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DOSSIER |
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Bons
baisers de Russie |
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Il
est un pays méconnu et chaleureux, gigantesque et en mutation
permanente. Mais peut-être plus encore qu'un patrimoine époustouflant,
qu'une histoire riche et tourmentée, c'est une âme que
l'on y rencontre... Et quelle âme !
Il fut un temps, pas si lointain, où voyager vers l'ex-URSS
exigeait une minutieuse préparation, de multiples démarches,
pour un séjour forcément encadré. Aujourd'hui,
toutes les escapades, toutes les explorations sont possibles. La
Fédération de Russie, qui couvre 76 % de l'ancienne
Union soviétique, s'offre d'autant mieux aux amateurs que
Transaero Airlines relie désormais Strasbourg à Moscou.
En trois heures, une bagatelle qui met à portée d'ailes
un autre monde, si vaste qu'il recouvre une infinité de cultures,
de religions et de témoignages du passé.
Depuis Moscou, Transaero Airlines permet des correspondances vers
Saint-Pétersbourg, mais aussi vers d'autres pays de la Fédération.
En Ukraine, Kiev est une ville de charme et d'histoire, et Odessa,
le plus grand port de la Mer Noire, une station balnéaire
et thermale réputée. Kazakhstan, Ouzbekistan, Tadjikistan
constituent une autre rencontre, avec l'Asie centrale cette fois,
un choc géographique, culturel et humain. Et l'on rêve
de la route de la soie, de Boukhara et Samarkand, où convergeaient
autrefois les caravanes venant de Chine, d'Inde, d'Iran et de Byzance.
Ces belles échappées sont aussi facilitées
par de nombreux tour-operators dont France-Tours (renseignements
auprès de votre agence de voyages) : séjours à
Moscou et Saint-Pétersbourg ou croisières sur la Volga
et la Neva, circuits culturels et archéologiques en Asie
centrale, randonnées dans le sillage de Marco Polo.
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Analyse
: Cap à l'Est |
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En 2001, l'épicentre de Tourissimo
s'est déplacé...
Non, le Salon franco-allemand du tourisme et des loisirs n'a pas délaissé
Entzheim, mais son invité d'honneur en est la Russie. Un choix
motivé par la création de la liaison aérienne
entre Strasbourg et Moscou, qui ouvre d'innombrables perspectives,
fascinantes sur le plan touristique et à l'évidence
fructueuses pour leur versant économique.
On ne surprendra pas l'amateur éclairé à l'évocation
des richesses artistiques que recèlent Moscou ou Saint-Pétersbourg.
La Russie peut s'enorgueillir de ses 22,8 millions de visiteurs étrangers
l'an passé, en progression de 23 %. Mais à lire ce dossier,
on retient que la Russie bouge, se transforme, pour accueillir encore
plus et mieux les voyageurs.
Qu'est-ce qui a changé en Russie ? La question émane
des particuliers comme des chefs d'entreprises. Nous l'avons posée
à Nikolaï Afanassievsky, Ambassadeur de Russie en France,
dans sa résidence parisienne. « Il faut venir voir !
», commente le diplomate. Venir voir et se défaire de
quelques stéréotypes. Nikolaï Afanassievsky s'étonne
: « Pourquoi les chefs d'entreprises français sont-ils
si frileux ? Notre volume d'échanges avec les Pays-Bas est
plus important qu'avec votre pays ». Pas l'once d'un reproche
dans ses propos, plutôt une invitation à coopérer,
tout particulièrement adressée aux PME. À l'image
de l'entreprise Heckel Sécurité, qui n'a pas attendu
pour mettre le cap à l'est.
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Enquête
: Moscou la vibrante |
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Moscou n'est pas le cur de la Fédération
de Russie, mais Moscou en est le pouls. Capitale tentaculaire aux
9 millions d'habitants , elle ne demande qu'à être
apprivoisée.
On la qualifierait volontiers de ville de contrastes, si le
terme n'était tant galvaudé. Pourtant, ce sont bien
d'innombrables contradictions qui la caractérisent, aujourd'hui
plus que jamais, sans doute. Il suffit, pour s'en saisir, d'ouvrir
l'il. De poser son camescope pour s'imprégner des pulsations
d'une ville qui bouge en accéléré, où
tout se fait et se défait. D'explorer coins et recoins. De
délaisser un symbole de l'architecture stalinienne pour s'enfoncer
sous un porche et rencontrer la fantaisie d'un hôtel particulier.
