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Les commerçants hostiles à
toute implantation de magasins d'usine
Que ce soit à Scheibenhard ou à Roppenheim, commerçants
et écologistes se montrent farouchement opposés à
l'implantation d'un quelconque magasin d'usine.
Magasins d'usine
Quelle définition ?
Les magasins d'usine tels qu'ils se développent depuis plusieurs
années sont éloignés de la définition
légale : "La dénomination de magasin ou de dépôt
d'usine ne pourra être utilisée que par les producteurs
vendant directement au public la partie de production non écoulée
dans le circuit de distribution ou faisant l'objet de retour. Ces
ventes directes concernent exclusivement les productions de la saison
antérieure de commercialisation, justifiant ainsi une vente
à prix minoré".
Largement soutenus par la CGPME-Alsace, le Groupement Commercial
du Bas-Rhin et l'Association "Pirana" (Pas d'immobilier
ravageur en notre Alsace), alsaciens et badois sont mobilisés.
"Nous luttons contre une concurrence déloyale que repré-sentent
aujourd'hui les magasins d'usine", a indiqué Gaston
Girard, Président de la CGPME lors d'une réunion commune,
le 14 novembre dernier. "Des études l'ont démontré
: plus de 2 600 emplois sont actuel-lement en péril dans
les différentes localités au nord de Strasbourg, face
à 600 créations de postes plus précaires...
Ni l'agglomération strasbourgeoise, ni le sud du Bas-Rhin
ne seront épargnés", renchérit Christine
Koch, Présidente de l'Association des commerçants
de Haguenau et membre de l'Association Pirana, constituée
tout spécialement pour dénoncer ces projets d'installation
en Alsace, voire dans la France entière : des "centres
commerciaux dénommés à tort magasins d'usine".
Objectif de Pirana et des commerçants de Wissembourg et Haguenau
: privilégier la qualité de vie en Alsace par la sauvegarde
des emplois générés par les magasins et les
commerces traditionnels.
Selon le Groupement Commercial du Bas-Rhin, "les bénéfices
réalisés par les promoteurs dans ce qu'ils appellent
des centres de magasins d'usine ne seraient pas investis dans l'économie
locale, mais retourneraient dans les poches des investisseurs qui
se trouvent au Lichtenstein pour le projet Neue Heimat et dans les
pays anglo-saxons pour Freeport." Les visites organisées
par la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin à Baintree (Angleterre),
à Troyes et à Talange ont induit plusieurs interrogations,
notamment en termes de TVA.
"Le dossier de Freeport présente des impré-cisions
sur les modalités contractuelles entre le propriétaire
et gestionnaire du centre commercial de magasins d'usine et ses
occupants dont la définition est pourtant essentielle à
la qualification d'un centre commercial de magasins d'usine".
D'autre part, l'étude du dossier a mis en avant un impact
concurrentiel particulièrement fort : "ce projet ne
profitera pas à l'essor du commerce présent et engendrera
la disparition de petites entreprises en zones urbaines et rurales
dans l'équipement de la personne, indispensables à
la vie locale". Par ailleurs, l'analyse de l'impact sur l'hôtellerie
et la restauration à Troyes a montré que seuls 18
% des visiteurs de magasins d'usine fréquentent le centre-ville
et que 20 % d'entre eux consomment des services hôteliers
et de restauration. Cela représente 9,5 MF de CA par an,
pour un CA global de 900 MF, soit 1 % : le dossier de Freeport n'indique
pas comment il serait permis de préciser des chiffres d'affaires
de plus de 10 %... Côté environnement et circulation,
l'attention des pouvoirs publics a été attirée
sur les risques d'engorgement de circulation liés aux accès
routiers desservant les magasins. Actions médiatiques fortes,
débats publics devraient se succéder jusqu'à
la réunion de la CDEC. "Nous sommes prêts à
descendre dans la rue", a indiqué Gaston Girard. En
tous les cas, le coup d'envoi a été donné pour
une vaste campagne d'information et de sensibilisation des élus
politiques locaux, des commerçants et artisans et de la presse...
Protocole pour le refus d'implantation
des formes nouvelles de magasins d'usine de part et d'autre du Rhin
"Il en va de l'équilibre de l'offre commerciale et plus
globalement de l'équilibre économique en Alsace et
dans le Bade-Wurtemberg." Réunies le 14 novembre dernier,
les organisations françaises et allemandes ont signé
un protocole d'accord notifiant leur opposition à l'implantation
de magasins d'usine dans le nord de l'Alsace et le Pays de Bade
: CGPME, Groupement commercial du Bas-Rhin, Association Pirana "Pas
d'immobilier ravageur dans notre Alsace" et groupements professionnels
de Rastatt, Bühl, Gaggenau et Baden-Baden.
Demain, l'euro !
