Les archives du Point Eco de la CCI
n°206
Juin 2001

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  Salons professionnels
  Une valse à trois temps
 

Exposer sur une foire ou un salon, c'est présenter le meilleur de son entreprise... en quelques journées, aussi brèves qu'intenses. Cette démarche exigeante, mais très valorisante quand elle réussit, est en fait une valse à trois temps. Car, si le point d'orgue se situe pendant l'événement, celui-ci se prépare bien avant et s'exploite bien après... Méthode.

Un salon se prépare en quelques mois, se déroule sur quelques jours, et ses résultats s'exploitent pendant plusieurs années... C'est dire que l'événement ne s'improvise pas.

   
  Le vademecum du parfait exposant
  Préparer l'événement
  Première étape, la prise de décision, en fonction des objectifs de votre entreprise. S'agit-il d'y développer l'action commerciale, dans un contexte privilégié, hors de vos locaux, de stimuler de nouveaux contacts et prospects, ou encore de promouvoir des produits innovants ? Autre perspective possible, le positionnement stratégique de votre société, la veille, facilitée par la concentration des acteurs. Quelle que soit l'option retenue, il importe d'impliquer tous vos collaborateurs, voire de bâtir autour de cette participation un projet d'entreprise.
Les salons professionnels abondent, vous êtes sans cesse sollicité, que choisir ? Évaluez l'incidence géographique de l'événement par rapport à votre propre zone d'influence. Planifiez vos participations selon la fréquence de ces salons, ou alternez d'une année à l'autre salon international et régional comme le font certaines entreprises.
Vous envisagerez votre organisation logistique en fonction de votre choix entre stand individuel ou collectif. Reste à discerner l'attitude la plus opportune entre promotion de vos produits ou exposition de prestige, pour définir les produits à exposer.
S'il est impossible d'occulter l'étape de mise au point d'un budget, un poste est bien souvent négligé, celui de la communication. Les organisateurs de salons mettent à disposition des cartons d'invitation, à transmettre à vos clients. Trop souvent oubliés, les centres de presse vous permettent de déposer vos plaquettes de présentation. Pensez aux mailings ciblés sur des prospects, aux communiqués de presse ou publi-rédactionnels dans la presse professionnelle. Vous pouvez y mentionner le lancement de produits nouveaux.
Last but not least, connaissez-vous les attentes de vos visiteurs ? Consacrez quelques minutes à cette réflexion.
   
  Pendant le salon
  Moments fébriles, coups de chauffe... Au jour et à l'heure dits, tout doit se passer comme prévu. Soyez intransigeant sur la qualité de l'accueil réservé à vos visiteurs, offrez-leur des informations claires et précises, dans la langue du pays d'accueil le cas échéant.
Impérative, la présence de deux personnes minimum sur le salon. L'une est disponible sur le stand, l'autre peut profiter des temps morts pour découvrir les tendances.
   
  Après le salon, le suivi
  L'évaluation de votre action est essentielle. Passez en revue fiches-contacts, cartes de visite, restez sur votre lancée pour reprendre des rendez-vous. Dressez un bilan exhaustif, y compris financier, de votre participation. Très appréciés, les remerciements formulés par courrier à tous les visiteurs, sont un moyen de maintenir la relation.
   
   
  Stand individuel ou collectif ?
  Un choix dicté par l'expérience
  La question d'exposer sur un stand individuel ou collectif ne se limite pas qu'aux aspects budgétaires et à la taille de son entreprise...
   
  Lorsque Yves Karst, directeur de la Choucrouterie du Rhin (voir son témoignage page 32), avoue opter de longue date pour le vaste Espace Alsace au SIAL, plutôt que pour un micro-stand, onéreux mais isolé dans un salon réputé incontournable et gigantesque, il a tout dit sur la logique du stand collectif.
  "La CCI a initié cette formule il y a une vingtaine d'années, au MIDEST", raconte Charles Ertzbischoff, conseiller d'entreprises, responsable Foires et Salons. "Et depuis le début des années 90, nous l'avons étendue à d'autres filières que la sous-traitance, le SIAL pour l'agro-alimentaire, ou encore Pollutec". L'idée a fait mouche : le premier Espace Alsace au SIAL, en 1996, occupait moins de 300 m2. À la dernière édition du salon, il atteignait allègrement 500 m2. Aujourd'hui, une demande des entreprises s'ébauche pour le salon de l'Emballage, en décembre à Paris, qui se concrétisera vraisemblablement.
   
