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METIERS |
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Bijoutier-joaillier |
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Une profession qui conjugue rigueur
et passion |
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Le métier de bijoutier-joaillier est avant tout une affaire
de cur et de goût. Cependant, il implique aussi la capacité
toujours renouvelée de s'adapter aux attentes particulières
de sa clientèle... En deux mots, il faut donc conjuguer rigueur
et passion.
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Analyse : Artisan-bijoutier : «le bonheur de créer
en improvisant» |
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Corporation incontournable, la BHJOS 67* regroupe plusieurs spécialités
: bijoutiers, horlogers, joailliers, sertisseurs, orfèvres.
Elle a un rôle de normalisation du métier et entretient
des liens entre professionnels, institutions, et grand public.
L'objectif de la BHJOS 67 est d'informer ses membres, de promouvoir
le métier et la formation. « Une connaissance des nouvelles
techniques est indispensable au bijoutier qui veut évoluer,
ou tout simplement se maintenir », souligne Évelyne
Munch. Nous organisons des stages de mise à niveau, sur des
thèmes comme la gemmologie, la soudure ou l'utilisation d'Internet.
Un mensuel informe les membres des évolutions et
des réglementations de la profession... ou encore des manifestations
à ne pas manquer. Enseignante au CFA d'Eschau, Évelyne
Munch représente également la BHJOS 67 à des
jurys d'examens, des concours ou des stages. Elle est émerveillée
de l'intérêt suscité auprès des jeunes.
Et regrette d'autant le moindre investissement des maîtres
d'apprentissage, c'est malheureusement le cas pour tous les métiers
d'art, ajoute-t-elle.
Présente depuis de nombreuses années dans le hall
de l'artisanat
à la Foire Européenne, Évelyne Munch participe
également à d'autres événements grand
public du type Bourses, Forums des métiers, Portes-ouvertes
au CFA. « Notre profession pourrait être scindée
en deux secteurs , indique-t-elle : les artisans-créateurs
et les prestataires de services. Les uns et les autres ne s'adressent
pas à la même clientèle. Tout comme le monde
du luxe : on achète un nom, une marque et non un objet de
tendresse, de souvenir ». Vous l'avez compris, Évelyne
Munch défend ardemment les artisans purs : « ceux qui
font perdurer le métier », de l'avis d'Éric
Humbert, maître joaillier créateur. Leur avenir est
prometteur « à condition qu'ils aient le sens du contact
et de l'écoute et assurent le meilleur service à un
coût juste », ajoute Évelyne Munch.Que le client
soit à la recherche de boucles d'oreilles, de bagues ou de
pendentifs, de diamant ou de pierre fine, peu importe... l'artisan
éprouvera toujours le même bonheur : créer en
improvisant.
[ Contact ]
BHJOS 67, 03 88 10 28 00
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Témoignages |
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Bijoux Heitz : les coups de cur d'un couple en or |
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La
bijouterie Heitz est située à Geispolsheim depuis 1981.
Armand Heitz fait partie des premiers bijoutiers-joailliers à
avoir installé son établi dans le magasin. Aujourd'hui,
les ateliers-boutiques sont monnaie courante.
Depuis cinq ans, Armand Heitz n'a pas de concurrence directe dans
le village et réalise près de 50 % de son chiffre d'affaires
en création, transformation et réparation.
Bijoutier-joaillier issu de l'apprentissage à la fin des années
60, Armand Heitz défend une certaine éthique du métier,
tout en s'adaptant à ses évolutions. Ainsi, informatisé
dès 1995, il dispose d'une adresse e-mail et d'un site : «je
me suis fait référencer par le centre de gestion».
Dans ses vitrines, une gamme complète de bagues, colliers,
bracelets et pendentifs, parures en or gris et or jaune, saphirs et
diamants... et des montres. Ce qu'il privilégie est la création
sur mesure : «des bijoux que je dessine et personnalise en fonction
des souhaits des clients». Pour bon nombre conquis grâce
au bouche à oreille, ils viennent d'un peu partout.
Secondé occasionnellement par son épouse Astride, Armand
Heitz se retrouve seul depuis octobre 2000, puisque celle-ci dirige
un second magasin au centre-ville d'Erstein. La nouvelle enseigne
est sise dans un ancien magasin d'électroménager, qui
offre un espace clair et spacieux. «Erstein est une petite ville
pour laquelle nous avons eu un coup de cur» , affirment-ils
de concert. M. Heitz relaie son épouse le mercredi après-midi,
s'installant à l'établi pour fondre, laminer, étirer,
façonner ses pièces.
