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INDUSTRIE |
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Quel est le point commun entre l'incinérateur
d'ordures et la fabrication de l'euro ? |
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L'histoire remonte à l'année 1936, avec le lancement
d'un produit nouveau, le carbure
de silicium. Réfractaire haut de gamme en constante évolution,
il sera utilisé par les établissements Haasser (Soufflenheim)
pour la
fabrication des briques. Appelées HCS 90, elles possèdent
des caractéristiques de haute résistance à
l'abrasion, une bonne réfractarité pour tenir aux
hautes températures et une forte résistance à
la corrosion. Hissé au premier rang des fournisseurs de carbure
de silicium pour incinérateurs d'ordures ménagères
en France, Haasser destine également le produit à
un usage tout particulier :
la fabrication des pièces de monnaie Euro. L'entreprise est
en effet le fournisseur de réfractaires servant à
la fabrication d'une commande de 7 milliards de pièces confiée
à l'une
des plus grandes fonderies d'alliages, KME à Osnabrück.
Contribuer à la grande aventure de l'euro est une autre source
de satisfaction pour André Haasser, PDG de l'entreprise
alsacienne et ancien Président de la CCI.
Homag s'installe à Schiltigheim
Spécialiste des équipements pour le travail du bois
et des panneaux, Homag France (Lingolsheim) déménage
pour prendre une nouvelle
dimension. Situés sur l'Espace Européen de l'Entreprise
(Schiltigheim), 2 400 m2 d'équipements modernes et fonctionnels
sont destinés à apporter le meilleur service à
ses clients. Homag (300 collaborateurs, plus de 20 000 sites) est
présent dans le monde entier, avec des créneaux très
pointus : scies à panneaux, plaqueuses de chants, postformeuses,
perçeuses, défonçeuses, centres d'usinages,
presses...
Deltagen choisit Illkirch
Cette société de biotechnologie américaine
a décidé d'implanter un important centre de recherche
à Illkirch. Créée en 1997 en Californie, Deltagen
compte aujourd'hui 300 salariés et s'est imposée comme
l'un des principaux spécialistes dans la détermination
de la fonction des gènes humains. Elle a choisi le Parc d'Innovation
d'Illkirch pour créer un centre de recherche-développement
européen qui s'établira sur 6 000 m2 dans une première
phase, et
emploiera une centaine de personnes d'ici 2003. Démarrage
des travaux : 2002. Le projet a été soutenu par l'ADIRA.
Chimistra devient Collano
Spécialiste des colles industrielles, Chimistra (Marlenheim),
filiale depuis 1999 du groupe international Collano (Suisse), a
décidé de regrouper toutes ses activités sous
une identité commune : Collano SA. Une image symbolisée
par des couleurs bleue et verte et la mention "innovation in
adhesives". Les colles Collano sont présentes dans les
marchés européens de l'étiquetage des rubans
adhésifs, de l'hygiène, des articles médicaux
et de l'automobile ainsi que dans l'industrie de la construction
bois et les revêtements sols et murs. Collano emploie 240
collaborateurs dans le monde et a réalisé un CA 2000
de 61 millions d'euros.
[ Site ]
www.collano.com
Nouveau
France Télexport Alsace
Vitrine des entreprises françaises présentes à
l'international
Seul répertoire officiel des importateurs et exportateurs
alsaciens, France Télexport Alsace regroupe, pour son édition
2001, plus de 1700 entreprises classées par code APE. Pour
chacune d'elles, des informations détaillées : raison
sociale, adresse, coordonnées fax
et téléphone, e-mail et site Internet, noms des dirigeants,
effectifs, zones d'importation et d'exportation, existence de filiales
à l'étranger.
Son prix : 170 FRF (25,92 e).
