Les archives du Point Eco de la CCI
n°208
Octobre 2001

DossierDossierCommerceTable RondeInternationalFormationMétiers


  NOUVELLES
   Industrie
   Commerce
   Services
   Dirigeants

 RENDEZ-VOUS

   Salons / expos
   Formation
   Loisirs
 PRATIQUE
   Ouvrages
 JURIDIQUE
   Indices
   Mesures
FORMATION
  Formation continue
  La tendance est au sur-mesure
 

La réforme de la formation professionnelle engagée depuis plus d'un an par les pouvoirs publics renforce l'idée de la formation tout au long de la vie pour tous les salariés et introduit, notamment, la notion de validation des acquis de l'expérience. En organisant des formations sur-mesure pour toutes les catégories de salariés de ses entreprises clientes et en créant un centre de validation agréé qui délivre des certificats reconnaissant l'expérience acquise en situation de travail, Le Pôle Formation CCI s'inscrit résolument dans ce mouvement.

Un centre pour certifier les compétences
Le Réseau des CCI d'Alsace crée un Centre de validation agréé dont l'objectif est de certifier les compétences en entreprise des salariés. Les certificats de compétences en entreprise (CCE) constituent un système récent de certification. Lancés par les CCI en 1998, ils ont pour finalité de qualifier réellement l'expérience acquise en situation de travail. Cette certification s'obtient, en effet, indépendamment de toute formation : le salarié constitue un portefeuille de preuves extraites de situations réelles du travail. Un vérificateur du Centre de validation intervient pour examiner la qualité, la validité et la fiabilité de ces preuves avant de délivrer la certification. Cette reconnaissance des compétences devrait
faciliter la mobilité professionnelle interne ou externe des salariés.

Afin d'agir au plus près des salariés et des entreprises, trois antennes délocalisées fonctionneront dans les CCI de Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Ce Centre de validation aura pour mission de :
- communiquer auprès des entreprises afin de faire connaître
le dispositif CCE ;
- conduire les actions de certification dans les entreprises
alsaciennes ;
- former les vérificateurs agréés chargés de contrôler le processus
et les mettre à disposition des antennes locales ;
- gérer l'ensemble de la procédure d'attribution des certificats.
Un groupe de travail composé d'une dizaine d'entreprises alsaciennes sera mis en place fin octobre afin de tester la procédure des CCE. Les CCI d'Alsace qui envisagent de décerner 45 CCE en 2002, solliciteront l'aide du Fonds social européen pour expérimenter ce nouveau dispositif.

Analyse
Un catalyseur de compétences
"La mission de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Strasbourg et du Bas-Rhin est d'appuyer les entreprises dans la gestion de leurs compétences et de les aider à s'adapter par anticipation aux besoins nouveaux de qualification."
Mission fondatrice qui se traduit de façon permanente dans notre action et dans nos résultats. Nos moyens se sont concentrés et renforcés par la mise en place voici deux ans, d'un outil remarquable, le Pôle Formation CCI.
Nous déployons avec les entreprises de nouvelles formes d'acquisition des compétences, des séminaires d'approfondissement plus individualisés, des formules intégrant le e-learning, des validations centrées sur la compétence réelle. Nous affichons régulièrement d'excellents résultats aux examens à travers notre Institut de Formation par Alternance. Les missions export, portées par nos étudiants du Centre MIM (Management Internatio-nal et Marketing) répondent tout à fait aux besoins de développement et de recherche de nouveaux marchés de nos entreprises. Des solutions originales et innovantes, que nombre d'entre elles ne soupçonnent pas, sont mises en place par notre Service Emploi Formation, pour apporter les réponses adaptées aux besoins de qualification et de compétences.
Les entreprises sont présentes à toutes les étapes de la définition des besoins de formation : nous recensons de façon permanente leurs besoins et bâtissons les programmes appropriés soit seuls, soit en partenariat pour y répondre.
J'ai observé que les entreprises sont bien conscientes que la formation professionnelle continue est un investissement important : les dépenses et le nombre de salariés concernés en Alsace ont fortement augmenté ces quelques dernières années.
Il s'agit bien là pour elles d'un facteur déterminant pour leur adaptation aux contraintes et à l'évolution constante de l'environnement, et je peux affirmer que nous sommes déterminés à mettre les ressources et les moyens du Pôle Formation CCI au
service de leur dévelop-pement."


