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METIERS |
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Services de sécurité |
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Des professions qui ont le vent
en poupe |
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Réponse à un besoin de protection et de prévention
des risques, la palette des prestations des services de sécurité
est large : de la télé-vidéosurveillance aux
prestations humaines comme le gardiennage, le transport de fonds
ou la protection rapprochée...
Regard sur quelques activités d'un secteur qui a le vent
en poupe.
Reposant sur des fondements culturels et psychologiques particuliers,
la protection des personnes est un créneau qui monte, ...
C'est également un domaine dans lequel la formation constitue
un défi à relever !
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Didier Chasserot |
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Une autre approche
de la sécurité des personnes |
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C'est
à partir de l'observation et de la connaissance du terrain
et des hommes que je construis mes interventions", indique Didier
Chasserot. Titulaire d'une maîtrise en sciences humaines et
d'un diplôme universitaire de responsable de formation obtenu
à l'Université Marc Bloch de Strasbourg, il se positionne
à la fois comme consultant, formateur et organisateur d'opérations
de sécurité. Sa société, GERFO, est née
en 1995, structure unique dans la région dans le domaine de
la formation et de la sécurité des personnes. Il y a
trois ans, Didier Chasserot s'est adjoint les compétences d'une
jeune femme, Béatrice Deleglise, DESS en sciences humaines,
comme lui installée en profession libérale. Ce partenariat
lui permet d'optimiser sa prestation de formation. "Notre complémentarité
homme/femme permet de dédramatiser certaines situations et
de faire passer un autre message", commente-t-il. "Nous
allions à tous les deux des compétences universitaires
et techniques, une bonne connaissance du terrain : personnes agressives,
situations pouvant dégénérer, gestion de foules,
etc.... Nous apprenons à nos stagiaires à gérer
une situation de violence. C'est dédramatiser l'agression,
comprendre à quoi elle correspond et déterminer le comportement
à avoir. C'est aussi se positionner pour que la situation ne
dégénère pas, et travailler en équipe
pour désamorcer l'agression". Didier Chasserot forme un
public large : douaniers, personnels d'administrations pénitencières
ou d'hôpitaux, porteuses de journaux ou médiateurs de
rues et agents d'accueil, commerçants. Paradoxe ? Ses clients
ne sont pas strasbourgeois mais répartis sur l'ensemble de
la France jusque dans les DOM-TOM, mais aussi en Suisse et en Belgique.
GERFO est connu par bouche à oreille, et par les contacts que
Didier Chasserot noue au salon professionnel Milipol. Il lui arrive
de travailler pour des groupes bancaires - des activités confidentielles
ou de l'aide aux victimes d'agression -. "Ce sont des problèmes
hautement sensibles", indique-t-il. En Alsace, Didier Chasserot
est connu pour ses prestations en organisation et supervision de sécurité
: il intervient, le plus souvent en sous-traitance avec des sociétés
implantées localement, dans les concerts, manifestations publiques,
sportives ou ludiques. Il anime des modules de formation incendie
dans des établissements de formation ou d'enseignement, comme
le SERFA, le GRETA à Mulhouse, ou l'IECS. Pourquoi il a fait
le choix de la sécurité des personnes plutôt que
celui de la protection des biens ? "Le comportement de l'homme
en situation extrême me passionne. Les situations sont toujours
différentes, les contextes particuliers, les individus distincts...
L'analyse est essentielle et mobilise des compétences comme
la psychologie, la maîtrise de soi, l'anticipation, la réflexion
autant que la technique et l'expérience". Spécialiste
des arts martiaux, Didier Chasserot enseigne également les
techniques de défense rapprochée et d'intervention.
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SGOF |
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Du gardiennage classique
à la télésurveillance |
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La
Société de gardiennage de l'Outre-Forêt (SGOF)
a été créée en 1988, à Wissembourg.
Spécialisée dans la télésurveillance,
les interventions sur alarme et les installations électroniques,
l'entreprise (une vingtaine de salariés) s'est constituée
une clientèle représentative d'entreprises et de particuliers
situés sur l'axe Mertzwiller, Soultz-sous-forêts-Wissembourg.
Avec une seconde antenne installée à Strasbourg en janvier
1999, Jean Luvara emploie une cinquantaine de personnes et près
de 200 vacataires pour des missions particulières comme la
sécurité interne de certains établissements ou
le contrôle de billets lors de manifestations sportives. Sa
mission principale est le gardiennage classique, avec des agents en
poste fixe surveillant sociétés et usines, ou les domiciles
de particuliers en proie à des cambriolages. "Les rondes
sont effectuées à des heures aléatoires, sur
un ou plusieurs sites", explique M. Luvara qui depuis 1999 a
constaté une évolution de l'insécurité
dans sa globalité : des vols et larcins qui concernent aussi
bien les particuliers que les entreprises. Les demandes des uns et
des autres sont en augmentation. L'activité que Jean Luvara
souhaite développer est la télésurveillance :
installations électroniques contre l'incendie, l'intrusion,
le contrôle des accès et la vidéosurveillance.
