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Véritable
carte d'identité numérique, le certificat électronique
authentifie la signature de votre correspondant
L'outil qui
vient enfin professionnaliser les correspondances sur le web est
disponible, via la CCI, dès le 24 avril.
«L'existence de la certification de signature électronique
fait basculer les échanges sur Internet d'un univers incertain
à un univers maîtrisable », résume François-Xavier
Marquis, délégué général de ChamberSign
France, à Paris. Incertain parce que, jusqu'alors, un simple
e-mail adressé ou en provenance d'un client, d'un prospect
ou d'un fournisseur n'avait pour seule valeur que celle que l'on
voulait bien lui accorder ! Avec la part de risque que cela comporte,
bien entendu, et l'impossibilité de tout recours.
Plus qu'un pas, c'est une enjambée qui est désormais
franchie : « Une signature certifiée, donc authentifiée,
rend opposable, le cas échéant, l'acte qui la précède
». La loi assimile dorénavant la certification électronique
à une preuve aussi forte que la signature manuscrite. «
Sinon davantage », souligne François-Xavier Marquis,
«car contester un paraphe manuscrit peut exiger l'intervention
de graphologues, alors qu'une signature électronique est
immuable !». Pour lui, l'environnement des entreprises va
considérablement se modifier dans les mois à venir.
La CCI, tiers de confiance
À l'instar d'un papier d'identité, le certificat électronique
comporte des informations, déposées sur un support,
et l'ensemble est labellisé par une autorité qui se
porte garante de son authenticité. L'autorité est
ici ChamberSign France, opérateur créé par
les CCI françaises, dont la candidature a été
agréée par le Ministère des Finances.
«ChamberSign est le label des Chambres de Commerce européennes.
Nous nous reposons sur des procédures appliquées dans
10 pays de la Communauté», indique François-Xavier
Marquis. «Nous avons les mêmes procédures d'enregistrement,
nous sommes des opérateurs de même niveau de qualification».
Les CCI, considérées comme tiers de confiance par
les entreprises, ont à l'évidence une légitimité
et une neutralité toutes naturelles en ce domaine.
Tout certificat garantit l'identité de l'émetteur,
l'intégrité des données échangées,
et leur confidentialité, car le message est crypté.
Ainsi, un message d'alerte signale tout mail altéré.
Virtuel, tout cela ?
Pas tout à fait. «Il existe une étape physique,
qui est fondamentale, le passage au bureau d'enregistrement de la
CCI». À renouveler une fois par an, pour d'évidentes
questions de sécurité. Pour le reste, tout se passe
devant son écran d'ordinateur : on génère soi-même
sa clé de signature. Quant au destinataire, il est averti
qu'un mail est certifié, puis peut cliquer sur un sceau pour
connaître l'identité de l'émetteur.
L'application la plus directe concerne les échanges de mails.
Mais à l'évidence, de nombreuses procédures
administratives vont suivre le même chemin. C'est chose faite
pour la télé-déclaration de TVA (lire ci-contre),
«à terme, la signature électronique concernera
vraisemblablement les déclarations sociales, l'impôt
sur les sociétés, l'impôt sur le revenu, la
DADS ou encore la taxe d'apprentissage», dit François-Xavier
Marquis. Pour sa part, il envisage un développement rapide
de la signature électronique à l'entrée des
serveurs. «Pour supprimer l'étape du log-in et du mot
de passe. Un rêve pour ceux qui travaillent sur plusieurs
intranet ».
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