Témoignages

Alain Baumeister - GARF
"Les nouvelles technologies permettent de personnaliser la formation"
Alain Baumeister, qui fut pendant plusieurs années responsable régional du GARF (Groupement des animateurs et responsables de formation), croit dur comme fer à l'e-learning. Ce sujet est d'ailleurs souvent évoqué lors des réunions de son groupement. "Les nouvelles technologies, explique-t-il, permettent de personnaliser la formation et de ne proposer aux salariés que ce dont ils ont besoin en matière d'acquisition de compétences. Elles permettent de plus de gagner du temps, ce qui n'est pas inutile dans le contexte des 35 heures."
Dans sa pratique de directeur de la formation d'une grande entreprise de la région (Ina roulements), Alain Baumeister a introduit les nouvelles technologies de la formation. Son service dispose notamment d'un local ressources dans lequel le salarié peut venir se former. "Une évaluation du salarié permet de déterminer les modules qui sont le plus adaptés à son niveau. Le salarié apprend ensuite à son rythme et bénéficie des explications du service formation en cas de besoin. Le système prévoit un contrôle final des acquisitions."
Ces outils sont, pour l'instant, adaptés à l'apprentissage des langues ou de l'utilisation des logiciels, mais Alain Baumeister espère que des applications industrielles verront prochainement le jour.
Observateur et utilisateur de formation, il estime que la formation continue des salariés est incontournable. "Aucune entreprise de plus de 50 salariés n'imagine que la formation est une obligation dont on se passerait volontiers. En revanche, les modalités administratives mériteraient d'être revues car elles occasionnent une quantité de paperasse et de travail dont l'utilité n'est pas liée aux enjeux de compétence du personnel."
Enfin, Alain Baumeister juge les organismes de formation de la région plutôt sérieux. "Les années 80, où il y avait tout et n'importe quoi, sont révolues. Les organismes de formation de la région s'efforcent de s'adapter aux besoins des entreprises. Ici, il faudrait faire exprès pour ne pas trouver chaussure à son pied. Personnellement, je confie la formation des salariés de mon entreprise aux fournisseurs régionaux."

Thierry Reffray - France 3 Alsace
"La culture informatique pour tous"
La quasi-totalité des 200 permanents de France 3 Alsace a suivi, en 2001, une formation à la bureautique. "À l'heure du numérique, explique Thierry Reffray, responsable des ressources humaines, nous estimions primordial que tous nos salariés aient une culture informatique minimale." Cette décision est également liée à l'augmentation importante du parc informatique de l'entreprise et du nombre d'utilisateurs.
En 2000, France 3 Alsace conduit un audit général pour recenser les besoins et demandes en formation et décide de faire appel à un prestataire extérieur. Le choix se porte sur la CCI. Des groupes sont constitués en fonction de leur niveau. "Il peut s'agir d'initiation informatique, de perfectionnement ou de cours plus pointus sur un aspect de l'utilisation d'un logiciel. L'homogénéité des groupes garantit l'efficacité pédagogique. Le principe est de former la personne aux logiciels dont elle a besoin dans son travail quotidien."
Au bout du compte, ce sont 180 personnes qui ont suivi cette formation. La durée du stage est variable. "Nous souhaitions que la durée des formations soit adaptée aux besoins des stagiaires." Ainsi, elle peut être d'une demi-journée pour les personnes qui veulent juste perfectionner un point précis, mais elle peut être de deux jours pour des gens qui n'ont jamais touché une "bécane".
Autre avantage : la hot-line formation mise en place par la CCI fonctionne comme un véritable service après-vente. Les stagiaires peuvent appeler à tout moment pour poser leurs questions ou éclaircir un point, "ce qui décharge notre service informatique".
"Nous avons, conclut Thierry Reffray, largement dépassé notre budget mais notre personnel a atteint un niveau intéressant. Tous nos salariés ont aujourd'hui une approche minimale de ce qu'est un ordinateur."