Les clients de SGOF sont surtout de grandes usines et des communes
et mairies du Bas-Rhin et, pour 20 %, les particuliers. Ce secteur
lié aux technologies est en plein essor, il représente
des coûts de gestion moins importants et... "plus faciles
à gérer que les humains", reconnaît-il. "Il
y a beaucoup de turnover dans notre métier, qui nécessite
une grande disponibilité horaire, un travail de nuit, le week-end...
pour une contrepartie salariale peu élevée". La
revalorisation récente (10 à 15 % en augmentation globale)
devrait doper le recrutement espère M. Luvara, qui souhaite
arriver à une stabilité de ses effectifs. Les salariés
employés par SGOF ont entre 30 et 40 ans pour les CDI, mais
il y a aussi des temps partiels étudiants, sur des postes ne
nécessitant aucune formation. À noter quelques femmes
dans le métier, même parmi les maîtres-chiens !
Certaines formations spécifiques sont cependant organisées,
selon le type de site surveillé, comme les établissements
recevant du public ou les grands immeubles nécessitant une
formation incendie ou sécurité. Société
à vocation régionale, les partenariats que M. Luvara
met en uvre avec sa clientèle sont basés sur le
conseil et le service. "Ensuite, notre clientèle se construit
par le bouche à oreille", ajoute-t-il. |
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SECURITAS |
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Une structure d'envergure,
des moyens et des compétences multiples |
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L'avenir
est dans la prévention des risques", indique François
Meyer, directeur de Région Alsace Franche Comté chez
Securitas. Un groupe d'origine suédoise qui a fait ses preuves
en Europe.
C'est à Eckbolsheim que se situe le siège de la direction
régionale, qui opère dans quatre grands domaines de
la sécurité : surveillance par agent, sécurité
électronique, télésurveillance et interventions
sur alarmes. S'y ajoute une spécificité alsacienne
de Securitas : le transport de fonds et la logistique bancaire.
Dans l'agence d'Eckbolsheim, près de 1 150 salariés
sont employés. Securitas dispose également de moyens
importants, en matière de véhicules. Sur Strasbourg-CUS,
2 700 interventions sur alarme sont effectuées chaque mois
dans un délai moyen inférieur à 20 mn.
"Nos agents procèdent à ce qu'on appelle une
levée de doute : ils vérifient s'il y a eu intrusion,
puis la police prend le relais. Quelques chiffres pour vous donner
une idée du volume d'activité enregistré par
SECURITAS en 2000 : 438 200 appels téléphoniques ont
été traités par le PC de surveillance humaine
basé à Mulhouse, 2 123 197 heures de prestations ont
été effectuées, 44 000 interventions sur alarme,
236 000 rondes et 92 véhicules ont parcouru plus de 5 millions
de kilomètres ! Nos métiers sont extrêmement
variés, avec des prestations différentes. Notre organisation
a pris en compte cette largesse. À titre indicatif, chaque
centrale de télésurveillance aura à terme une
typologie de clientèle - constituée pour 70 % d'entreprises
et de services professionnels comme les banques, les commerces",
précise François Meyer.
Spécialiste de la surveillance, SECURITAS fait de la sécurité,
et non du gardiennage et peut se targuer de la marque NF Service
Entreprises privées de prévention et de sécurité,
délivrée par l'AFNOR, ainsi que ISO 9002 de l'AFAQ,
gages de sérieux et de qualité des prestations.
"Notre métier est en pleine maturation en France, et
nous avons un retard important à combler en matière
de pédagogie et d'enseignement : les filières n'existent
pas. En 2000, nous avons consacré 3 MF à notre budget
de formation. En réponse à la hausse des coûts
de production et à l'évolution du marché, nous
nous orientons vers une prestation combinant trois concepts : agents
postés, quand c'est nécessaire, prestations à
temps partagé entre différents établissements
et sécurité passive avec la télésurveillance
électronique. En Suède la moitié des achats
de sécurité concerne la sécurité mobile,
alors qu'en France nous en sommes à 5-10 %. Les entreprises
ne réalisent pas l'importance de la fonction sécurité
et des conséquences liées aux risques que nous gérons.
Et pourtant, un sinistre grave comme le feu peut induire un dépôt
de bilan dans l'année suivante", commente Pierre Fleury,
directeur de clientèle. Le concept auquel François
Meyer croit beaucoup est la prévention - qui fonctionne bien
dans d'autres pays d'Europe, où l'on constate une diminution
des risques -. Toutes les entreprises devraient se sentir concernées,
et tout autant les groupements de communes ou les collectivités
locales dont le besoin de surveillance est souvent important. Et
de conclure : "Nous avons de vrais problèmes en France,
mais aussi de vraies solutions !"
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Services de sécurité
Un métier en pleine expansion
Regroupés sous le code NAF74 6Z "enquêtes et sécurité",
les acteurs des services de sécurité sont nombreux
: activités d'enquête et de recherche (hors cadre judiciaire),
services de transports de fonds, activités de surveillance,
de garde ou de protection et conseil en sécurité industrielle.