  Une vitrine de l'Alsace
  Cet accompagnement de la CCI se décline sous plusieurs aspects. En premier lieu, le fait d'assurer une représentation alsacienne significative, une référence qui séduit tant les exposants que les visiteurs. Un univers appuyé par un savoir-faire en communication et marketing. À Séoul, l'Espace Alsace était ainsi le seul stand régional identifié comme tel, et son rayonnement s'est révélé considérable.
Ensuite, la CCI joue un rôle de facilitateur, qui libère l'entreprise de mille contraintes (et de mille stress !), logistiques ou organisationnelles. Regroupement du transport de marchandises, réservations et confirmations multiples, la liste est longue. Reste un paramètre non négligeable, le coût. Sous la bannière Alsace, le prix de revient au m2 chute considérablement, pour des prestations et un confort largement supérieurs, en termes d'accueil et de prestige, à celle de modules individuels loués nus. D'autant que certains organisateurs imposent des surfaces minimales importantes, inaccessibles à de jeunes entreprises, par exemple. Le stand collectif représente également l'assurance de disposer d'un emplacement stratégique sur le salon.
   
  La synergie d'ensemble
  "Le stand collectif peut aussi être un moyen pour une société de faire son apprentissage des salons", souligne Charles Ertzbischoff. Un tremplin sans prise de risque, en quelque sorte. "Après, beaucoup choisissent de voler de leurs propres ailes, et c'est une heureuse chose". Les chefs d'entreprise qui ont tenté, et souvent renouvelé l'expérience, indiquent tout de même "qu'on se sent plus fort à plusieurs". La synergie de groupe et la convivialité fonctionnent à plein régime, comme à Mexico, où au cours de Francia 2001, quelques exposants se sont promis d'apprendre l'espagnol au retour... ensemble !
À cet égard, c'est probablement sur les salons étrangers que cette bannière collective s'impose le plus. "On ne peut pas imaginer la présence d'entreprises en catimini sur de tels événements", confirme Patrick Schalck, directeur du commerce international.
"À l'international, le travail en commun, notamment en matière de communication, est essentiel". Au salon de la machine-outil, à Porto, les panneaux présentant l'économie régionale et les participants alsaciens ont fait grand effet, parce qu'ils étaient rédigés en portugais. Et que les points forts de l'économie alsacienne et son positionnement y étaient clairement visibles.
   
   
  Bientôt, le FIST !
  Une dimension européenne pour 2001
  Créé en 1980 par la Chambre Régionale de Commerce et d'Industrie de Bourgogne, le FIST était alors un salon professionnel annuel de la sous-traitance. Depuis 1993, la rencontre, co-organisée par la CRCI de Bourgogne et les CCI d'Alsace, a pris ses marques et doublé le nombre de ses exposants : de 260 ils sont passés à 556 en 1999. Édition à partir de laquelle le FIST se tiendra exclusivement à Strasbourg et ce tous les deux ans. De par sa position, au cœur d'importants flux économiques, la capitale européenne ouvre tout naturellement les portes d'un espace riche en contacts, en potentialités de marché et de développements. Salon qui se veut une référence en matière d'échanges transfrontaliers et européens, le FIST devrait attirer un plus grand nombre d'acheteurs et donneurs d'ordres allemands et suisses. Selon l'homologue de Charles Ertzbischoff à la CRCI Bourgogne, Hervé Postel, "les donneurs d'ordres allemands qui se sont déplacés au FIST ont immédiatement satisfait les demandes des exposants parce qu'ils s'étaient bien préparés..." Preuve que le média salon est un moyen de communication avec retour sur investissement !
   