Yvon Evano - Culligan
"Notre objectif : un service sans faille"
Distributeur de matériel de traitement des eaux, la société Culligan enregistre depuis quelques années une augmentation constante de son chiffre d'affaires. Cette croissance coïncide avec le lancement des fameuses fontaines d'eau que l'on trouve aujourd'hui dans bon nombre de lieux publics ou d'entreprises et avec la mise en place d'un "programme privilèges" qui offre aux clients une garantie illimitée pièces et main-d'œuvre ainsi que deux visites annuelles de contrôle. À nouveaux produits, nouvelle ambition : "Nous devons, martèle Yvon Evano, être irréprochables en matière de qualité de service d'autant que l'eau que nous livrons est un élément fragile qui exige un suivi sanitaire. Or, les techniciens et les assistants de service sont nos ambassadeurs auprès de la clientèle. Les uns et les autres ressentaient le besoin d'être formés au contact avec le client pour être plus à l'aise, mieux discuter et mieux argumenter."
C'est dans ce contexte que Culligan lance, fin 2000, un appel d'offres. Le choix se porte sur la CCI et le programme de formation est élaboré en commun, au terme de plusieurs entretiens entre les deux parties.

Quatre stages différenciés
Finalement, quatre stages différenciés sont mis en place. Le premier est adapté aux techniciens. Il privilégie le comportement en face à face avec le client. "Le commercial vend le produit et le technicien arrive derrière pour l'installer. Or, le client pose des questions pour vérifier l'information. Le technicien a donc besoin d'être formé pour être en parfaite osmose avec le commercial et rassurer le client."
Le deuxième stage concerne les assistants de service qui sont en lien téléphonique avec la clientèle. "Le client appelle quand il a un souci. Il faut savoir le rassurer, lui indiquer éventuellement la marche à suivre pour dépanner sa machine et lui proposer un rendez-vous avec un technicien". Le troisième stage porte sur la prospection téléphonique. Il s'agit de préparer le terrain aux commerciaux et de leur prendre des rendez-vous. Enfin, un stage est organisé à l'intention du service comptabilité afin de leur apprendre notamment à relancer les clients qui ont pris du retard dans le règlement de leurs factures.

Tous les stages se déroulent selon le même schéma : deux jours en immersion totale dans les locaux de la CCI et un jour chez Culligan. À ce jour, 35 salariés sur les 45 que compte l'entreprise ont déjà suivi l'une ou l'autre de ces formations. "Il est difficile, avoue Yvon Evano, d'en mesurer les résultats. Mais une chose est sûre, le comportement de nos salariés a changé et les enquêtes de satisfaction réalisées auprès de notre clientèle sont très positives. Début 2002, des stages de perfectionnement seront mis
en place. Ils seront reconduits tous les 6 mois."

Carole Ercker - France Télécom
"Changer de métier"
Avec la fin du monopole des télécommunications, l'ouverture des marchés à la concurrence et le développement de l'accès à l'Internet, la politique commerciale de l'opérateur historique a pris un virage à 90°. France Télécom se positionne, en effet et désormais, comme une entreprise de services. Les quelque 11 000 fonctionnaires - gestionnaires ou techniciens - qui y travaillent n'ont plus de réelles fonctions dans l'entreprise, mais leur PDG, Michel Bon, a fait le pari de redéployer les services sans licencier et de faire évoluer ces fonctionnaires vers des métiers commerciaux. Le projet CAPP Avenir (congé en alternance de progression professionnelle) qui a été mis en place au niveau national pour accompagner ces transformations est décliné régionalement.

Mettre en place un accompagnement spécifique
En Alsace, la Direction régionale a mis en place, dès 1996, des formations internes en "produits et techniques de vente". Mais cette solution s'est révélée peu satisfaisante. "Les formations étaient trop brèves et les résistances au changement très fortes, explique Carole Ercker, responsable du pilotage des emplois et carrières et chef de projet CAPP Avenir en Alsace. Il était nécessaire de mettre en place un accompagnement spécifique afin de leur permettre de faire le deuil de leur ancien métier et de se projeter dans l'avenir. Nous en avons conclu qu'il serait plus intéressant d'organiser des formations hors de nos murs."
Une formation de deux mois et demi aux métiers de télévendeur et de conseiller clients est mise en place avec la CCI. Elle intègre les deux exigences du processus CAPP Avenir : c'est une formation en alternance et reconnue. "L'alternance permet aux salariés de mettre en pratique ce qu'ils ont appris en cours. Pour notre personnel dont la moyenne d'âge est de 43 ans, ce mode d'acquisition est le mieux adapté. La formation doit aussi être reconnue pour qu'ils puissent éventuellement la faire valoir ailleurs."