D'observer, côte à côte, le luxe le plus tapageur
et la misère la plus noire, les 4X4 rutilants et les modestes
marchands ambulants. De découvrir les incroyables musées
souterrains que sont les stations de métro (davantage de
lustres en cristal qu'à Buckingham Palace, disent les Britanniques
!) et d'y côtoyer la population moscovite.
N'imaginez pas y passer moins de trois jours, il y a trop à
faire et à voir. En revanche, d'abord effaré, écrasé,
par la taille des places et des boulevards qui convergent vers le
centre historique, dont le Kremlin, vous serez ravi de constater
que l'on peut aisément arpenter celui-ci à pied. Épicentre
de la capitale, sinon du pays, le Kremlin. Une histoire beaucoup
plus ancienne : dès 1147, des écrits indiquent son
existence.
Gigantesque enceinte fortifiée aux murailles rouges et dentelées,
le Kremlin concentre en son sein palais et édifices religieux,
d'inspirations et d'époques variées. Un ensemble unique,
avec en point d'orgue le Palais des Armures, et la Cathédrale
de la Dormition, joyau de l'art orthodoxe. Vous quitterez le Kremlin
à regret... pour revenir contempler ses splendeurs, la nuit
venue, depuis la Place Rouge, qui le jouxte.
[
À voir absolument
]
Outre le Kremlin et la Place Rouge (cathédrale de Basile-le-Bienheureux,
Mausolée de Lénine), le mythique et colossal magasin
Goum, l'animation de la rue Arbat... Sans oublier les chefs-d'uvre
des musées, avec notamment l'exceptionnelle collection d'icônes
de la Galerie Tretiakov, et la quintessence de l'art occidental
au Musée des Beaux-Arts Pouchkine. Et peut-être vous
évaderez-vous au nord-est de Moscou, pour parcourir l'Anneau
d'Or, circuit aux paysages campagnards ponctués des bulbes
dorés de cathédrales prestigieuses.
[
Lire et surfer
]
Le guide bleu Hachette s'impose.
Pour leur part, les sites dédiés à Moscou favorisent
les anglophiles.
À voir, tout de même, www.moscowcity.com
ou encore,
sous la bannière de l'excellent éditeur de guides
de voyages, Lonely Planet : www.lonelyplanet.com/destinations/europe/moscow.
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Saint-Pétersbourg,
le faste à l'impériale |
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La majestueuse ville-musée au climat si doux n'est jamais
tant magnifiée qu'au temps des «nuits blanches»,
entre mai et juillet, quand le jour s'attarde jusqu'à durer
plus de dix-huit heures...
Ils peuplent notre imaginaire, les clichés de l'ex-Petrograd,
ex-Leningrad, redevenue Saint-Pétersbourg en 1991... Interminables
façades baroques ou dômes croulant sous les ors, images
saisies au détour d'un catalogue de voyages, évocatrices,
mais tellement en-deçà de la réalité.
Saint-Pétersbourg est classée au patrimoine mondial
de l'Unesco, mais elle n'est pas que cela. Elle est une atmosphère,
tellement russe, tellement européenne. Elle est une lumière
exceptionnelle, magique... Le cercle polaire n'est pas si éloigné,
de 800 km seulement. Et s'il est une expérience inoubliable,
sublimée par le crépuscule fantomatique des nuits
blanches, c'est sans conteste le spectacle des huit ponts sur la
Néva qui se lèvent simultanément pour permettre
le passage des navires.
Saint-Pétersbourg constitue une sorte de démesure
patrimoniale et architecturale, qu'exploitent à l'envi les
guides touristiques. En octobre 2000, le magazine «Grands
reportages» n'y recensait-il pas 90 rivières et canaux
(la Venise du Nord !), 340 ponts, 3000 monuments classés,
une vingtaine de palais fastueux... Et, pour le seul musée
de l'Ermitage, 350 salles d'exposition, et trois millions d'uvres.
De quoi couper le souffle au voyageur le plus impénitent.
Alors, certes, la capitale fondée en 1703 par Pierre le Grand
sur des marais insalubres se pare d'un orgueil impérial.