France Télexport est également accessible sur un site
Internet : www.telexport.fr. Si vous souhaitez y figurer, complétez
votre dossier (à télécharger sur le site www.telexport.tm.fr)
[ Contacts CCI
]
Geneviève Siat-Ganière,
03 88 76 42 20
g.ganiere@strasbourg.cci.fr
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La prévention des risques
industriels |
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De manière de plus en plus pressante,
les industries sont appelées à relever le défi
de la sécurité pour l'homme et son environnement.
Maîtriser les risques afin de limiter les conséquences
d'un accident éventuel est une priorité aux yeux des
États européens. La directive Seveso en fait la preuve
depuis vingt ans.
La catastrophe de Toulouse rappelle malheureusement les nécessaires
mesures de prévention.
Ils intègrent la prévention dans le choix des technologies
et l'organisation des installations de leurs entreprises. Pour nous,
ils témoignent.
Aloyse Werlé
"La sécurité passe
avant tout par l'information"
Aloyse
Werlé, membre associé de la CCI, est président
du Complexe Pétrolier de Strasbourg, une association qui
met en commun des moyens de lutte contre les risques technologiques
: principalement les incendies, les explosions et les nuages toxiques.
"Cette association existe depuis une trentaine d'années
et réunit dix industries du Port-aux-Pétroles. La
vocation de ces établissements est multiple, allant de la
distribution de produits pétroliers, au stockage des produits
finis en passant par la destruction de déchets industriels.
Tous sont soumis aux dispositions réglementaires et administratives
de la directive Seveso II. Mais celles-ci n'ont fait que compléter
des mesures que le Complexe Pétrolier de Strasbourg avait
déjà prises. En cas
d'accident, nous mettons en commun tous nos moyens d'action
: le matériel et le personnel. Si déjà nous
sommes si proches les uns des autres, utilisons cette proximité
pour augmenter notre efficacité en cas d'incident.
Dix exercices par an
Notre action a beaucoup évolué en trente ans. Avant,
nous ne communiquions pas.
Aujourd'hui, nous diffusons des bulletins d'information rappelant
à chacun les comportements à adopter en cas de problèmes.
Nous organisons des réunions publiques. Nous avons aussi
mis en place une centrale d'appel automatique qui gère la
crise si elle a lieu. Et surtout, nous avons dix exercices par an,
chaque fois sur un site différent où nous testons
en temps réel tous nos moyens. Un thème est alors
défini : par exemple l'incendie d'un bateau à quai,
l'explosion d'un lieu de stockage
Tout se déroule comme
en réel. On prend en compte l'ensemble de l'environnement.
L' exercice a lieu en collaboration avec toutes les administrations
et les personnes concernées, y compris le Préfet.
Nous invitons même les associations de quartiers. Notre démarche
est volontariste. Nous allons beaucoup plus loin que ce que les
textes imposent. Nous estimons que le Port-aux-Pétroles est
un endroit très sensible, proche du quartier de la Robertsau
et des institutions européennes."
Didier Marchal
"Appliquer les normes ne suffit pas"
Didier
Marchal est coordinateur prévention et sécurité
des usines françaises du groupe Johnson Controls Roth.
"Je travaille dans le métier de la sécurité
et de l'environnement depuis vingt ans, un domaine très large
qui va de la physique à la chimie, en passant par le bâtiment.
Notre activité d'équipementier automobile est classée
Seveso car nous manipulons des produits à hauts risques toxiques
pour le personnel et le voisinage. Les
toutes premières listes de produits et d'activités
à risques datent de l'époque napoléonienne.
Elles peuvent simplement concerner le stockage d'une grande quantité
de bois car celui-ci représente un danger potentiel d'incendie
qui peut avoir de graves conséquences pour le voisinage.
De plus en plus d'usines ont désormais une démarche
pro-active, et n'attendent pas le texte pour se mettre en conformité.
Nous avons été la première usine française
à déposer en mai 2000, le dossier Seveso II. Nous
avons évalué les risques et détaillé
précisément nos mesures de prévention.