50 personnes déjà formées
La formation proprement dite est progressive car "il faut laisser du temps au temps".
La première semaine, dite semaine d'intégration, est commune aux deux groupes de métier. Elle porte sur l'environnement économique et ses nécessaires évolutions. Chacun des deux groupes suit ensuite une formation spécifique. La formation de conseiller clients privilégie notamment les jeux de rôle, le suivi des résultats, le marketing, la gestion de conflits. Un suivi sur site est également assuré par le formateur et un tuteur de l'entreprise. "La relation entre la formation de télévendeur et ce qu'ils vont avoir à faire dans l'entreprise est très forte. Par exemple, nous lançons à leur retour une campagne d'appel pour laquelle ils auront déjà préparé un argumentaire durant leur stage."
À ce jour, 50 personnes ont déjà suivi cette formation. "Au bout de deux mois, ils sont capables de vendre ou de télévendre. Cette formation leur laisse le temps de mûrir, de faire le deuil de leur ancien métier. On perçoit leur évolution un mois après le début de la formation."

Jeannot Muller - SNCF de Strasbourg
"Former des jeunes, mais aussi leurs tuteurs"
Depuis la signature de l'accord national sur les 35 heures, la Direction de la Région SNCF de Strasbourg a déjà recruté 377 jeunes âgés de moins de 30 ans. Pour faire face à l'ampleur des recrutements, la SNCF a besoin de tuteurs. "Pour garantir l'intégration réussie de ces jeunes, explique Jeannot Muller, responsable du Pôle facteurs humains et formation, notre accord collectif formation prévoit leur accompagnement par des tuteurs ou maîtres d'apprentissage."
La SNCF fait appel au volontariat auprès de ses agents et décide d'organiser une formation spécifique à leur intention. Cette formation est confiée à la CCI qui en élabore le contenu avec les correspondants formation des onze établissements de la Région SNCF. Deux cents agents suivent une formation théorique de deux jours, puis sont suivis sur le terrain par le formateur.

La sécurité avant tout
"Notre culture d'entreprise est axée sur la sécurité au travail, la sécurité de nos clients et leur satisfaction. Ce sont des fondamentaux. Le travail du maître d'apprentissage est de transmettre cette culture d'entreprise ainsi que les gestes du métier et la sécurité qui s'y rapporte."
En prolongement de cette action, un livret de suivi a été conçu, avec le concours de la CCI, à l'intention des jeunes contrôleurs en formation.
Cet outil, véritable interface entre le tuteur et son tutoré, a d'ailleurs été primé par l'Agefos PME. "Le métier de contrôleur est autonome. Le jeune contrôleur travaille et prend ses décisions tout seul. Il est nécessaire de lui adjoindre un tuteur qui le suive pendant toute l'année et qui s'assure qu'il a acquis les connaissances et règles indispensables à l'exercice de ce métier." Le tuteur note les acquisitions du jeune dans le livret de suivi, ce qui permet au formateur de corriger le tir et de reprendre avec le jeune les thèmes qu'il ne maîtrise pas. L'objectif est de suivre ainsi
le stagiaire pour qu'il réussisse son examen final.


Le point sur les contributions financières des entreprise


Pour les entreprises de moins de 10 salariés, les contributions financières s'élèvent à :

> 0,15% de la masse salariale pour le financement de la formation continue des salariés (versement obligatoire à un OPCA) ;
> 0,1% de la masse salariale pour le financement des
contrats en alternance, lorsque l'entreprise est assujettie à la taxe d'apprentissage (versement obligatoire à un OPCA) ;
> 1% de la masse salariale des contrats à durée déterminée, lorsque l'entreprise y a recours, pour le financement du "Congé individuel de formation" des salariés en CDD (versement obligatoire à un OPACIF).
Les entreprises de moins de 10 salariés ne contribuent pas au financement du "Congé individuel de formation" des salariés en CDI et du "capital temps de formation". Leurs salariés, cependant, peuvent bénéficier de ces dispositifs grâce au système de mutualisation des fonds.