C'est bien ainsi que le souverain l'avait souhaitée. Mais
on ne saurait lui en vouloir. Y flâner, s'y gorger d'un lustre
retrouvé, c'est faire siennes les extravagances d'une cité
jeune de presque trois siècles, au romantisme exubérant.
[
À voir absolument
]
L'Ermitage, bien sûr, et ses collections majeures sur le plan
mondial. Le seul musée de la ville qui ne se visite pas patins
aux pieds ! Et aussi la collégiale Pierre-et-Paul, où
reposent tous les Romanov, l'emblématique Perspective Nevski
et ses palais, banques et boutiques, la cathédrale St-Isaac
et son dôme doré qui offre la plus belle vue sur la
ville. On ne saurait que trop conseiller la découverte des
intimes musées-appartements, dont celui de Pouchkine. N'oubliez
pas d'emprunter le métro, c'est aussi là que bat le
cur de Saint-Pétersbourg !
[
Lire et surfer
]
Selon votre appétit intellectuel, optez pour l'érudit
Guide Bleu Hachette ou un guide de poche, comme l'efficace «Escapade
à Saint-Pétersbourg», édité par
Michelin.
À condition de lire l'anglais, un site très complet
www.cityguide.spb.ru
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Entretien
: «L'Alsace a une place à prendre en Russie» |
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Il
y a quelques jours, Nikolaï Afanassievsky, Ambassadeur de Russie
en France, accordait un long entretien au Point Économique.
En poste à Paris depuis janvier 99, Nikolaï Afanassievsky
était auparavant Vice-Ministre des Affaires étrangères
de la Fédération de Russie. Fin connaisseur de l'Alsace,
pour y avoir pratiqué le parapente, il ne dissimule pas son
attachement à notre région...
| Le Point Économique |
En ce début 2001, comment peut-on caractériser l'économie
russe, ainsi que l'état des échanges entre nos deux
pays ?
| Nikolaï Afanassievsky |
Les chiffres viennent d'être arrêtés, vous en
avez pratiquement la primeur ! Nous pouvons raisonnablement être
satisfaits des résultats pour 2000, à plusieurs titres.
Tout d'abord parce que ces résultats coïncident avec
la stabilisation politique de notre pays, après les élections
parlementaires et présidentielles, et dans une perspective
durable. Sur le plan économique, 2000 a constitué
une année de progression et de consolidation du développement,
qui indique que la Russie a déjà surmonté les
conséquences de la crise de 1998. Ainsi, le PIB a augmenté
de 7,6 %, et la production industrielle de 9 %. En termes de commerce
extérieur, le marché a prouvé qu'il était
solvable et en mesure de s'accroître encore. Par ailleurs,
nos dirigeants politiques respectifs ont marqué, par des
signaux forts, une nouvelle étape de nos relations. Du côté
russe, une volonté d'accélérer les réformes,
d'amplifier les échanges avec nos partenaires. Du côté
français, certaines réticences ont été
levées, et cela s'est traduit par le soutien à de
grands projets, notamment dans le domaine aéronautique et
spatial, et par la mise en place de garanties financières.
| Le Point Économique |
Quels conseils donneriez-vous
à un chef d'entreprise alsacien qui envisage des relations
d'affaires avec la Russie ?
| Nikolaï Afanassievsky |
L'Alsace, peut-être davantage que d'autres régions
françaises, a déjà une certaine expérience
en la matière, et nous y sommes sensibles. Des instances
comme le Conseil régional, l'ADA ou la CCI épaulent
de telles démarches. En Russie comme partout, il est essentiel
de trouver un bon partenaire. Pour connaître les potentialités
d'un contact et vérifier son sérieux, les services
du Consulat, à Strasbourg, ou de l'Ambassade, à Paris,
disposent de fichiers, de banques de données. C'est bien
ainsi que nous pouvons soutenir les initiatives des PME, par du
conseil, des informations. Par ailleurs, le mouvement fonctionne
dans les deux sens : des entreprises russes à la recherche
de partenaires en France nous sollicitent régulièrement.
La Russie offre énormément de secteurs prometteurs,
avec, déjà, des expériences réussies
: agro-alimentaire, conditionnement et emballage, fournitures pour
la maison. Le mobilier est un marché en plein développement!
Les Français pourraient être plus offensifs sur les
télécommunications, téléphonie mobile
et Internet, où nous avons beaucoup de lacunes. L'Alsace
pourrait y prendre sa place. Et puis, beaucoup de sociétés
russes sont disposées à prendre des participations,
des licences, à organiser sur place l'assemblage de produits
semi-finis, c'est une ouverture à ne pas négliger.