La vaste gamme
de prestations offertes permet de couvrir un ensemble hétéroclite
de marchés clients. Les sites industriels, les banques et
les commerces constituent les principaux clients des services de
sécurité. Depuis quelques années, les administrations
et l'ensemble des lieux publics développent leurs recours
aux services de sécurité. C'est aussi le cas de certains
parkings, locaux commerciaux ou stades. La loi Pasqua a entériné
le partenariat entre les forces de la Police Nationale et celles
du privé. Par ailleurs, les systèmes de protection
électroniques connaissent un élargissement de leur
clientèle, avec notamment la demande de particuliers en pleine
expansion.
Une réglementation
à préciser
Les professionnels du secteur sont en attente d'une moralisation
réglementaire de la profession, le cadre législatif
français étant jugé insuffisant. Il existe
cependant une charte professionnelle de la sécurité
privée, élaborée par le Syndicat National des
entreprises de sécurité SNES. Un accord a été
signé en octobre 2000, visant
à revaloriser les emplois et pérenniser les prestations.
Celui-ci intègre non seulement les éléments
liés directement à la rémunération des
personnels, mais aussi d'autres composantes directes. Une mise en
application sur deux ans prévoit l'établissement d'une
nouvelle grille de salaires minima, de nouvelles classifications,
une réglementation du travail de nuit, du temps d'habillage
et de déshabillage...
L'objectif du syndicat est d'engager une véritable revalorisation
de la profession, rendant les métiers plus attractifs, et
les repositionnant dans une logique sociale et économique
plus saine.
Des formations à
créer
Côté formation, les exigences sont encore timides,
que ce soit pour les ingénieurs et designers qui conçoivent
des alarmes, les consultants en sécurité, les opérateurs
des stations de surveillance ou les installateurs.
La formation aux techniques de sécurité est largement
faite par les employeurs, et la profession lutte pour mettre en
place des formations plus percutantes. Le seul véritable
diplôme de l'Éducation Nationale propre à la
sécurité privée est le CAP d'agent de prévention
et de sécurité.
Des entreprises très
diversifiées
On recense de 3 000 à 5 000 entreprises selon les sources,
pour la sécurité dans son ensemble. 1 700 sont fondées
sur la surveillance humaine. Investissement de départ : une
centrale, soit 100 à 200 KF. La majorité des entreprises
sont des PME de moins de 50 salariés. Dans le Bas-Rhin, le
service des Fichiers de la CCI en dénombre près de
70, tous métiers confondus, du détective privé
au transporteur de fonds, passant par la société de
gardiennage et le maître-chien. Parmi les entreprises les
plus connues, de nombreux spécialistes étrangers comme
Sécuritas, groupe suédois bien implanté en
Alsace (a racheté Kessler, SGI Surveillance et la Compagnie
Française de Sécurité et Téléservices,
et pris le contrôle du français Proteg Sécurité),
le groupe américain Brink's, spécialisé dans
le transports de fonds, qui fait son entrée dans l'Est de
la France. Les groupes français sont Ardial Fiduciaire, Euroguard,
ACDS Prévention Sécurité, Sécurifrance,
Européenne
de Protection... Mais cette liste est loin d'être exhaustive.
Un marché croissant
mais beaucoup plus concurrentiel
- Les prestations électroniques ont enregistré une
croissance
de près de 60 % depuis 1996 (source : Xerfi, 1999).
- Le segment des prestations humaines a annoncé, pour la
même période, une progression moins forte (12 % environ).
La concurrence sévère, voire sauvage, par les prix,
menée notamment sur le gardiennage, pèse fortement
sur l'évolution de la profession.
Infos juridiques
- L'exercice des activités
de surveillance, de gardiennage, de transport de fonds et de protection
des personnes n'est possible qu'à la condition d'obtenir
un agrément administratif préalable. Cette autorisation
relève de la préfecture, après inscription
au Registre du Commerce et des Sociétés.
- Transports de fonds : face à l'augmentation des problèmes
de sécurité, une nouvelle réglementation, plus
stricte, a été adoptée en matière de
transports de fonds. Elle a été mise en place par
le décret n°2000-376 du 28 avril 2000.
- L'activité de protection de personnes est incompatible
avec celles de surveillance, gardiennage et transport de fonds.
[ Contact CCI
] Emmanuelle
Spindler,
03 88 75 24 22
e.spindler@
strasbourg.cci.fr
Documentation
> Panoramas sectoriels XERFI
> Étude APCE
- Télésurveillance et sécurité électronique
- Surveillance et gardiennage
[ Contact CCI
]
Monique Siffert,
03 88 75 25 50
m.siffert@
strasbourg.cci.fr
Salons professionnels
Expoprotection
Salon international de la protection et de la sécurité
(Le Bourget, Paris)
Milipol
Salon mondial de la sécurité intérieure des
États
(Le Bourget, Paris)
Adresse utile
Syndicat National des Entreprises de Sécurité et Union
Fédérale des Industries et Services de Sécurité
UFISS à Levallois-Perret
Tél. 01 42 70 80 20
(Il n'existe pas de Syndicat local)
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