Pour les entreprises de 10 salariés et plus, les contributions financières s'élèvent à :

> 0,9% de la masse salariale (ou 1% si l'entreprise n'est pas assujettie à la taxe d'appren-tissage) pour le financement
du Plan de formation de l'entreprise (versement à un OPCA et/ou dépense directe) ;
> 0,4% de la masse salariale (ou 0,3% si l'entreprise n'est
pas assujettie à la taxe d'appren-tissage) pour le financement
des "contrats en alternance" des jeunes (versement à un OPCA et/ou dépense directe) ;
> 0,2% de la masse salariale pour le financement du "Congé individuel de formation" des salariés en CDI (versement obligatoire à un OPACIF, une AGECIF ou un OPCA de branche). Si l'entreprise relève d'un accord de branche sur le "capital temps de formation", une part de cette contribution - 50% maximum - sera versée
à l'OPCA agréé au titre du "Plan de formation" ;
> 1% de la masse salariale des contrats à durée déterminée, lorsque l'entreprise y a recours pour le financement du "Congé individuel de formation" des salariés en CDD (versement obligatoire à un OPACIF).

  Intra Conseils
  Une gestion concertée des potentiels humains
 

Créé par Audrey Gless en 1998, Intra Conseils (Strasbourg) est spécialisé en gestion des ressources humaines. L'outplacement collectif et l'outplacement individuel constituent près de 80 % de l'activité du cabinet conseil, qui accompagne les salariés concernés par un licenciement économique. "Nous leur proposons une aide à la recherche d'emploi", indique Audrey Gless. À la fois gérante et responsable commerciale de la société, celle-ci propose un bilan d'évaluation et une orientation qui associent une approche directe et indirecte d'entreprises pour un replacement. "Nous nous chargeons de certaines étapes du recrutement, à partir d'une analyse croisée entre le profil professionnel et personnel des candidats et de leur adéquation avec le poste à pourvoir. En fait nous adaptons notre batterie de tests au type de poste à pourvoir", explique-t-elle.
Spécialisé dans les entretiens d'évaluation d'employés, techniciens et agents de maîtrise, Intra Conseils intervient dans tous types de structures, de l'industrie au commerce, en passant par les artisans et bureaux d'études.
En moyenne 72 à 78 % des personnels sont reclassés. Partenaire de l'ANPE, Intra Conseils est également agréé pour établir des bilans de compétences approfondis. Avec deux agences à Mulhouse et à Colmar, Intra Conseils emploie 6 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 2,4 MF en 2000.

Management en hôtellerie-restauration
Le CEFPPA ouvre sa nouvelle session 2002
Ce cycle intéressera tous ceux qui ont un projet de création
ou de reprise d'entreprise du secteur de l'hôtellerie-restauration et ceux qui veulent renforcer leurs compétences... en comptabilité-gestion, marketing et commercialisation, ressources humaines et communication. Sur 20 jours, à raison de 2 jours par mois, la formation débouche sur un certificat de management en hôtellerie-restauration.
De janvier à décembre 2002. Organisée conjointement par l'IECS et le CEFPPA sous l'égide de la CCI et du Groupement des hôteliers-restaurateurs et débitants de boisssons du Bas-Rhin, cette formation au management en hôtellerie restauration a été suivie par plus de 40 dirigeants d'entreprise. L'action bénéficie d'un cofinan-cement de la Région Alsace dans le cadre de la campagne "Objectif Qualifications" ainsi que de certaines possibilités de prise en charge.
Inscriptions avant le 30 novembre 2001.
[ Contact CEFPPA ] Franck Sellier, Lionel Baret, 03 90 40 05 10
fpc@evc.net

3 nouveaux DESS à l'IECS
Outre les DESS commerce international, achat international et audit, trois nouvelles formations évoluent cette année de diplôme universitaire en diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) :
- DESS Commerce électronique
Permet le développement d'une vision de l'entreprise qui s'appuie sur les technologies de pointe dans le domaine de l'information et de la communication. Public : cadres d'entreprises.
- DESS Marketing management
Apporte un ensemble de compétences permettant d'évoluer dans l'entreprise ou s'orienter vers des postes de direction en marketing. Public : cadres de niveau Bac +2 avec 5 ans d'expérience professionnelle, ou jeu-nes diplômés de niveau Bac+4.
- DESS Ingénierie d'affaires
Permet aux ingénieurs et techniciens supérieurs d'appréhender la globalité de la fonction ingénieur d'affaires, d'augmenter leur capacité d'initiative et de négociation.