Quelques conseils pratiques à destination
des commerçants
À partir du 1er janvier 200ont plus autorisés.2, les
pièces et les billets en francs sont progressivement retirés
de la circulation et les paiements par carte et par chèque
en francs ne sPendant une période de 6 semaines jusqu'au
17 février, date de la fin du cours légal du franc,
il y a double circulation des pièces et des billets en francs
et en euros. Vous avez tout intérêt à rendre
la monnaie en euros de façon à accélérer
le retrait du franc.
Voici quelques recommandations pour mieux vous organiser :
- entraînez-vous préalablement à manipuler et
à reconnaître les pièces et les billets (faites
bien la différence entre la pièce de 10 FRF et de
1 e)
- l'affichage des prix en e est obligatoire à partir du 1er
janvier, donc pratiquez le double affichage en e majeur
- équipez-vous d'un convertisseur rendu de monnaie, si votre
matériel de caisse ne comporte pas de fonction de rendu de
monnaie
- dans la mesure du possible, installez un point d'échange
: une seconde caisse pour les échanges de francs en e.
- demandez aux clients de faire l'appoint
- préparez à l'avance des petits tas de monnaie correspondants
aux principaux montants que vous aurez à rendre
- affichez dans votre magasin des repères : les différentes
pièces et les billets euro et leurs signes de sécurité,
tableaux de prix, tableau de conversion euro/ franc
- pendant les soldes, affichez le nouveau prix en euro, l'ancien
prix en francs et en euro.
- ayez du cur et facilitez-vous la vie : acceptez les sollicitations
des différentes organisations caritatives pour collecter
les dernières pièces en francs.
Pour vous faire une idée des prix
Pratique, une méthode pour passer des francs en euros : au
montant en francs, on ajoute la moitié de la somme et on
divise le tout par dix. Calcul inverse : multiplier par 20 la somme
en euros et la diviser par 3 pour avoir le résultat en francs.
Le mieux : penser en euros directement !
Avec la calculette
Pour passer de l'euro au franc, multiplier par 6,55957
Pour passer du franc à l'euro, diviser par 6,55957.
Quelques idées de prix
Baguette de pain : 4 F : 0,61 euros
Machine à laver le linge : 2900 F : 442,10 euros
Voiture : 59 900 F : 8 994,49 euros
Commerçants
Comment déterminer vos fonds de
caisse en euros
Le rendu de monnaie systématique en euros, que les paiements
soient effectués en francs ou en euros, constitue une condition
essentielle au basculement rapide des transactions à la nouvelle
monnaie. D'où l'utilité des tableaux mis en uvre
par la Banque de France, afin d'aider les commerçants à
déterminer leurs fonds de caisse qui leur seront nécessaires,
au tout début du mois de janvier 2002, pour assurer le rendu
de monnaie.
Exemples
Un commerçant dont le chiffre d'affaires journalier est proche
de 5 000 F aura besoin des billets suivants :
Panier moyen (en espèces) inférieur à 20 €
0 billet de 20 €
10 billets de 10 €
30 billets de 5 €
2 rouleaux de 2 €
2 rouleaux de 1 €
2 rouleaux de 0,50 €
3 rouleaux de 0,20 €
3 rouleaux de 0,10 €
3 rouleaux de 0,05 €
3 rouleaux de 0,02 €
2 rouleaux de 0,01 €
Panier moyen (en espèces) supérieur à 20 €
0 billet de 20 €
20 billets de 10 €
40 billets de 5 €
1 rouleau de 2 €
1 rouleau de 1 €
1 rouleau de 0,50 €
2 rouleaux de 0,20 €
2 rouleaux de 0,10 €
2 rouleaux de 0,05 €
2 rouleaux de 0,02 €
1 rouleaude 0,01 €
Les tableaux peuvent être téléchargés
sur le site :
www.strasbourg.cci.fr
Explication
Les hypothèses qui ont servi à la mise au point de
ces
tableaux sont les suivantes : 30 % des clients paient en euros avec
des pièces en euros, une partie des clients (20 %) paie avec
des billets en euros (10 ou 20 E), les autres clients continuent
de payer en francs. Les résultats étant obtenus pour
une journée de chiffres d'affaires, il suffit de multiplier
les chiffres obtenus par le nombre de jours pendant lesquels le
commerçant souhaite rester autonome au regard de son approvisionnement
en euros, par exemple du mercredi 2 janvier 2002 au samedi 5 janvier
2002,
soit 4 jours. À cet égard, il est précisé
que grâce au rendu
de monnaie systématique en euros par les commerçants
et à l'arrêt, le 1er janvier 2002, de la distribution
de billets et de pièces en francs par les banques, la grande
majorité des consommateurs ne devrait rapidement plus disposer
de francs.
Informations Euro
Charte o Confiance et kit euro
Nathalie Rolling, 03 88 75 24 65
n.rolling@strasbourg.cci.fr
Formation
Dominique Schwartz,
03 88 43 08 08
d.schwartz@strasbourg.cci.fr
Informations générales
Véronique Oberlé, 03 88 76 42 32
v.oberle@strasbourg.cci.fr
Commerce
Luc David, 03 88 75 25 85
l.david@strasbourg.cci.fr
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