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FORMATION |
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Rencontre
PROSPECTIVE |
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«Préserver les savoirs
de l’entreprise :
un impératif pour sa survie et
son développement ?»
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Comment garder dans l’entreprise une trace de toute l’expérience
accumulée par les anciens avant qu’ils ne partent en
retraite ? Comment la transmettre aux nouveaux ? Françoise
Dumas, responsable compétences à la Direction des
Ressources Humaines et de la Direction du matériel de la
SNCF, nous livre son expérience.
C’est Alain Bertrand, membre titulaire de la CCI, qui a introduit
cette 7e édition des rencontres Prospective, le 28 octobre
au Pôle Formation CCI. «Préserver les savoirs
de l’entreprise fait partie des préoccupations des
dirigeants d’entreprise», a-t-il souligné. «Ceux-ci
seront de plus en plus nombreux à se trouver confrontés
aux départs en retraite de leurs salariés. En effet,
une récente étude de l’APEC fait état
d’un besoin de 40 000 nouveaux cadres par an dans les 10 prochaines
années. Au problème de recrutement est liée
une question essentielle : comment maintenir le savoir-faire des
anciens et leurs compétences stratégiques ?».
«L’environnement de la SNCF est le même que celui
de n’importe quelle entreprise : concurrence, ouverture des
marchés, connaissances et savoirs en disparition progressive...»,
explique Françoise Dumas. «Face aux nombreux départs
à la retraite, nous avons opté pour une nouvelle politique
de gestion des compétences, qui nous permettra de garder
une trace de l’expérience des «anciens»,
véritables experts internationaux.
Savoir-faire et tutorat
Nous en avons fait un projet d’entreprise. Depuis quatre ans,
nous ne parlons plus de métiers, mais de compétences
ciblées sur un savoir-faire transmissible par tutorat. Les
évolutions technologiques nous ont obligés à
créer des supports pour analyser ces compétences très
pointues. Le point de départ de notre réflexion était
le suivant : les hommes sont capables de tenir autre chose que le
poste qui leur est confié. Nous avons cherché ce potentiel
et réfléchi à des cursus qui mettaient en valeur
les personnes, tout en prenant en compte leurs spécificités
humaines.
De la culture basée sur la bureaucratie et l’ancienneté,
les salariés sont passés à une culture de développement
des compétences. Nous avons travaillé sur du factuel
– les pratiques professionnelles observables – car les
non-dits et le ressenti sont trop douloureux à vivre. À
présent, chaque personne a un référentiel des
compétences qui lui est propre. Différents outils
ont été mis en place, tels les retours d’expérience,
destinés à améliorer les points faibles. Un
logiciel mis sur l’Intranet recense les connaissances implicites
et explicites de l’entreprise. Cette base de données
mise à jour par les anciens permet de transmettre le savoir-faire
de la SNCF aux jeunes diplômés qui intègrent
la Direction du matériel, tout en leur expliquant les principales
raisons des évolutions techniques.
Question de confiance
En mettant en place cette nouvelle gestion des compétences,
nous avons fait confiance à nos collaborateurs et nous les
avons formés, leur offrant la possibilité d’avoir
un meilleur déroulement de carrière. Mais au-delà
de cette gratification pécuniaire, ils ont renforcé
leur sentiment d’appartenance à l’entreprise.
En ayant en charge la formation des nouveaux embauchés, ils
se sont sentis valorisés.» Françoise Dumas conclut
: «le DRH doit être aux aguets et anticiper les évolutions
du marché. Il doit coopérer avec les salariés
et prendre en compte ce qu’ils disent, bref jouer la carte
de la confiance». L’enjeu est de taille : augmenter
la productivité et l’efficacité.
[ Contact
Prospective ]
Christiane Sibieude
03 88 43 08 36
c.sibieude@strasbourg.cci.fr
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Les
prévisions de l’INSEE «En 2050, 22,4 millions d’habitants
seront âgés de + de 60 ans, soit 85 % de plus qu’il
y a 2 ans, en 2000. Si par ailleurs le taux de fécondité
de 1,8 enfant par femme se poursuit, le nombre des moins de 20 ans
sera dès 2011 inférieur à l’effectif des
+ de 60 ans. L’effectif des personnes en âge de travailler
– 20 à 59 ans – continuera d’augmenter jusqu’en
2006, puis la courbe s’inversera. Et pourtant, semble-t-il,
la France vieillira moins vite que ses voisins européens...
(6,8 retraités pour 10 actifs en France, en 2050, contre 7,9
en Europe).» |
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