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JURIDIQUE |
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Les associés sont responsables
de la révocation fautive du gérant |
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Le principe
En principe, les assemblées générales des associés
d'une SARL sont convoquées par le gérant. Sous certaines
conditions de détention de parts sociales, un ou plusieurs
associés peuvent demander la réunion d'une assemblée
au dirigeant. Tout associé peut également demander
en justice la désignation d'un mandataire chargé de
convoquer une assemblée. Mais en aucun cas un associé
ne peut convoquer lui-même une assemblée générale.
La décision de la Cour de Cassation
C'est pourquoi la Cour de Cassation a accepté de mettre en
cause la responsabilité des deux associés d'une SARL
qui ont révoqué le gérant dans des conditions
vexatoires et contraires à l'intérêt social
au cours d'une assemblée que l'un d'eux a convoqué
(chambre commerciale, 13 mars 2001). Par leur volonté de
nuire au gérant, les associés ont commis une faute
personnelle engageant ainsi leur responsabilité à
son égard.
Le commentaire
L'intérêt de cette décision réside dans
le fait que le gérant ait assigné les associés
auteurs de la décision de révocation et non la société
(qui en l'occurrence était insolvable). En général,
la contestation d'une décision de révocation par le
gérant fait l'objet d'une action contre la société
soit pour absence de juste motif, soit en raison des conditions
de la révocation.
La perte de confiance n'est plus un
motif de licenciement !
Les faits
Le directeur administratif et financier d'une société
avait reçu plusieurs mises en garde de son employeur pour
avoir commis de nombreuses erreurs dans l'exercice de ses fonctions.
Ces mises en garde étant restées vaines, l'employeur
a décidé de le licencier. S'agissant du motif de licenciement,
il a mis en avant une série d'omissions de paiement de factures,
d'établissement de cour-riers, d'anomalies de la comptabilité
ayant conduit à une perte de confiance justifiant le caractère
réel et sérieux du motif de licenciement.
La décision
Mais, la Cour de Cassation a rejeté cette qualification (chambre
sociale, 29 mai 2001). En effet, elle a décidé que
"la perte de confiance de l'employeur ne peut jamais constituer
en tant que telle une cause de licenciement même quand elle
repose sur des éléments objectifs, que seuls ces éléments
objectifs peuvent le cas échéant constituer une cause
de licenciement mais non la perte de confiance qui a pu en résulter
pour l'employeur". Les juges, qui avaient déjà
à de nombreuses reprises décidé que la seule
perte de confiance ne justifiait pas un licenciement mais qu'elle
devait reposer sur des éléments objectifs imputables
au salarié, vont maintenant un peu plus loin dans cette démarche
en décidant que même si elle repose sur des éléments
objectifs la perte de confiance ne peut en tant que telle motiver
un licenciement. Dorénavant, l'employeur devra pour pouvoir
prononcer le licenciement opposer des griefs au salarié qui
constituent à eux seuls un motif de licenciement.
L'inscription d'une dette au passif
doit être justifiée !
Le principe
Il appartient à l'entrepreneur individuel qui inscrit une
dette au passif du bilan de son entreprise de justifier à
la fois de l'origine et du caractère de prêt de la
somme en cause. C'est ce qui ressort d'une jurisprudence du Conseil
d'État du 20 novembre 2000.
Les arguments
Un commerçant avait choisi d'inscrire un prêt
consenti par sa mère au passif du bilan de son
entreprise commerciale. L'administration fiscale refusant de considérer
ce montant comme une dette l'avait réintégré
dans les bénéfices impo-sables de l'entreprise. En
se basant sur une
jurisprudence qui admet la présomption de prêt
familial par la simple preuve de l'origine des fonds, l'entrepreneur
a justifié que la somme lui avait été versée
par sa mère. Mais tant l'administration que les juges ont
considéré que cette jurisprudence si elle s'applique
aux personnes physiques dans leur sphère privée ne
peut l'être aux entrepreneurs individuels. En conséquence,
celui-ci aurait dû prouver à la fois que la somme lui
a été versée par sa mère et qu'elle
avait la qualité de prêt.
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Agenda
le mardi 23 octobre 2001 à Haguenau
"Le conseil de Prud'hommes et les litiges prud'homaux"
Réunion à 18 h au CAIRE à Haguenau
[ Contacts CCI
]
Monique Triponel,
03 88 75 25 24
juridique@strasbourg.cci.fr
Passage à l'Euro
17 février 2002, disparition définitive du franc
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Indices
Indice du coût de la construction Insee
(trimestriel)
1er trimestre 2001 : 1 125
BT01 (avril 2001) : 593,4
Taux d'intérêt légal pour l'année
2001 : 4,26 %
Indice des prix à la consommation, nouvelle base 100
en 1998, juillet 2001 : 104,2
Taux de base bancaire
(depuis le 16 juillet 2000) : 7,10 %
SMIC (à compter du 1.7.2001) :
- taux horaire brut :
43,72FRF (6,6651 €)
- taux mensuel pour 169 heures :
7 388,68 FRF (1126,397 €)
- pour 151,67 heures :
6 631,01 FRF (1010,8913 €)
Plafond Sécurité Sociale 2001 :
14 950 FRF (2 279 €)
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Direction juridique,
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