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COMMERCE |
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Consensus transfrontalier |
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Non aux magasins d'usine ! |
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De part et d'autre du Rhin, les commerçants conjuguent leurs
forces et posent un veto catégorique à l'ouverture
des magasins d'usine qui sont prévus sur le nord de l'Alsace,
à Scheibenhard et Roppenheim, ainsi qu'à Sollingen
et Karlsruhe en Allemagne.
Le consensus a été recueilli par le Groupement Commercial
du Bas-Rhin, à l'occasion d'une réunion provoquée
fin mars avec les présidents d'associations de commerçants
français et allemands - 16 représentants de CCI et
d'associations de Fribourg, Achern, Buhl, Baden-Baden et Karlsruhe
ont répondu pré-sent -. Leur détermination
a été clairement affichée, débouchant
sur la création d'une commission transfrontalière
dont la première démarche sera une prise de contacts
avec les élus des deux rives du Rhin. En l'absence d'accord,
une manifestation d'envergure serait d'ores et déjà
envisagée, sur un lieu restant à définir :
Pont de Kehl ou Parlement Européen.
Comme l'indiquent Georges Waltz, président du Groupement
Commercial du Bas-Rhin et Gaston Girard, président CGPME
Bas-Rhin, "c'est une mobilisation que l'on n'a pas rencontrée
depuis longtemps". Les présidents des CCI françaises
et allemandes, ainsi que les représentants des Chambres de
Métiers, ne se sont pas déclarés opposés
à cette forme de commerce, mais aux conditions d'implantation
qui sont préconisées. La localisation envisagée,
"en pleine nature", de ces magasins d'usine (M. Girard
relève que les usines n'existent pas à proximité
!) met en danger l'attractivité des centres-villes. "Si
nous acceptons, nous creusons notre propre tombe, en nous dirigeant
vers une accentuation du chômage", affirme M. Girard.
Selon les centrales syndicales, ajoute M. Waltz, "un emploi
créé dans un magasin d'usine correspond à deux,
voire trois emplois supprimés en centre-ville". Pertes
d'emplois corroborées par les représentants de l'IHK
Südlicher Oberrhein et par Georg Fröhner, président
de l'IHK de Freiburg, lesquels ont évoqué les projets
semblables sur Baden Airpark à Sollingen et à Baden-Baden.
Parmi les arguments invoqués par les commerçants
du Bas-Rhin et du Bade-Wurtemberg :
"Assez de surfaces de vente ! Laissez vivre ou survivre les
formes de commerces actuelles qui croulent sous les charges et sont
souvent à la limite de la rentabilité."
"Où sont donc en France ces usines qui produisent ces
vêtements ou chaussures ? Ne sont-elles pas en Asie, à
Hong-Kong ou au Maghreb ?"
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Enquête |
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L'exemple troyen |
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Berceau historique des magasins d'usine, l'agglomération
troyenne a connu, depuis 1993, une diversification et un renforcement
considérable de son offre commerciale à la suite de
la création de deux centres, Marques Avenue et Mac Arthur
Glen. Constat.
Une enquête a été menée en juin 2000
par l'Observatoire Économique de la CCI de Troyes et de l'Aube.
Ont été recensés 9 sites comportant 239 cellules,
soit une surface totale de vente de 78 409 m2. Cette surface était
de 54 390 m2 en 1995, elle a donc augmenté de 44,2 % en 5
ans. 905 personnes y sont employées, dont 696 à temps
complet.
Sur cet effectif, il faut noter une baisse d'effectifs des sites
dits anciens au profit des sites périphériques : la
zone commerciale Pont-Ste-Marie a augmenté ses effectifs
de 200 personnes depuis 1995, et la zone Saint-Julien-les-Villas
de 150. Par contre, certains centres "anciens" ont fermé
leurs enseignes (comme le Cheval de Troyes).
L'analyse de l'offre commerciale de Troyes : du bon et du mauvais
Les retombées économiques des magasins d'usine sur
le plan local et, en particulier, sur le centre ville de Troyes
sont mal connues et sujettes à polémique. L'étude
menée permet de caractériser le phénomène,
dont :
- la force d'attraction des magasins d'usine,
- le comportement des chalands,
- la puissance économique du concept des magasins d'usine,
- l'emprise sur le marché local,
- l'analyse du poids économique du centre ville.
