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Le décret du 15 octobre 2002 a relevé le contingent
annuel d’heures supplémentaires de 130 heures à
180 heures par an et par salarié. Ce nouveau plafond (prévu
pour une période de 18 mois) s’applique désormais
aux ouvriers, aux agents de maîtrise, aux employés
et aux cadres dits «intégrés» (visés
à l’article L. 212-15-2 du Code du travail) ainsi qu’aux
salariés itinérants non cadres et aux cadres «autonomes»
ayant signé une convention de forfait établie en heures
sur une base hebdomadaire ou mensuelle. Les cadres dirigeants, les
cadres autonomes sous convention de forfait en heures ou en jours
sur l’année et tous les salariés qui ne sont
pas soumis à la réglementation relative à la
durée du travail (VRP, par exemple) continuent à échapper
au contingent d’heures supplémentaires.
Rappel
Rappelons que certaines branches (automobile, nettoyage, restauration
collective...) avaient déjà négocié
des contingents annuels supérieurs à ce nouveau plafond.
Par ailleurs, la logique du gouvernement est de laisser les partenaires
sociaux trouver à l’avenir un accord sur le nombre
d’heures supplémentaires comprises dans le contingent.
> Cumul de
mandats sociaux dans les SA :
nouvelles précisions
Un nouveau texte précise les règles de cumul de mandats
sociaux instituées par la loi NRE du 15 mai 2001. Il est
désormais possible :
– de cumuler deux postes de direction dans deux sociétés
non cotées sans lien juridique entre elles ou dans deux sociétés
mère-fille, que la filiale soit ou non cotée ;
– de cumuler des postes d'administrateurs au sein de sociétés
sœurs non cotées.
En outre, il est précisé que la fonction de Président-Directeur
Général ne compte que pour un seul mandat.
Un nouveau délai de 2 mois, soit jusqu'au 30 décembre
2002, a été laissé aux mandataires sociaux
pour adapter leur situation au vu du nouveau texte.
Loi du 29 octobre 2002, JO du 30 octobre 2002
> Contrats «jeunes en entreprise»
Aspects pratiques
Une circulaire du 23 septembre 2002 précise les principales
caractéristiques du dispositif de soutien à l’emploi
des jeunes en entreprise prévu par la loi du 29 août
2002 et son décret d’application du 13 septembre 2002.
Le dispositif peut bénéficier à tout employeur
du secteur privé qui embauche un jeune de 16 à 22
ans ayant un niveau de formation inférieur à un diplôme
de fin de second cycle de l’enseignement général,
technologique ou professionnel.
L’embauche doit se faire sous forme de CDI à temps
complet ou à temps partiel (avec une durée du travail
au moins égale à un mi-temps ou à 17h30 par
mois). Elle peut être consécutive à l’emploi
préalable du même jeune sous la forme d’un CDD
ou d’un contrat d’apprentissage.
En contrepartie de cette embauche, l’employeur perçoit
pendant trois ans une aide de l’État :
– durant les deux premières années : le montant
de l’aide est de 225 e par mois pour un temps complet payé
au SMIC (avec une majoration possible jusqu’à 292,5
e pour un salarié payé jusqu’à 1,3 fois
le SMIC). Elle est proratisée en cas de temps partiel.
– durant la troisième année, le montant de
l’aide est réduit de 50 %.
Cette aide est versée trimestriellement à terme échu.
Elle est destinée à compenser les charges patronales
et à prendre en compte une petite partie du salaire. Attention,
elle n’est pas cumulable avec une autre aide à l’emploi.
Pour bénéficier du dispositif, l’employeur doit
remplir et signer (ainsi que le salarié) un formulaire Cerfa
qu’il peut se procurer auprès des Assedic dont il relève,
de la DDTE ou à partir des sites Internet du Ministère
du travail, du Service Public ou de l’Unedic.
[ Contact
CCI ] Josée
Cailler, 03 88 75 19 88
j.cailler@strasbourg.cci.fr
Vérifier le numéro de TVA
de son partenaire européen
La commission européenne a récemment activé
un lien qui permet à toute entreprise située dans
l’un des quinze États membres de l’Union européenne
de vérifier la validité du numéro de TVA d’un
partenaire d’affaires.
www.europa.eu.int/comm/taxation_customs/vies/fr/vieshome.htm
Obligation d’emploi
des travailleurs handicapés
Rappel : Les entreprises de plus de 20 salariés doivent
employer des travailleurs handicapés à hauteur de
6 % de leur effectif total. Des solutions alternatives peuvent être
retenues (par exemple, la conclusion de contrats de sous-traitance
ou de fourniture avec des établissements de travail protégé).
La date limite d’exécution de ces obligations étant
le 31 décembre de chaque année, il appartient aux
entreprises de vérifier avant cette échéance
si le pourcentage des 6 % est atteint et, le cas échéant,
de procéder à l’embauche de travailleurs handicapés
avant cette échéance. À défaut, l’entreprise
sera dans l’obligation de verser une contribution financière
à l’AGEFIPH au plus tard le 15 février 2003.
Nouveauté : Il est aujourd’hui possible aux employeurs
concernés de s’acquitter partiellement de leur obligation
d’emploi envers les travailleurs handicapés en accueillant
dans leur entreprise des stagiaires handicapés aux conditions
suivantes :
– le stage doit avoir une durée d’au moins 150
h,
– il doit donner lieu à la rédaction d’une
convention de stage.
Notons que le nombre de stagiaires comptabilisés au titre
de l’obligation d’emploi ne peut dépasser 2 %
de l’effectif total de l’entreprise. (Décret
du 7 août 2002)
Pour plus de renseignements sur l’emploi des personnes handicapées,
voir la note d’information «l’emploi des travailleurs
handicapés» disponible auprès de la Direction
Juridique. n
Téléchargement possible à partir du site de
la CCI :
www.strasbourg.cci.fr/juridique/notesjuridiques.htm
(rubrique social, variable).
[ Contact CCI ]
Monique Triponel, 03 88 75 25 24
juridique@strasbourg.cci.fr
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