  Plus de 5 000 visiteurs, acheteurs et donneurs d'ordres
sont attendus
  Depuis quelques années, l'activité de sous-traitance, qui met en relation des sociétés qui sont à la fois donneurs d'ordres et preneurs d'ordres, a évolué, passant de la sous-traitance de masse à la sous-traitance de spécialité. Des métiers connexes à l'industrie sont apparus, comme l'ingénierie. Aujourd'hui, l'entreprise fait appel au sous-traitant parce qu'elle n'a pas la compétence nécessaire.
Plus de 5 000 visiteurs professionnels de différents pays européens sont attendus à Strasbourg, les 25, 26 et 27 septembre. Plus de 600 exposants (les listes d'inscriptions sont ouvertes jusqu'à fin août) représenteront les plus importants secteurs de la sous-traitance, de la transformation des métaux, ingénierie, contrôle, à l'électricité électronique... Cette année, en avant-première, les résultats d'une enquête sur l'automobile, pilotée par la CCI de Mulhouse.
La filière automobile sera également mise en valeur sur le salon, avec un cycle de conférences sur le thème de l'industrie automobile. Une délégation de 15 entreprises de Thuringe s'est annoncée, accompagnée du ministre de l'Industrie du Land de Thuringe, de même que les constructeurs automobiles et équipementiers de Stuttgart. Enfin, et c'est inédit, 10 entreprises hongroises se sont engagées à exposer au FIST 2001.
   
  Informations pratiques
  Les 25-26-27 septembre 2001, de 9 heures à 18 heures
au Parc des expositions du Wacken à Strasbourg.
  Exposants
  - Quelques emplacements sont disponibles ! Dépêchez-vous de réserver votre stand avant la fin août.
  [ Renseignements CCI ]
  Charles Ertzbischoff,
03 88 75 25 72
c.ertzbischoff@strasbourg.cci.fr
  Visiteurs
  [ Renseignements et invitations ]
  www.fist-net.com
   
   
  Des salons où l'on ne fait pas que discuter...
  Président de l'organisation professionnelle "Foires, Salons et Congrèsde France", Alain Weber* est un observateur privilégié des dernières tendances en la matière, qu'il nous livre sans détour.
   
  | Le Point Économique |
  L'engouement des entreprises pour les salons professionnels semble croissant. Impression ou réalité ?
  | Alain Weber |
  Je suis convaincu, de par ma fonction, mais aussi fondamentalement, de l'importance croissante de ces rendez-vous pour les entreprises qui exposent. Les salons constituent un media dans lequel elles ont confiance, et le seul qui permette un lien direct entre acheteur et vendeur. Tous les autres sont à effet second. Et ces dernières années, tous les salons professionnels ont été des succès. Il n'est qu'à voir l'impact de Première Vision dans le secteur de la mode. Depuis quelques années, de façon générale, le visitorat croît sensiblement, ainsi que la surface d'exposition des salons qui n'occupent pas encore la totalité d'un parc...
   
  | Le Point Économique |
  En termes d'évolution, voilà justement un sujet sensible ?
  | Alain Weber |
  90 % des salons professionnels sont parisiens... Alors, ils se développent, certes, mais compte tenu de cette hyper-concentration, nous sommes là dans un goulet d'étranglement. Les deux parcs en Île-de-France, Paris Expo, à la Porte de Versailles, et Villepinte, sont saturés. Depuis 4 à 5 ans, les salons rencontrent des difficultés, pour grandir ou pour trouver des dates disponibles. La France, au plan mondial, et particulièrement européen, perd des parts de marché. Nous sommes passés de 24 à 20 %, au profit notamment de l'Allemagne qui a gagné 5 points, de 30 à 35 %. Je ne pense pas avoir une vision simpliste en affirmant que cette croissance allemande a rigoureusement suivi le plan d'investissement des parcs d'exposition outre-Rhin. Il y a un lien mécanique entre l'outil de travail et la capacité d'accueillir des expositions. L'Allemagne dispose de 8 parcs de plus de 100 000 m2, l'Italie en a 5, et l'Espagne 3. La France n'en possède que 2, et prend du retard... Nos salons demeurent à très grande notoriété, mais sont freinés dans leur développement, faute de place.
   
  | Le Point Économique |
  Les régions représentent-elles une alternative?
  | Alain Weber |
  Les salons professionnels internationaux y sont hélas trop peu nombreux. Des villes comme Lyon ou Bordeaux font d'importants efforts, c'est vrai. À Strasbourg, nous butons sur un outil de travail techniquement dépassé, qu'il nous est délicat de proposer à des organisateurs européens. Cela étant, on constate que les salons professionnels comme les JTELEC ou le FIST se développent, en exposants et en visiteurs. En termes d'organisation de congrès, à l'inverse, nous disposons d'un outil performant. Et actuellement, les congrès connaissent une nouvelle impulsion, avec l'amélioration de la conjoncture économique. Très souvent, ces rencontres s'accompagnent d'expositions, mais limitées à quelques centaines de m2, au mieux quelques milliers. Ces vingt dernières années, les centres de congrès ont eu une attractivité importante dans notre pays, et les collectivités ont privilégié ce type d'investissement. Il faut désormais les sensibiliser à l'intérêt d'infrastructures comme les parcs d'exposition !
   