Constat
La dépense moyenne des consommateurs extérieurs au
département n'a cessé de croître depuis 1993,
passant de 811 à 1 376 F, alors que celle des Aubois n'a
pas observé la même tendance. Les Troyens et les habitants
de l'agglomération troyenne affichent un maintien de leur
dépense moyenne (450 F) alors que les autres voient leur
panier baisser régulièrement.
La part du CA Aubois représente 19 % de la dépense
de consommation annuelle des ménages dans le secteur intéressant
les magasins d'usine.
Par contre, les retombées économiques indirectes sont
importantes, estimées à 172 MF, dont 95 MF pour la
restauration, 10 MF pour l'hôtellerie, 67 MF pour les dépenses
de consommation.
Conclusion
Le commerce de centre ville de Troyes a évolué dans
un contexte où le commerce de périphérie est
fort et structuré, hors magasins d'usine. L'offre marchande
en centre ville met en évidence une situation contrastée
:
- en terme de volumes de commerces, et notamment de commerces de
l'habillement, nous observons que le centre ville de Troyes a perdu
27 boutiques de prêt-à-porter entre 1993 et 1998, Saint-Nazaire
14 et Poitiers 11.
Ce sont les commerçants les plus faibles (CA inférieur
à 200 KF) qui ont le plus souffert du développement
de l'environnement magasins d'usine.
- À l'inverse, une partie des commerçants indépendants
a su se repositionner en adaptant son offre ou en se reconvertissant
dans d'autres secteurs d'activité. Ces éléments
viennent nuancer le constat portant sur le volume de commerces de
prêt-à-porter et leur évolution.
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Du 25 juin au 6 juillet |
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Les fruits et légumes
mènent la danse ! |
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Produits vivants
divers et saisonniers, les fruits et légumes sont l'élément
essentiel de l'image de qualité et de fraîcheur d'un
magasin ou d'un marché. Ils seront à l'honneur cet été
! C'est d'abord un concours d'étalages qui est prévu
sur Strasbourg et sa grande couronne, durant deux semaines, du 25
juin au 6 juillet. Destiné à promouvoir la vente des
fruits et légumes dans le département, ce concours est
organisé en commun avec les maisons à succursales, les
entreprises de la distribution ainsi que les détaillants indépendants
sédentaires et non sédentaires. Il bénéficie
de l'appui et de l'aide du Ctifl (Centre technique interprofessionnel
des fruits et légumes), des organisations professionnelles
et de la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin. Un jury composé
de professionnels sera chargé de la visite des magasins, commerces
et coopératives de production participant au concours. Quatre
catégories seront primées : les commerçants sur
marchés couverts, non sédentaires et spécialistes
en magasins, les magasins d'alimentation générale dont
la surface de vente totale ne dépasse pas 300 m2, les magasins
non spécialisés dont la surface de vente totale est
comprise entre 300 et 2 500 m2 et ceux de plus de
2 500 m2. Les principaux critères de sélection des candidats
ont d'ores et déjà été fixés :
impression générale (attractivité, propreté,
originalité), qualité et fraîcheur, assortiment,
information du consommateur, mise en valeur des produits français
de saison... D'autres opérations grand public se grefferont
sur le concours, dont une journée portes-ouvertes du marché
gare (le 4 juillet) et une opération de "conseils nutritionnels"
dans les points de vente animés par les diététiciennes
d'Interfel (Association interprofessionnelle des fruits et légumes
frais). Rendez-vous dans notre prochain numéro pour plus de
précisions.
[ Contact CCI
]
Nathalie Rolling, 03 88 75 24 65 |
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HandiBip : le "mieux-vivre"
des handicapés |
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Commercialisé
par Alsace Domo Systèmes (Souffelweyersheim), HandiBip est
un concept dédié à l'amélioration du cadre
de vie des personnes handicapées. Le principe : une télécommande
ou "Bip" fournie gratuitement aux personnes, leur permettant
d'accéder à des commerces ou services de proximité
partout en France. Ainsi, par simple pression sur la touche "appel
de service", elles signalent leur présence sur la borne
d'appel (installée en tout lieu public ou dans chaque commerce).