[ Contact IECS ]
03 90 41 42 74
michele.schmitt@iecs.u-strasbg.fr


Agenda
Rencontre PROSPECTIVE
Le 20 novembre, au Pôle Formation CCI
Ateliers et conférence sur "le management de projet".

- Les ateliers (de 16h30 à 18h)
• "l'e-learning, de nouveaux enjeux pour l'entreprise"
• "la certification des compétences : vers une évaluation
de l'expérience"
• "la nécessité de sécuriser
les réseaux"

- La conférence (de 18h15 à 20h)
Avec Yves Dubreuil, chef de
projet de la Twingo puis
des véhicules haut de gamme
de Renault.

[ Contact CCI ]
Christiane Sibieude,
03 88 43 08 36
c.sibieude@strasbourg.cci.fr


Après-midi Découvertes
Caviar et saumon au menu de la 7e édition du CEFPPA
ls étaient nombreux à répondre à l'invitation du CEFPPA* le 19 septembre dernier. Hôteliers-restaurateurs du Grand-Est, clients et anciens stagiaires, ils
ont assisté à une après-midi découverte de deux produits d'exception : le caviar et le saumon Balik. Un moment de plaisir
évident, en compagnie de Marc Haeberlin, de l'Auberge de l'Ill à Illhaeusern et de Philippe Jego, Meilleur Ouvrier de France 2000. L'occasion aussi de rencontrer d'autres responsables d'entreprises et fournisseurs.

[ Contact CEFPPA ]
03 90 40 05 10


* Centre européen de formation et de promotion par alternance pour l'industrie hôtelière

Temps partagé

une solution au service du recrutement
Dirigeant de PME, vous auriez besoin de vous adjoindre les compétences d'un salarié qui vous soulagera dans vos travaux de
gestion ou de comptabilité... Néanmoins,vous ne souhaitez pas embaucher un temps complet. Avez-vous pensé à la formule du temps partagé ?
L'Association ATPA vous propose son vivier de compétences. Comment ça marche ? Le salarié partage son temps entre plusieurs entreprises qui le rémunèrent en fonction de la mission. La formule prévoit que le temps passé par le salarié dans l'entreprise soit librement défini entre les deux parties. La formule est souple : le salarié peut être embauché en contrat à durée déterminée ou indéterminée.

[ Pour tous renseignements ]
Action Temps Partagé Alsace,
Christian Moignet, 03 88 36 44 07

   
 www.strasbourg.cci.fr
 
 

Catalogue formation 2002 : préparez la rentrée
Le catalogue formation 2002 est à votre disposition : découvrez plus de 160 stages de formation dans 3 domaines :
- formations tertiaires (action commerciale, gestion, management, bureautique,...) ;
- formations linguitiques (langues étrangères et français) ;
- formations techniques et industrielles (électricité, soudage, maintenance,...).

[ Contacts CCI ]
Pôle Formation CCI,
03 88 43 08 08
accueil@
pole-formation-cci.org

www.pole-formation-cci.org

Les prestataires de formation
Deux prestataires interviennent dans la formation professionnelle continue : les organismes de formation et les organismes de bilan de compétences.
Plus de 45 000 organismes de formation se partagent le marché de la formation dont l'accès est libre. 7 500 organismes le font à titre principal.

Pensez-y !
Les employeurs (pour leurs salariés) et les chefs d'entreprise (pour leur formation personnelle) ont l'obligation de contribuer au financement de la formation professionnelle continue. Cependant, n'oubliez pas qu'en contrepartie, certaines formations continues peuvent être prises en charge financièrement par les organismes collecteurs des contributions obligatoires.