  * Conseiller technique de la CCI, Alain Weber est également Directeur général de Strasbourg-Développement et Président du Directoire de la Sofex.
   
   
  Voir et être vu...
  L'un vient pour concrétiser des contrats, l'autre souhaite
uniquement aller à la rencontre de ses clients.
Rien de plus varié que les motivations des exposants.
   
  Fist, Pollutec, Sial...
  Ils ont choisi le stand collectif de la Région Alsace et de la CCI
  Stéphanie Chevalier, responsable marketing, Mecasem, Ostwald
  Ce laboratoire de contrôle industriel est "abonné" au FIST depuis des années. "C'est important pour le relationnel", confie Stéphanie Chevalier. "Comme nos principaux clients exposent également, c'est l'occasion de les voir. Nous y faisons peu de prospection." À chaque édition du FIST, Mecasem conquiert néanmoins de nouveaux contrats.
De fait, Mecasem qui se consacre au contrôle des matériaux métalliques dans le domaine industriel rencontre au FIST l'essentiel de ses interlocuteurs : "Entreprises de métallerie, de chaudronnerie, ils sont tous là."
Cette présence renforce également l'image de marque de Mecasem. Le salon européen de la sous-traitance est l'occasion de présenter les nouveautés de l'entreprise : "Nous avons beaucoup évolué ces dernières années, et notre offre d'essais est assez large."
Mecasem privilégie les salons régionaux, "les salons de relative proximité, et toujours spécialisés, en France, en Allemagne, et en Suisse", conclut Stéphanie Chevalier.
   
  Thierry Sessenbrenner, directeur, Aqua Terra Environnement,
Hoenheim
  Pour cette toute jeune société, dont l'effectif est passé de 1 à 10 personnes en quatre ans, le salon Pollutec est la référence, un point de passage obligé. Spécialisée dans le traitement des eaux usées industrielles, Aqua Terra Environnement s'adresse en priorité aux industries de l'agro-alimentaire et aux collectivités locales.
"Chaque année, nous avons présenté un nouveau produit, avec le soutien de l'ANVAR et de la Région Alsace, et la dernière édition de Pollutec nous a permis, pour la première fois, de développer des affaires", indique Thierry Sessenbrenner. L' entreprise s'apprête également à accroître sa présence dans les salons, en raison de sa montée en puissance. "Hormis Pollutec, qui est un rendez-vous national, nous en faisons deux ou trois par an, en France et en Allemagne, où nous avons une implantation."
Pour Pollutec, organisé en alternance à Paris et Lyon, Aqua Terra Environnement rallie systématiquement le stand collectif de la Région Alsace et de la CCI. "En premier lieu parce que l'organisation nous est facilitée. Par ailleurs, cela nous offre une structure plus importante qu'en individuel, en termes d'accueil et de présentation de stand. En fait, c'est intéressant à tous points de vue."
   
  Yves Karst, directeur, Choucrouterie du Rhin, Obenheim
  "Le SIAL, c'est le point de chute de tous les intervenants de l'alimentation et de l'agro-alimentaire", analyse Yves Karst. Un événement majeur à ses yeux, le seul auquel participe son entreprise, qui commercialise de la choucroute crue ou cuite, sous de multiples conditionnements, à destination des GMS, de la charcuterie industrielle, de la conserverie et de la restauration collective.
La Choucrouterie du Rhin s'affiche résolument sous la bannière Alsace du stand CCI. "Qui dit choucroute dit Alsace, à l'évidence. On nous repère plus aisément. Pour les visiteurs comme pour nous, c'est un atout de recherche supplémentaire." Yves Karst ne se verrait pas noyé dans la masse des exposants, pour un coût forcément plus élevé, d'autant qu'il a pu constater au fil de 6 ou 7 éditions du SIAL que les nouveaux contacts se raréfiaient. "J'imagine que les visiteurs viennent essentiellement pour les nouveautés".
Il n'en prend pas ombrage, pourtant. Sa présence au SIAL lui permet certes de se faire connaître, mais vise essentiellement à rencontrer les clients acquis. "Nous n'avons pas forcément le temps de les voir tout au long de l'année. Notre relation commerciale est surtout téléphonique."
   