Un signal sonore et lumineux informe le commerçant d'une demande
d'intervention ou de service. Par ailleurs, des emplacements réservés
seront accessibles aux personnes handicapées et à elles
seules, grâce aux arceaux "HandiPark". Ces deux produits,
HandiBip et HandiPark, sont actuellement distribués par le
réseau Domatec auprès des administrations, collectivités
locales, hôpitaux, services publics, pharmacies, commerces...
[
Contact ]
0 820 016 016 (numéro Indigo, appel local).
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La législation
> Utilisation des dénominations "magasin ou dépôt
d'usine".
Depuis la loi du 5 juillet 1996, les dénominations de "magasins
ou de dépôt d'usine" sont réservées
aux seuls producteurs qui vendent directement au public
- ce qui implique l'absence d'intermédiaires revendeurs -
la partie de leur produc-tion non écoulée dans le
circuit de distribution ou faisant l'objet de retour.
> Marchandises mises en vente dans les magasins d'usine :
les ventes directes doivent exclusivement concerner les productions
de la saison antérieure de commercialisation, justifiant
ainsi une vente à prix minoré.
> Les projets de création ou d'extension de centres
de magasins d'usine sont soumis à la commission départementale
d'équipement commercial.
[ Contact
]
Monique Triponel, direction juridique,
03 88 75 25 24
juridique@
strasbourg.cci.fr
Les magasins d'usine en
France
Situation septembre 2000
11 centres magasins d'usines sont en activité, 1 centre vient
d'être autorisé (à Marne-la-Vallée) et
14 sont en projet, dont 4 sur le Bas-Rhin (1 a été
abandonné entre-temps).

Les magasins d'usine en
Europe
Situation septembre 2000

Maxi Coop : un 23e supermarché
à Duttlenheim
Le groupe Coop Alsace (Strasbourg-Reichstett) poursuit sa politique
de développement et ouvre un 23e supermarché Maxi
à Duttlenheim. Rendez-vous : rue de la Gare.
Les stammtischs du Pays
de Brumath
Dans le cadre de la charte de développement local, le Pays
de Brumath met en place un cycle de stammtischs destinés
aux entreprises du canton. Tous les deux mois, un thème sera
traité : aménagement de la réduction du temps
de travail, euro, relations-client, Internet, etc. Partenaires de
cette opération : les associations de commerçants
de Brumath, Hoerdt et Gambsheim, et les Chambres consulaires : Chambre
de Métiers d'Alsace et CCI.
[ Contact
]
Pays de Brumath,
Cap 2010,
Xavier Schramm,
03 88 68 14 06
La quinzaine du commerce
équitable

Elle s'est tenue du 27 avril au 13 mai, avec la mobilisation de
plusieurs antennes locales de Max Havelaar, acteur-clé du
commerce équitable. Cette démarche concrète
tournée vers l'homme milite pour un commerce plus juste,
permettant à de petits producteurs de vendre leurs produits
à des prix décents.
Un programme varié d'animations, débats, colloques,
expositions pour lutter contre la pauvreté de certains pays
producteurs. À Strasbourg, un marché européen
s'est tenu les 12 et 13 mai dans le parc de l'Orangerie, avec des
animations, du théâtre, des concerts de solidarité.
Charte départementale
d'équipement commercial : premiers travaux en cours
Travailler ensemble sur le développement de l'offre commerciale
du département du Bas-Rhin. C'est l'objectif que s'est fixé
la CCI, en association avec les élus, la Région Alsace,
la Chambre de Consommation d'Alsace, le Conseil Général,
la CUS, l'ADEUS, la CMA. Réunis en comité de pilotage,
leurs techniciens uvrent à l'élaboration d'une
charte départementale d'équipement commercial. Un
premier travail est en cours, avec une analyse des secteurs Molsheim-Obernai-
Rosheim-Vallée de la Bruche, en relation avec les élus
politiques, les associations de commerçants et d'artisans
et la grande distribution. Résultats en septembre 2001.
[ Contact CCI]
Caroline Fritsch,
03 88 75 25 61
c.fristch@
strasbourg.cci.fr
Place des Halles : sur
la toile
Désormais vous pouvez retrouver le centre commercial de la
Place des Halles sur Internet. Informatif, pratique et ludique,
le site répondra à toutes vos questions : magasins
(ils sont 120), restaurants (10), services pratiques, petites annonces...
et informations utiles sur les environs et la ville de Strasbourg.
[ Site ]
www.placedeshalles.com
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