Informer et former
En tout premier lieu, nous communiquons. Depuis 1998, nous informons
et nous formons notre personnel et les populations qui vivent à
proximité de l'usine. Nous donnons des consignes de sécurité
afin que tout le monde acquiert les bons réflexes. Nous mettons
ensuite en place des moyens techniques. Nous modifions les installations
qui présentent des dangers. L'évolution des mesures
prises est spectaculaire. Dans les années 50, personne n'évaluait
les risques technologiques de certaines molécules. On manipulait
sans précaution. Aujourd'hui, on ne se cale plus sur la réglementation
car elle ne couvre pas tous les risques. On dépasse la règle
pour éviter le danger. On imagine les conséquences
d'un tremblement de terre, d'une inondation, de la chute d'un avion
sur le site industriel
D'ailleurs les textes vont dans ce
sens. Il y a quelques années est apparue la norme qualité,
puis est arrivée la norme environnement ISO 14001. Maintenant
nous parlons de OSHAS 18001 ou de BSI 8800, des normes américaines
et anglaises qui ne sont pas encore imposées par les pays
européens, mais sur lesquelles notre groupe souhaite s'aligner."
Jean-Pierre Heitz
"Nos règles tendent à
prévenir les accidents même mineurs"
Jean-Pierre
Heitz est chef de la sécurité et de l'environnement
chez Rohm and Haas à Lauterbourg. "Nous sommes
classés Seveso II car nous manipulons des substances inflammables.
Cette réglementation est bien en deçà des standards
auxquels nous soumet notre groupe. Sa mise en place a été
lourde d'un point de vue administratif, mais pas d'un point de vue
technique, car depuis dix ans, nous améliorons progressivement
la sécurité du site.
Prévenir toutes les situations
à risques
Seveso II est dédié à la prévention
des accidents majeurs, alors que nos règles tendent à
prévenir les accidents même mineurs, telle qu'une foulure
de cheville. Le champ d'application de nos normes est bien plus
large que celui de Seveso II. Pour ce faire, toutes les situations
à risques sont analysées puis converties en plan d'action,
de façon à neutraliser le danger. À tous les
niveaux de l'entreprise, l'information en matière de sécurité
remonte. Cela nous permet de remédier à la plupart
des risques.
Nous communiquons également beaucoup à l'extérieur
du site industriel, par le biais d'un
comité consultatif, composé des représentants
du voisinage, des entreprises voisines et des communes frontalières.
Nous nous réunissons une fois par trimestre. Nous organisons
aussi un exercice de sécurité annuel avec, une fois
tous les deux ans, la mise en place d'un Plan Particulier d'Intervention,
c'est-à-dire simulation d'un événement dont
l'impact a des conséquences hors du site industriel. Fort
heureusement, ce plan n'a jamais été mis en uvre
dans la réalité. Nous avons été menacés
en 1999 par les crues du Rhin. L'inondation s'est arrêtée
au pied de l'usine."
Seveso II : prévention renforcée
On compte aujourd'hui en Alsace
44 établissements dits Seveso II. Ces sites industriels font
l'objet de dispositions particulières en matière de
prévention des accidents technologiques majeurs.
Il s'agit d'accidents qui peuvent se produire sur un site industriel
et dont les conséquences pourraient être graves pour
le personnel, la santé des populations voisines ou l'environnement.
C'est l'émotion suscitée par le rejet accidentel de
dioxine en 1976 sur la commune de Seveso en Italie, qui a incité
les États européens à se doter d'une politique
commune dans ce domaine. Plusieurs directives se sont déjà
succédées. Depuis le 3 mai 1999, cette action entre
dans la réglementation européenne dite Seveso II et
son application en droit français s'effectue au travers des
dispositions de l'arrêté ministériel du 10 mai
2000.