   
  Retour de Mexico...
  Premières impressions des chefs d'entreprises alsaciens présents sur le stand de la CCI à Francia 2001, du 4 au 8 mai...
   
  Christian Gand, PDG, Proform
  Depuis 1995, Proform élabore des équipements destinés à la fabrication de confiserie. "Nous avons toujours travaillé à l'export, et nous couvrons aujourd'hui la plupart des pays, de l'Argentine au Japon. Francia 2001 a plutôt constitué une exposition de prestige pour notre entreprise. Il ne s'agissait pas de faire des affaires, ou d'en attendre des retombées directes." Proform a choisi de "pousser de l'avant" les contacts avec ses clients, d'aller à leur rencontre. "L'exposition était un peu trop généraliste pour notre activité, qui est très spécifique. Ce n'est donc pas un franc succès pour nous, mais toute expérience est bonne à prendre."
   
  Bernard Echevard, directeur export, Huron
  Le fabricant de machines-outils est lui aussi accoutumé aux salons appuyés par la CCI, avec par exemple la mission en Corée. "Pour le salon en Corée, nous avions comme objectif de repérer des agents potentiels et de faire un choix parmi eux. Naturellement, nous y sommes également allés pour rencontrer des clients et des prospects." Huron a eu pour Francia 2001 un positionnement quelque peu différent. "Il s'agissait davantage de rencontrer des clients. Mais notre participation visait également à conforter notre image de marque et confirmer à nos clients notre position de leader français et mondial en matière de technologie." En 2001, Huron sera présent à une dizaine de salons professionnels au total, parmi lesquels EMO à Hanovre, CMTS à Toronto ou encore Linkage à Hong Kong.
   
  Colette Roger, RTE Software
  Ce groupe né à Kaysersberg est articulé autour de trois pôles d'activité, les prestations de commerce électronique, les logiciels de communication et les logiciels pour téléphones mobiles. Son logiciel Wellphone sera d'ailleurs intégré sur tous les mobiles GPRS de Sagem. "Les États-Unis, pour nous, c'est mission impossible ! Nous savions le Mexique, au contraire, plus ouvert aux produits français. Et Francia 2001 a tenu ses promesses, nous avons reçu la visite de tous les opérateurs des pays d'Amérique latine". RTE Software a délibérément choisi d'être présent avec ses produits les plus accessibles sans maintenance ni hot-line : les logiciels d'e.mailing et de publipostage, prêts à être mondialisés. "C'est notre stratégie vers l'étranger." Francia 2001 était également le premier salon "non informatique" auquel participait RTE Software, un atout selon Colette Roger. RTE Software attend désormais que se concrétisent les bons contacts noués à Mexico : "Nous avons distribué des démos, cela se fera quand le public y aura touché."
   
  Pascal Provot, directeur export, Sineu Graff
  Pour ce fabricant de mobilier urbain (bancs, barrières, corbeilles, jeux d'extérieur,...), le réel développement à l'export remonte à trois ans, avec un service dédié. "Mais le Mexique, idéalement placé sur le continent américain, constitue notre première approche d'un pays plus lointain." Une question d'opportunité au départ, puisque Sineu Graff est en relation depuis un an, à distance, avec un partenaire local qui avait identifié l'entreprise alsacienne. "Outre le fait de concrétiser ce partenariat de distribution, d'adjoindre des services à la vente de nos produits, Francia nous permettait également de présenter nos produits sur place à des clients potentiels". Le bilan est impressionnant, plusieurs centaines de contacts, grâce à un important travail préparatoire. C'est officiel : un premier contrat est signé, d'un montant de 300 000 F!
   
  Sébastien Hauer, chef du service export, Outils Wolf
  Après une mission en Corée avec la CCI, très satisfaisante en termes d'affaires et d'organisation, la perspective de renouveler l'expérience à Francia 2001 est apparue plutôt séduisante chez Etesia, filiale des Outils Wolf. "Le potentiel du marché est intéressant, mais difficile, compte tenu de la proximité des États-Unis, notre principal concurrent. Notre objectif était de trouver un ou plusieurs importateurs, mais pas n'importe lesquels." Etesia exige de ses partenaires un atelier, pour assurer un service après-vente de qualité, et une équipe commerciale qualifiée pour présenter ses produits très spécifiques, tondeuses et autoportées. "Ces critères ont été présentés à la CCI, qui a pu préparer des rendez-vous, six au total, auxquels il faut ajouter les contacts spontanés lors de Francia." Quelques semaines plus tard, Etesia s'apprête à finaliser un accord avec deux importateurs qui disposent d'un réseau confirmé.
   
