| |
 |
> Francis Grimm,
en charge du dossier GPL à la CCI. |
|
Le GPL est aujourd'hui le carburant le moins cher du marché.
Il est aussi le seul hydrocarbure écologique vraiment disponible
en Europe.
Le GPL, Gaz de pétrole liquéfié, est un mélange
de propane et de butane. On l’extrait des puits pétroliers
mais aussi, et de plus en plus, des champs de gaz naturel.
S’il est soutenu fiscalement par l’État français
(voir ci-contre), donc économique pour les citoyens, c’est
bien pour ses vertus écologiques. Le GPL émet 20 à
60 % de polluants de moins (oxydes de carbone, hydrocarbures et
oxydes d’azote) que les autres carburants. Il ne produit ni
souffre, ni particule et présente l’immense avantage
d’émettre de très faibles quantités de
gaz pour l’instant non réglementés (aldéhydes,
benzène, cétones…).
Plus de 60 modèles disponibles
Une douzaine de constructeurs européens l’ont adopté.
«Plus de soixante modèles de voitures GPL sont disponibles
dans leurs catalogues. Il n’y a jamais eu autant d’offres
sur le marché», constate Guy Desazars, chargé
de la communication du Comité français du Butane-Propane
(CFBP). Les autres véhicules peuvent, quant à eux,
tous sans exception, être adaptés au GPL. «500
installateurs en France sont agréés par le CFBP pour
faire cette installation.»
Économique, fiable et propre
Indépendamment du facteur exclusivement économique
– un véhicule GPL est amorti en douze mois contre cinq
ans pour une voiture ordinaire – de nombreuses autres raisons
devraient désormais faire préférer l'emploi
du GPL à celui de l'essence. C’est tout d’abord
le seul carburant alternatif vraiment disponible en Europe. «Sur
le territoire français, 1 800 stations service (sur un total
de 13 000) proposent du GPL», note Guy Desazars. Autre point
non négligeable, ce carburant propre accroît d'environ
50 % la longévité du moteur.
Un manque de communication
Avec tant d’avantages, pourquoi le GPL n’est-il pas
mieux connu ? «Préjugés. Méconnaissance.
Mais aussi technologies aux débuts vacillants», reconnaît
Francis Grimm, délégué consulaire en charge
du dossier GPL à la CCI.
«Aujourd’hui, il est temps de mettre fin aux affirmations
fausses. Le réservoir GPL ne réduit pas la capacité
du coffre. La perte de puissance d’un véhicule GPL
est estimée à seulement 2 %. Une voiture GPL ne présente
aucun risque d’explosion. Elle est munie d’une soupape
réglementaire», conclut Francis Grimm.
> Feyel
investit son nouveau bâtiment
Inauguré en novembre dernier en présence des partenaires
financiers de l'opération (Alsabail, Conseil Général
du bas-Rhin, CUS et Mairie de Schiltigheim), le nouveau bâtiment
de Feyel permet une augmentation de près de 30 % de la capacité
de production et de stockage de l'entreprise.
Les travaux, réalisés en deux phases afin de ne pas
entraver le fonctionnement de l'unité de foie gras, se sont
achevés à l'automne, juste avant la période
d'activité haute. Produit saisonnier, le foie gras représente
en effet en novembre-décembre plus de la moitié de
ses ventes en volume annuel.
Ce sont 1,5 M e qui ont été investis afin de porter
la superficie de l'établissement de 5 300 à 7 000
m2. Objectifs : augmenter la capacité de production, les
surfaces de stockage (de + 1 000 m2) et ajouter des chambres froides.
«Cet investissement de qualité intègre une meilleure
maîtrise du froid, grâce à une extension du système
de quai réfrigéré», a noté Jean
Schwebel, PDG de l'entreprise et vice-président industrie
de la CCI.
Feyel-Artzner, c'est un effectif moyen de 125 salariés, 20
M e de CA (en progression de 33 % sur les six dernières années),
1 000 tonnes produites par an, dont 25 % en foie gras (à
quantité égale, oie et canard).
Présent dans 30 pays à travers le monde (CA export
de 3 M e), Feyel-Artzner poursuit son développement à
l’international.
> Polytechnicum
Nouveau Bureau, nouveaux chantiers
Regroupant les écoles d'ingénieurs et les filières
technologiques des universités Marc Bloch, Louis Pasteur
et Robert Schuman, le Polytechnicum*
a pour objectif de préparer les jeunes aux nouveaux métiers
liés aux technologies avancées.
La composition du nouveau Bureau tient compte à la fois des
sensibilités liées aux différentes filières
de formation et des statuts du Polytechnicum qui imposent une alternance
«composantes de l'ULP / autres établissements».
Nouvellement élus à la présidence et à
la vice-présidence du Polytechnicum, Jacques Fleck (Université
Robert Schuman) et Jean-Louis Balladore (ENSPS- Université
Louis Pasteur) participeront à plusieurs chantiers importants
:
> la clarification de l'offre globale de formation des instituts
et écoles membres et l'adaptation des cursus au schéma
«L-M-D» (licence - master - doctorat, parfois aussi
dénommé 3-5-8) pour aboutir à une carte lisible
et cohérente des formations professionnelles technologiques
et supérieures ;
> l'élargissement du Polytechnicum à tous les
établissements universitaires techniques et technologiques
alsaciens, devant conduire à l'émergence de Polytechnicum
d'Alsace ;
> le développement des activités inter-établissements
pour développer une meilleure connaissance mutuelle des étudiants
et des enseignants et renforcer le sentiment d'appartenance au Polytechnicum.
Les actions telles que le carrefour de l'ingénieur et du
manager, les enseignements de langues (italien, japonais et russe)
et les journées communes de gestion de projets devraient
être diversifiées et complétées par un
colloque thématique annuel et par des manifestations associant
davantage les organisations étudiantes.
[Contact
CCI]
Christiane Sibieude, 03 88 43 08 36
c.sibieude@strasbourg.cci.fr
|