[ Contacts CCI ]
Véronique Klein,
03 88 43 08 52
v.klein@
strasbourg.cci.fr


Cahour Distribution
Un contrat d'orientation pour commencer
Depuis sa création en janvier 98, Cahour Distribution ne cesse de grandir. Spécialisée dans le gros électroménager encastrable, l'entreprise enregistre actuellement plus de 2000 entrées et sorties de machines par mois. Un magasinier n'y suffit plus. Sur les conseils de la CCI, Pierrick Cahour, son PDG, recrute un jeune en contrat d'orientation. "L'avantage de ce type de contrat est qu'il me laisse du temps pour apprécier le travail du jeune. Cela permet aussi au jeune de vérifier si le travail lui plaît ou non. Ce jeune a l'opportunité, s'il fait l'affaire, d'être embauché définitivement au bout de 9 mois."
La CCI a apporté son assistance à toutes les étapes du recrutement. Elle a recherché le candidat auprès de la mission locale, présenté le jeune à l'entreprise et proposé une semaine à l'essai. Durant cette semaine, la Région Alsace a assuré la couverture sociale du stagiaire. Ensuite, l'essai étant concluant, la CCI a préparé le contrat. Il s'agit d'un CDD de 9 mois, rémunéré à 30% du SMIC car le jeune a moins de 18 ans. Le contrat a ensuite été signé par les trois parties en présence : les parents du mineur, l'entreprise et l'organisme de formation dans lequel le jeune suivra des cours pendant son temps de travail.
"Cette formation n'est pas diplômante, mais le jeune aura acquis une expérience professionnelle qui lui permettra de rebondir."

Décentralisation
État, Région : Qui fait quoi ?
Depuis le 1er janvier 1999, la décentralisation de la formation est effective et complète sur l'ensemble du territoire. La Région a une compétence générale de droit commun en matière de formation professionnelle. Elle peut intervenir sur tous les sujets qu'elle souhaite, qu'il s'agisse de formation des jeunes, de validation des acquis, d'actions de préqualification, etc.
La Région Alsace reçoit à ce titre une dotation annuelle globale de décentralisation qui s'élève à 180 MF. Elle a mis en place un programme de promotion sociale destiné à soutenir les salariés qui s'engagent dans une démarche individuelle de formation.
L'État garde des attributions d'exception. Il met en place certaines actions en faveur de publics dits prioritaires. En Alsace, en 2001, l'enveloppe du programme chômeurs longue durée et personnes menacées d'exclusion était de 1,5 MF, celle du Programme détenus de 1,8 MF, et celle destinée à la lutte contre l'illettrisme de 1,4 MF.
La Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle accompagne, à travers les EDDF (engagements de développement de la formation professionnelle), les efforts des entreprises en matière de formation. Cette aide concerne les entreprises qui développent et améliorent quantitativement et qualitativement leur plan de formation. Son montant équivaut à un tiers du coût des actions inscrites dans l'engagement de l'entreprise.

Conjoncture
Emploi cadre : un marché qui reste porteur
Malgré le ralentissement économique annoncé, les offres d'emploi confiées par les entreprises à l'APEC ont continué de progresser au cours du 1er semestre 2001.
À l'opposé, la demande continue de fléchir et le marché reste tendu : alors que 22 candidatures par offre étaient enregistrées en 2000, elles ont été de 19 en moyenne au cours du premier semestre 2001. À noter une poursuite de l'assainissement constaté dans le secteur d'Internet avec toutefois une reprise en douceur. Dans le secteur de l'agroalimentaire et de la grande distribution, la valse des enseignes profite aux cadres. Parmi les secteurs qui renforcent leur encadrement : les transports et la logistique, la mécanique, la chimie.
En dépression, les secteurs du textile, la publicité et la communication. Tendance relevée par l'APEC : les entreprises diversifient les profils des candidatures.
Selon Jean-Marie Blanc, directeur régional, "on est loin d'être dans une récession".

Sur la toile

www.centre-inffo.fr
Vous trouverez sur ce site très complet du Centre pour le développement de l'information sur la formation permanente une présentation des départements du Centre Inffo (juridique, documentation, observatoire, bases de données sur l'offre de formation,...), mais aussi une rubrique actualité, la présentation du dispositif français de la formation professionnelle continue, les chiffres de la formation et un abécédaire des sigles.

www.cr-alsace.fr/oref/
Le site de l'Observatoire régional Emploi-Formation, Observatoire financé par l'État et la Région, est destiné principalement aux professionnels de la formation et de l'emploi.
On y trouve les données sur l'emploi et la formation en Alsace, les chiffres du mois et les publications de l'OREF.

     
  Dossier du mois | Table Ronde | Commerce
International | Industrie | Formation | TIC