  André Honig, Directeur, Data Tools
  Depuis plus de dix ans, Data Tools élabore des stations-sol de réception de satellites d'observation terrestre, à destination essentielle d'institutionnels, États ou administrations d'État. "Un marché de niche : nous sommes une dizaine dans le monde, trois en Europe. Notre concurrence est essentiellement nord-américaine." André Honig reconnaît s'être peu consacré à la prospection ces dernières années : "On met maintenant en place une démarche commerciale plus active." Alors, le Mexique, pourquoi pas ? " À Francia 2001, j'ai eu plusieurs rendez-vous pré-établis avec des administrations mexicaines. Au total, j'en rapporte de bons contacts, reste à voir la concrétisation. De tels projets ne se décident pas en si peu de temps, ils s'étalent sur un à deux ans, voire davantage." André Honig a apprécié de figurer sur l'Espace Alsace : "C'est nettement plus agréable et ludique que d'y aller seul !"
   
  Gilles Lévy, directeurdu développement, Neurosoft
  Pour cette société d'ingénierie informatique, "le Mexique s'inscrit dans une ligne de récidive !" En effet, Neurosoft était déjà présent à Abidjan, ce qui a abouti, en dépit des événements politiques locaux, à la création d'une filiale. "Nous avions pensé que cette démarche était reproductible, et effectivement, nous nous associons à des opérations de ce type une fois par an en moyenne." Une démarche qui se veut exploratoire à deux niveaux : "D'une part, identifier un pays, un marché, et des opportunités d'affaires, d'autre part, identifier des ressources universitaires, des laboratoires, des centres de compétence." Objectifs visiblement atteints : "Des contacts sont pris autour de ces deux axes. Si tout va bien, nous devrions être capables de monter un bureau mexicain avant la fin de l'année. Je ne fais pas preuve d'euphorie, mais d'un optimisme raisonné !"
   
  Fabrice Urban, PDG, Quiri
  "Nous avions initié une démarche de recherche de distributeurs au Mexique, et nous avons profité de Francia 2001 et du stand commun à l'Alsace pour exposer et lancer cette recherche." Le fabricant d'équipements hydrauliques industriels et de ressorts à gaz dispose déjà de distributeurs en Asie, au Japon, en Corée, ainsi que dans plusieurs pays d'Europe. Le développement vers l'Amérique latine est en cours. "À l'occasion de Francia 2001, le Poste d'Expansion Économique nous a réalisé une étude très bien faite, et en conséquence, nous avons obtenu 4 contacts très prometteurs. J'avoue qu'en termes d'étude de marché, nous sommes très satisfaits."
   
  Franck Becker, chef de projet, Adira
  L'Adira duplique au Mexique une stratégie amorcée avec succès il y a quelques années en Inde, ou encore en Corée. "Nous nous intéressons aux pays en fort développement. Le niveau de vie est encore inférieur à celui que nous connaissons en Europe, mais il est amené à croître. Le Mexique s'est énormément développé dans l'année écoulée." La France y dispose d'une bonne image de marque : "À nous de jouer le premier rôle dès maintenant, de communiquer, et de signifier que si l'Europe est une chance pour les entreprises mexicaines, elles peuvent considérer l'Alsace comme un excellent point d'ancrage!" Un véritable travail de fond, mené avec les collègues de l'Alsace Development Agency. "Nous avons rencontré des délégations venues de deux régions, nous avons noué des contacts spontanés avec des entreprises, et des homologues d'agences de développement mexicaines." Des relations qui se cultivent à moyen terme, et qui permettent notamment à l'Adira d'être informée des projets d'expansion d'entreprises mexicaines en Europe.
   