Pour l'instant, Armand Heitz n'a pas fait le choix d'embaucher, ni
de recruter un apprenti : «cela prend beaucoup de temps, il
y a sans doute d'autres solutions à trouver au niveau des modes
de formation», souligne-t-il.
S'il est encore un peu tôt pour afficher un premier bilan, Astride
Heitz est ravie de ses débuts - les résultats de fin
d'année ont été à la hauteur de ses ambitions,
elle a d'ailleurs été surprise de la nette propension
à l'achat d'une clientèle masculine -. Ce qu'elle apprécie
surtout est l'aspect relationnel du métier. Tout en vivant
une expérience nouvelle : ancienne assistante dentaire, elle
a suivi des stages en bijouterie, gemmologie et informatique afin
de parfaire ses connaissances. Aspect pratique, la demeure du couple
se situe quasiment à mi-chemin entre les deux échoppes.
[ Contact ]
heitzcreation@netcourrier.com |
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Éric Humbert
« Il faut se donner les moyens de ses ambitions » |
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À
l'heure des premiers choix de vie - 16 ans - Éric se retrouve
à donner un coup de main à son père Claude
Humbert, maître-joaillier reconnu sur la place de Strasbourg.
C'est à l'établi que petit à petit il découvre
un métier exigeant. Il y développe ses dons artistiques
et amorce son développement. «Après mon apprentissage,
j'ai exercé pendant trois ans avant de viser la maîtrise.
C'est un processus nécessaire : il faut dominer la technique
avant de vouloir évoluer et se laisser aller à la
création pure ». Même si ce terme n'est guère
apprécié par Éric Humbert : «c'est un
peu prétentieux, je préfère dire : je transforme
ce qui existe ». Dans son magasin, 70 % des modèles
en joaillerie sont pourtant bien de la création, «
ses bébés », comme il les appelle... Des lignes
de bijoux à l'image des « Essentielles », modèles
sobres, sophistiqués et bien pensés. Interrogez-le,
il vous expliquera sa technique très au point et son parti
pris à faire jouer les contrastes, comme diamants et perle
noire. Les idées lui viennent souvent à partir de
la matière qu'il aura achetée. Choisie sur catalogues
mais le plus souvent dénichée à l'occasion
de l'un de ses nombreux voyages. Destinations définies en
fonction des pierres précieuses ou des objets qu'il pourra
y trouver. Faites un saut dans son magasin, il en vaut le détour,
sa déco est à l'image de ce qu'il a trouvé
lors d'un périple - amateur d'art, il apprécie les
objets et les cultures - C'est aussi ce qui fait l'histoire de ses
bijoux. Un récent séjour à Tahiti lui a permis
de rapporter quelques-unes des perles les plus rares au monde. Un
coup de foudre qui se nomme perles noires, qu'il aime aussi appeler
perles du paradis.
Il est vrai qu'Éric Humbert se donne les moyens de ses ambitions
: la création partagée avec ses clients est bien plus
difficile que la création personnelle. Prendre du temps,
être à l'écoute de sa cliente lui permet d'avoir
une idée plus précise de son style de vie avant de
concevoir une uvre d'art qui lui correspond.
Dans la vitrine d'Éric Humbert, vous trouverez aussi bien
des pièces de joaillerie associant classique et moderne,
et des bijoux «délirants» que peut-être
il ne vendra jamais. Plutôt individualiste, Éric Humbert
vit dans son monde, son choix : privilégier la qualité
au rendement. Maîtrisant les techniques nouvelles dans son
métier, il a également créé son site
Internet pour sa clientèle internationale. Sur son agenda
est noté Madagascar... Qui sait, peut-être une nouvelle
ligne de bijoux à la clé ?
[ Site ]
www.eric-humbert.com
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Évelyne Munch
"Le bijou, c'est ma vie !"
Évelyne Munch, Présidente de la Corporation des
Bijoutiers, Horlogers, Joailliers, Orfèvres et Sertisseurs
du Bas-Rhin vit une histoire de famille et une passion qui l'a animée
toute petite.
