Les archives du Point Eco de la CCI
n°210
Décembre 2001
 Dossier mobiliteInternationalIndustrieFormationTic

  NOUVELLES
   Industrie
   Initiative
   Services
   Dirigeants

 RENDEZ-VOUS

   Salons / expos
   Formation
   Loisirs
 PRATIQUE
   Ouvrages
 JURIDIQUE
   Indices
   Mesures
INITIATIVE
  Médicis-Sélestat
Quand la brosse se remet dans le sens du poil...
Elles sont en pur sanglier, en soies naturelles ou en picots... D'une diversité de formes, de designs et de matériaux, ces brosses -à cheveux et à dents- commercialisées sous le nom de Médicis ont peut-être leur place dans votre salle de bains... Disponibles en magasin, pharmacie ou grande surface, elles viennent tout droit... des ateliers de l'entreprise Médicis, qui comprend deux sites, à Sélestat (67) et à Ceyzériat (01). Le premier fabrique essentiellement des brosses, tandis que le second axe sa production sur les accessoires de beauté : barrettes, peignes, serre-têtes, chouchous, etc..
Née à Sélestat avant la guerre sous le nom de Celluloïd, l'entreprise Médicis se spécialise dans le traitement de la celluloïd. Elle s'oriente ensuite vers l'injection plastique destinée à la fabrication d'articles de brosserie. Rachetée en 1993 par le Groupe La Brosse et Dupont, l'entreprise fabrique alors des peignes, des brosses à cheveux, des brosses à dents, mais aussi de la gobeleterie et des produits de l'ornement de cheveux. Cette dernière activité est prépondérante sur le deuxième site de l'entreprise, près de Bourg-en-Bresse, qui sera amené à subir une restructuration liée à des raisons de rentabilité. "Saisonnier, tributaire de la mode, ce marché présente trop de risques", indique le Président du Direc-toire de Médicis, Patrice Wolff. "Nous avons beaucoup d'invendus et cela coûte très cher de vendre en grands magasins où il y a nécessité d'employer des démonstratrices et des commerciaux". Un show-room est situé sur Paris et une soixantaine de démonstratrices sont présentes dans la France entière. Chaînes clientes : les Monoprix, Carrefour, Foirfouille, Galeries Lafayette, Printemps, Bon-Marché-Samaritaine et BHV.

Se recentrer sur ses métiers
Bien que le chiffre d'affaires de l'entreprise Médicis ait atteint les107 MF en 2000, "le groupe n'a pas dégagé de rentabilité d'exploitation", indique Patrice Wolff, qui tente, depuis son arrivée en 2000, de redresser la barre. Nous devons nous recentrer sur nos métiers qui sont la conception et la fabrication de brosses à dents et de brosses à cheveux et avoir une démarche plus industrialisée. Ceci implique l'arrêt de la distribution sélective et le développement d'une activité de sous-traitance en plasturgie.
"L'amalgame de métiers, de cultures, de produits et de méthodes différentes ont fortement contribué à des dysfonctionnements", souligne-t-il. Il nous faut faire des choix par rapport à nos produits. L'entreprise s'est trop diversifiée. Pour exemple, nous fabriquons aussi bien des poignées en plastique pour les sacs de Louis Vuitton, des brosses à dents pour Colgate, que des peignes et barrettes pour les coiffeurs et chaînes de parfumerie... Nous conditionnons également des trousses de toilette embarquées pour Air France ou Emirates. Les chausse-pieds et les brosses à dents que nous produisons à Sélestat sont intégrés dans les trousses grâce au concours des centres d'aides au travail".

Développer l'export
Fort de son expérience précédente à l'international, Patrice Wolff -diplômé de Sup de Co Lyon, il a notamment travaillé pour Orangina en Angleterre et à Singapour-, entend bien augmenter son CA à l'export. Actuellement de l'ordre de 15 %, celui-ci serait, dans la configuration future de l'ordre de 25 %. Pays visés : l'Allemagne, les États-Unis, le Royaume Uni, l'Europe. Acteur majeur de la production de brosses en France et en Europe, "nous sommes les seuls en Alsace", observe Patrice Wolff, Médicis dispose du savoir-faire industriel nécessaire. Situé sur 8 200 m2, l'entreprise de Sélestat (160 salariés, dont 70 en production) fabrique et commercialise chaque année près de 3,5 millions de brosses à dents et 3 millions de brosses à cheveux. Depuis juillet dernier, un magasin d'usine cotoyant les ateliers permet à l'entreprise d'écouler les fins de séries.

www.strasbourg.cci.fr
 

 

     
  Dossier transport | Dossier mobilité | Commerce
International | Industrie | Formation | TIC