  Olivier Gerster, responsable export pour l'Amérique latine, Wärtsilä
  Trois objectifs pour Wärtsilä à Francia 2001 : "C'était une exposition de préparation, pour prendre la température, si l'on peut dire, car nous serons présents en novembre au salon Power Mex, qui couvre tout le secteur de l'énergie. Par ailleurs, notre présence avait une vocation médiatique, dans la mesure où Wärtsilä vient d'installer une centrale au Mexique ! Enfin, nous souhaitions rencontrer nos entreprises partenaires dans ce pays."
Wärtsilä possède déjà un bureau au Mexique, et de fait, n'a pas participé à Francia 2001 "pour signer des contrats". "Nos objectifs sont atteints, et nous avons pu assurer notre présence sans dépenser une fortune. Dans notre activité, les projets ne se résolvent pas autour d'une table. Néanmoins, nous avons fait un pas... Pas grand, mais moyen !"
   
  Christian Boulon, responsable export, Groupe Michel Iderne
  Entre autres activités (laboratoire pharmaceutique médical, élaboration de compléments alimentaires), le Groupe Michel Iderne a développé une technologie permettant de transférer l'intégralité des principes actifs d'une plante sous forme de microsphères végétales. "C'est une technologie qui s'adapte à tous types de plantes, de tous les pays. Donc elle convient à l'ensemble des traditions médicinales." Ce savoir-faire, le Groupe a souhaité le présenter à Francia 2001 : "C'était notre première mission avec la CCI, et j'en suis enchanté. Sur place, le Poste d'Expansion Économique a beaucoup travaillé, et nous avait prévu 5 rendez-vous, avec des labos pharmaceutiques, entre autres. Des contacts très intéressants, qui s'ajoutent à la qualité générale de l'organisation."
   
  [ Contact CCI ]
 

Olivier Epp
Conseiller au Commerce International
Cellule Foire et Salons à l'International
03 88 76 42 18
o.epp@strasbourg.cci.fr

 www.strasbourg.cci.fr
 www.fist-net.com
 Contact CCI
 c.ertzbischoff
 @strasbourg.cci.fr
 o.epp@strasbourg.cci.fr
 j.choukroun
 @strasbourg.cci.fr
 

Analyse
Gérard Pfirsch, PDG Financière CETAL, secrétaire membre du bureau de la CCI
Le discours de la méthode

Nul ne doute, aujourd'hui, de l'importance capitale des salons comme vecteur de conquête de marchés. Le phénomène s'est amplifié ces dernières années, avec une évolution d'événements d'abord généralistes vers des salons de plus en plus professionnels, de plus en plus pointus. La sectorisation est extrême, et tout salon de renom s'impose désormais comme le point de convergence des entreprises d'un même secteur d'activité. De tels rendez-vous s'avèrent doublement incontournables : il importe de voir la concurrence et les acheteurs, et d'être vu... des mêmes. Pour la veille technologique et concurrentielle, quelle aubaine !
Certaines entreprises misent sur les salons pour assurer toute leur prospection commerciale. D'autres viennent y consolider leur image de marque, renforcer de visu des liens que les nouvelles technologies permettent souvent d'entretenir à distance. À chacun sa stratégie, pourvu qu'elle soit pertinente. Car l'investissement est souvent de taille, financier et humain. Voilà concentrée sur quelques jours l'énergie d'une équipe toute entière. L'erreur est bannie, trop lourde de conséquences.
Pas étonnant que certains hésitent à se lancer... Puisse ce dossier leur paraître riche de méthodes et d'enseignements.
Ces préoccupations, ces hésitations, contrebalancées par tant de promesses, la CCI les connaît. À la fois productrice de salons, comme le FIST ou Tourissimo, et commercialisatrice d'événements majeurs auprès de ses ressortissants, la CCI entend aujourd'hui développer cette compétence autour d'un projet qui fait intervenir l'industrie, l'international et l'intelligence économique et qui amplifiera la présence de nos entreprises à l'export, à l'image des salons professionnels organisés récemment à Mexico et tout prochainement à New-York, dans le cadre du Fancy Food Show ou encore à Pékin en novembre prochain.

"Le stand collectif impose aussi certaines contraintes : respecter une image de marque homogène et un comportement malgré tout communautaire. Nous nous chargeons de créer une ambiance conviviale !"

