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La sûreté est un sujet brûlant où l'actualité
accélère la mise en place de la législation.
Depuis novembre 2001, l'Aéroport International Strasbourg
garantit le contrôle à 100% des bagages de soute.
Comment ça marche ?
À Strasbourg, une fois son bagage enregistré, on ne
connaît pas le parcours qui le mènera jusqu'à
l'avion : un chemin automatisé et hautement intelligent qui
peut absorber jusqu'à 1 800 bagages par heure. Les colis
hors gabarit mis à part, le tapis roulant équipé
de capteurs identifie automatiquement la taille du bagage et le
positionne de telle sorte qu'il soit séparé de celui
qui le précède et passe ainsi correctement à
travers les machines de contrôle. Tous les sacs, valises et
autres paquets, même ceux en correspondance, passent à
travers l'un des deux EDS (Explosives Détection System),
scanners rapides d'une capacité de 1 000 bagages/heure. Là,
près de 90% des bagages sont identifiés comme étant
acceptables soit automatiquement par la machine, soit, en cas de
léger doute, visuellement à l'écran par l'agent
de sûreté. Ils sont acheminés directement vers
l'avion. Pour les 10% restants, plusieurs étapes les attendent.
D'abord le tomographe, scanner lent (225 bagages/heure) équipé
de quelque 450 capteurs qui découpent virtuellement l'objet
en 8 sections. À travers ses écrans de contrôle,
rien ne peut échapper aux agents. Lorsqu'un doute subsiste,
le propriétaire est appelé pour identification, questionnement
et ouverture de son bagage. Dans le cas où personne ne se
manifeste, le représentant local de sûreté prend
la décision qui s'impose et le bagage a de forts risques
d'être détruit par les artificiers de la Police aux
Frontières, sécurité oblige !
500 contrôles approfondis par mois
À Strasbourg, depuis la mise en service du tomographe début
novembre 2001, sur les 45 000 bagages traités par mois en
moyenne, 500 font l'objet de contrôle approfondi, pour 60
d'entre eux les propriétaires ont été appelés
et depuis début janvier, deux ont été détruits.
Pour l'Aéroport, l'aménagement des bâtiments
et des convoyeurs a représenté un coût de 1,5
M e, auxquels il faut ajouter 2,5 M e pour les scanners. Sans compter
la mise en place d'équipes de 5 agents en permanence.
Sécurité et fluidité
Mais la sûreté ne s'arrête pas aux bagages. Les
personnes sont désormais plus régulièrement
contrôlées. Le portique détecteur de métaux
qui fait «bip» lorsqu'on oublie ses clés ou les
pièces de monnaie dans sa poche, tout le monde connaît.
Aujourd'hui, il faut également passer par le détecteur
portatif et par la palpation, effectués par les agents de
sûreté. Préparez-vous à ouvrir votre
bagage à main : plus de 50% sont contrôlés,
ce qui rallonge sensiblement le temps d'attente aux «PIF»
(postes d'inspection filtrage). C'est pourquoi l'Aéroport
de Strasbourg va réaménager cet espace en veillant
à ne pas perturber la fluidité du passage. Pour gagner
du temps, nous vous invitons à déposer systématiquement
vos vestes, sacs, clés, téléphone... dans la
panière.
Ces investissements lourds, tant en hommes qu'en matériels,
sont financés par la Direction Générale de
l'Aviation Civile et la taxe d'aéroport.
[ Contact
]
aeroport.communication@strasbourg.cci.fr
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