La Direction Régionale de l'Industrie, de la Recherche et
de l'Environnement d'Alsace (DRIRE) se charge de faire appliquer
cette réglementation par la prescription de mesures de prévention
strictes et le contrôle des installations. Dans son dernier
bilan publié en juin 2001, on peut s'étonner de l'augmentation
du nombre d'établissements classés Seveso en Alsace
: de 24 en 1999, la DRIRE en recensait 44 fin avril 2001. Mais ne
nous y trompons pas. Il n'y a pas eu en deux ans inflation des
risques technologiques dans notre région. La nouvelle
directive renforce seulement la prévention des accidents
majeurs en s'adressant à un plus grand nombre d'entreprises.
Sont désormais soumis à ce texte les établissements
possédant une ou des substances dangereuses (ammoniac, chlore,
hydrocarbures, gaz inflammable
) dans des quantités
supérieures ou égales aux seuils fixés par
la directive, mais aussi ceux qui en possèdent dans des quantités
certes inférieures, mais dont l'accumulation vérifie
la règle édictée par la directive.
Cela étant, le classement Seveso n'élimine pas les
risques présentés par d'autres industries. L'accident
du silo de céréales de Blaye en Gironde le 20 août
1997 en est un triste exemple. Plus grave
encore, la catastrophe survenue récemment sur le site de
l'usine AZF de Toulouse.
Aussi, la tendance va de plus en plus à inciter toutes les
entreprises à analyser les risques qu'elles présentent
et faire en sorte qu'elles ne se contentent pas d'être conformes
aux réglementations en vigueur.
Formation CCI
Responsable environnement, une véritable
spécialité
Chef d'entreprise, ingénieur ou technicien, vous êtes
en charge de l'environnement ou allez l'être. La CCI, en partenariat
avec Alsace Ecologie, organise une formation pour vous sensibiliser
à tous les aspects de l'environnement : l'eau, l'air,
le sol, l'impact des activités humaines, la gestion des déchets,
les risques industriels, les réglementations, le financement
et le management environnemental. Ces sujets sont abordés
successivement au cours de 126 heures de cours(1) mais aussi
lors de visites d'entreprises. Les intervenants, tous des
professionnels des métiers de l'environnement, vous feront
partager leurs expériences et leurs compétences. Cette
formation continue se solde par la remise d'une attestation et d'un
certificat.
(1) 18 journées décomposées en 9 modules de
2 jours successifs
[ Contact CCI
]
Cathy Schack
03 88 75 24 70
c.schalck@strasbourg.cci.fr
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Enjeux
Bilan des accidents en Alsace en
2000
19 dans le Bas-Rhin et 26 dans le Haut-Rhin
- Incendies, explosions : 22
- Rejets liquides : 9 dont 4 en rivière
- Rejets atmosphériques :
12 dont 10 rejets toxiques
- Divers : 2
Relations École-Entreprise
Le partenariat Sollac- Lorraine et Ensais
Signée par Marie-Christine Creton, directrice de l'Ensais
(École Nationale Supérieure des Arts et Industries
de Strasbourg) et Alain Bouchard, PDG de Sollac-Lorraine, une convention
de partenariat scelle des ambitions communes : intensifier leurs
relations au profit d'une adaptation du profil des diplômés
aux attentes du marché,
valoriser et développer les actions de recherche-développement
et de transfert de technologie, accroître leur ouverture à
l'international et développer un partenariat soutenu avec
le département d'architecture de l'Ensais (futurs professionnels
prescripteurs du matériau acier). Ce partenariat est une
continuité de la collaboration initiée en 1991, qui
avait abouti notamment à la création d'une option
spécifique d'ingénieurs mécaniciens orientée
matériaux et procédés. Sollac-Lorraine, unité
opérationnelle du groupe Usinor, qui regroupe l'ensemble
des activités aciers plats au carbone de l'Est de la France,
a produit plus de 3 millions de tonnes en 2000. L'Ensais forme 280
ingénieurs et architectes par an.
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