Charles Ertzbischoff
 
Gérard Goetz mise sur la Belgique
Liège, Bruxelles, Gand, Anvers, Charleroi... Gérard Goetz porte à travers toute la Belgique l'enseigne "Chez Julien", de Fouday. "Un gros investissement en temps, et des années d'efforts". Ainsi, cela fait 22 ans qu'il répond présent au Salon touristique bruxellois, d'abord en solo, puis via son groupement de restaurateurs.
Pourquoi la Belgique ? "Parce qu'on y parle français, et que ça accroche bien ! Autant le marché français est difficile à pénétrer, autant je rencontre du succès hors des frontières"... d'où sa participation à des salons luxembourgeois et suisses. Seules entorses à cette démarche bien ciblée, le prochain salon de la Gastronomie à Bourg-en-Bresse, "par amitié, parce qu'il est parrainé par Georges Blanc", et la Foire Européenne de Strasbourg. Par ailleurs, Le Club gastronomique de la Haute-Bruche est convié au Jardin des Délices.
 
Marc Wucher :
y aller ou pas, un savant dosage...
Depuis deux ans, Marc Wucher, qui préside à la destinée de l'Hôtel du Parc à Obernai, néglige les salons, travaux dans son établissement obligent. Mais il est de longue date assidu des rendez-vous touristiques européens majeurs. "Stand collectif, avec Destination Alsace ou l'Office du Tourisme d'Obernai, ou stand individuel, j'ai tout essayé. Ces événements ont hélas souvent lieu
le week-end, ce qui me force à délaisser l'hôtel à des moments d'activité forte. De plus, ils représentent de gros budgets. Y aller ou pas est un savant dosage, surtout quand les affaires sont difficiles". Marc Wucher note la tendance au regroupement : "Nous constituons actuellement une structure avec l'Office du Tourisme local, pour être présents sur des salons, mais diviser les coûts". Il préconise des actions concertées, à l'instar d'opérations de promotion de l'hôtellerie menées naguère par l'Autriche dans plusieurs pays. Pour l'instant, Marc Wucher n'a pas trouvé d'écho favorable à sa proposition...
 
Visites à la carte
Outre les stands collectifs, la CCI propose également les déplacements sur mesure. Car si exposer est un enjeu pour les entreprises, visiter les salons est un impératif de veille technologique et d'étude de marché. De tels déplacements collectifs sont systématiquement organisés lors de salons qui accueillent un Espace Alsace. Mais au programme, on trouve aussi l'incontournable Industrie Messe de Hanovre, ou le réputé EMO. De fait, les déplacements sont envisageables en fonction de la demande, 7 ou 8 personnes a minima. Interrogés sur leurs motivations à l'égard des déplacements collectifs, des chefs d'entreprise alsaciens ont cité en premier lieu l'opportunité de se retrouver entre acteurs d'un même secteur d'activités, d'échanger,
voire d'amorcer la création d'un réseau.
Ils citent ensuite l'avantage de tarifs réduits et d'une prise en charge de l'instant du départ jusqu'au retour à Strasbourg.

[ Contact CCI ]
Charles Ertzbischoff,
03 88 75 25 72
c.ertzbischoff@
strasbourg.cci.fr


Bientôt...
[ Trophées Export 2001 ]
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Jocelyne Choukroun, 03 88 76 42 16
j.choukroun
@strasbourg.cci.fr
 
Les Alsaciens mettent la pression !
12 000 visiteurs professionnels ont investi le World Trade Center
de Mexico, entre le 4 et le 8 mai derniers, à la découverte de l'exposition Francia 2001, organisée par le CFME-ACTIM. Près de 200 exposants français étaient présents, et l'Espace Alsace s'est taillé un joli succès. Particulièrement bien identifié, avec des panneaux soulignant - en espagnol ! - l'excellence de la première région exportatrice française, et appuyé par un solide plan de communication, l'Espace valait aussi par son accueil, grâce à Météor et aux Caves du Roi Dagobert. Un exotisme fort apprécié...
 
Salons :
demandez le guide !
Pour vous permettre de sélectionner les salons que vous irez visiter, mais aussi pour identifier ceux sur lesquels vous exposerez
dans votre secteur d'activités, en Alsace, en France ou à l'étranger,
3 documents :
• Guide des foires et salons en Alsace 2001 : 35 FRF (5,34 euros)
• Salons français 2001(MOCI) : 100 FRF (15,24 euros)
• Salons étrangers 2001 (MOCI) : 150 FRF (22,87 euros)

[ Contact CCI ]
Blandine Cazaubon,
03 88 75 25 53
ou
Geneviève Siat-Ganière,
MCIS (doc MOCI),
03 88 76 42 20
     
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