbe positiver» : le ton de la
soirée était donné par Pierre Bardet, Président
des 9e Rendez-Vous du Commerce, placés sous le signe du dynamisme
et de l’envie d’entreprendre.
Par sa radioscopie des comportements des consommateurs, le conférencier
Gérard Mermet, auteur de l’ouvrage Francoscopie, a
su repositionner le commerce traditionnel, lui donnant un nouveau
souffle.
À l’instar de chaque rencontre, c’est un programme
à la fois professionnel et festif qui était concocté
par le Groupement Commercial du Bas-Rhin. Invité-témoin,
Michel Reutenauer, Président de l’association des commerçants
de Saverne, le GAPSE (voir PE n° 218), a rappelé sa démarche
à l’encontre des implantations ou agrandissements de
magasins d’usines. De son côté, Yves Jean, qui
est à la tête de la boutique de souvenirs « Aux
merveilles de la Cathédrale », a raconté la
saga familiale. Petit-fils de l’inventeur des fameuses cigognes
en plâtre d’Alsace, celui-ci avait intégré
l’affaire de son père à l’âge de
17 ans. Aujourd’hui, les Ateliers du Moulin existent toujours
et Yves Jean continue de vendre les cigognes… avec ses enfants.
De quoi illustrer la persévérance des commerçants
à s’adapter à leur environnement.
Une crise de confiance...
«Il n’y a pas de commerces sans clients, ni de clients
sans commerces ». Dressant un état des lieux, Gérard
Mermet a relevé les différentes étapes traversées
par le commerce, de l’euphorie des années 1998-2000
à la période 2001-2002, qui correspond à une
récession économique, à une déprime
techno- logique et à une régression sociale. Bref,
c’est la crise de confiance, dans un climat social de méfiance.
Confort matériel rime avec inconfort moral.
Un consommateur éclectique
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| > Salle comble pour les 9e Rendez-vous du Commerce |
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«Méfiance généralisée à
l’égard des produits et des marques, exigence de plus
en plus grande, le consommateur a accru sa compétence. Il
a fait son étude de marché et parle d’égal
à égal. Éclectique, opportuniste, mobile, il
est à l’origine d’une nouvelle relation entre
le vendeur et le client. Conséquences : les lieux d’achats
ont changé, ils se sont diversifiés et l’on
note une érosion du concept d’hypermarché en
terme de part de marché. Ceci profite au petit commerce,
grâce à la réduction des différentiels
de prix.»
... qui profite au petit commerce
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| > Le prix du Commerce 2002 a été remis
à un animateur exem-plaire de la ville, Claude
Cornoueil, Président national des commerçants
non sédentaires. |
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Les commentaires de Gérard Mermet ont donc redonné
le moral aux troupes, qui se voient devant une nouvelle équation
: temps, argent et plaisir. Leur reste à s’adapter
aux revendications des consommateurs. Un florilège de réponses
leur est offert : séduction, sélection, mise en scène,
innovation, pédagogie, sur-mesure, fidélisation, différenciation,
engagement, communication.
Les commerçants indépendants ont tout intérêt
à axer leur démarche autour du service et des conseils.
Relation humaine et proximité (tant psychologique que géographique)
devraient contribuer à donner un nouveau souffle aux commerçants
et aux centre-villes. Concluant la rencontre, Gérard Mermet
observait : «Commercer c’est effectuer un échange
économique, mais c’est aussi avoir une relation avec
autrui». Cette dimension deviendra essentielle.
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