Aujourd'hui encore, c'est à l'ancienne que vous la verrez
utiliser le creuset, chauffer l'or au chalumeau, pour le verser
dans une lingotière.... Un travail long et minutieux, dont
elle est très fière : «Chaque bijou fait partie
intégrante de moi-même», dit-elle. Création
sur mesure ou à partir d'éléments existants
- «Il y a une part d'affection d'un bijou transmis, le travail
est considéré comme réussi lorsque j'ai travaillé
en symbiose avec mon client». Ses bijoux, elle les réalise
essentiellement avec des métaux précieux comme l'or
(elle n'utilise que du 750 millièmes) le platine ou l'argent,
en mettant en uvre les techniques de découpage, de
ciselure... et d'assemblage qui lui viennent de son papa. Diplômée
des Arts décoratifs en 1960, titulaire du brevet de maîtrise
en 1966, Évelyne fait partie des bijoutiers-joailliers qui
excellent également dans d'autres domaines de la création
: peinture, émaux, orfèvrerie, gravure, ciselure,
... Tant son attrait pour l'art est primordial.
La profession en chiffres
Distribution
L'INSEE répertorie la distribution de bijoux sous le code
NAF 524V. Cette catégorie comprend le commerce de détail
de montres et autres articles d'horlogerie ainsi que le commerce
de détail d'articles de bijouterie et d'orfèvrerie.
L'Agence pour la création d'entreprise (APCE), d'après
une source Insee/EAE publiée en l'an 2000, recense environ
5 500 entreprises et 8 000 points de vente en France, occupant plus
de 15 000 salariés.
Produits vendus
Les bijoux en or, surtout en or et pierre (18 millions d'unités
vendues en 1999) tiennent la vedette, notamment les colliers et
pendentifs. La bijouterie fantaisie a réalisé un CA
de 3 milliards de francs en 1999.
Concurrence
De nouveaux circuits de distributions sont apparus : grandes surfaces
et vépécistes, de même que les bijouteries-fantaisie.
Les grandes surfaces tout particulièrement pratiquent des
prix très compétitifs, notamment pour l'or. Autres
formes de concurrence : les ventes à domicile, le téléachat,
la vente sur Internet.
Tous secteurs confondus, il y aurait environ 10 000 points de vente,
dont 1510 représentent de la vente directe artisan, 6 335
sont des bijouteries de centre-ville. 158 établissements
sont répertoriés dans le Bas-Rhin.
Fabrication
Répertoriée par l'INSEE sous le code NAF 362C, la
fabrication d'articles de bijouterie, joaillerie, orfèvrerie
comprend la fabrication d'articles de bijouterie en métaux
précieux, plaqués ou doublés de métaux
précieux ou de pierrres gemmes, le travail des perles, des
pierres, du diamant et des pierres synthétiques, la fabrication
d'articles d'orfèvrerie...
L'accès à la profession
Bijoutier, horloger, joaillier, orfèvre ou sertisseur, tous
ces professionnels qualifiés exercent leur métier
au sein d'entreprises artisanales, même si la plupart disposent
d'un point de vente et pratiquent en plus une activité commerciale
de négoce ou de prestation de service.
L'accès à ces métiers se fait de façon
privilégiée par la voie de l'apprentissage puis de
la formation continue. Il existe
en effet un cursus de formation complet du niveau 5 au
niveau 3, du CAP au Brevet de Maîtrise (BM).
Documentation
Études Xerfi
Étude APCE
Et, toutes les informations disponibles au CCI-Info Documentation
(études sectorielles, ouvrages, statistiques), contacts et
sources d'information....
[ Contact CCI ]
Monique Siffert,
03 88 75 25 50
m.siffert@strasbourg.cci.fr
Le saviez-vous ?
Il y a or et or
L'unité de mesure des pierres se définit en carat
(ct).
1 carat = 0,2 grammes. À ne pas confondre avec la proportion
d'or fin contenue dans un alliage d'or qui s'exprime en karat (K).
On distingue la proportion d'or fin et la proportion d'autres métaux
(argent, cuivre, nickel, zinc, palladium, etc).
- Or
22 Karats : 916 millièmes
18 Karats : 750 millièmes
- Alliage
14 Karats : 585 millièmes
9 Karats : 375 millièmes
Avec l'arrivée des normes européennes, les titres
sont exprimés en millièmes.
Connaissez-vous...
le point de fusion de l'or ? Il est de 1064°
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