J'insiste pour ma part sur cette volonté de coopération
dans la production. Enfin, je conseillerais de ne pas se limiter
à Moscou. L'expérience démontre que travailler
dans les régions est souvent plus intéressant, avec
des formalités plus aisées et un coût de main-d'uvre
moins élevé.
| Le Point Économique |
Votre pays, c'est aussi un patrimoine exceptionnel, mais encore
méconnu...
| Nikolaï Afanassievsky |
Effectivement, la promotion du tourisme est encore balbutiante.
Nous travaillons à ce volet de la communication et envisageons
l'ouverture d'un office national du tourisme russe à Paris.
Car le potentiel est énorme, c'est un secteur d'activités
qui se développe bien plus vite que les autres, et s'est
énormément modernisé. Posez donc la question
à quelqu'un qui connaissait le pays il y a dix ans ! En Russie,
les agences de voyages intègrent peu à peu les exigences
actuelles, les normes, la nécessité de proposer des
produits souples, diversifiés. L'infrastructure s'est, elle
aussi, considérablement améliorée. La demande
française de visas touristiques pour la Russie a certes augmenté
de 20 %... mais le flux inverse représente encore le double
! Indiscutablement, la liaison Strasbourg-Moscou me tient beaucoup
à cur, elle confirme qu'il existe un courant entre
l'Alsace et la Russie, que nous sommes liés historiquement
et culturellement. Vos compatriotes pourront découvrir que
notre pays vit, construit, s'embellit...
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Economie
: Relations d'affaires, relations humaines... |
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... Ou comment Heckel Sécurité, à La Walck,
a vécu son approche du marché russe, des premiers
repérages à la constitution, en 2001, d'une joint-venture
avec Vostok Service.
L'export, chez Heckel Sécurité, on connaît.
La moitié de la production de ce fabricant de chaussures
de sécurité est destinée aux marchés
extérieurs, l'entreprise dispose de partenaires implantés
en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Asie. Et cela
fait plus de dix ans qu'elle travaille avec des pays de l'Est, Hongrie,
puis Pologne.
L'aventure russe est plus récente et se concrétise
magistralement cette année, par une joint venture et la création
d'une unité de production à quelque 200 km de Moscou.
«Nous ne l'imaginions pas en 1995, lorsque nous avons commencé
à sonder les besoins», raconte Guy Scheyen, directeur
commercial export et développement international. «Il
est peu à peu apparu nécessaire d'être sur place,
compte tenu des besoins locaux et du potentiel pour nos produits,
aussi bien dans le monde du travail qu'à destination du grand
public. Il fallait passer à la vitesse supérieure».
En l'espèce, une chaussure franco-russe, fabriquée
en Russie. Dans la corbeille, Heckel Sécurité dépose
un savoir-faire exigeant (technologie, machines, formation du personnel
sur place) et Vostok Service, leader dans sa branche d'équipements
de protection individuels, amène sa renommée, ainsi
que les locaux, et assure un contrôle rigoureux des matières.
Question de transparence
Soutenue tout au long de sa démarche par l'ADA, l'Agence
pour le développement de l'Alsace, l'entreprise alsacienne
a pris la mesure d'un marché ouvert, pas encore saturé.
À trois heures de vol de Strasbourg. «Le marché
n'a pas atteint le stade du renouvellement, ni, par conséquent,
la course à la remise. Un bon produit européen, performant,
a encore sa place à prendre», dit Guy Scheyen. «La
qualité n'est pas un vain mot là-bas, la réussite
dépend pour l'essentiel d'une analyse précise des
besoins».
Pour le reste, un autre paramètre lui tient manifestement
à cur : «J'insiste énormément sur
la relation transparente et sincère, qui est le fondement
des échanges avec les Russes. Il est indispensable d'établir
et d'entretenir des rapports humains vrais. Dans les relations d'affaires,
les Russes s'affirment très pertinents, très stratégiques
- ils ne sont pas champions du monde d'échecs par hasard
! - , pas empiriques pour un sou, et d'une rare courtoisie. Les
Français sont excessivement bien perçus, nos cultures
sont proches, nos méthodes de travail similaires. Je pense
vraiment qu'auprès d'un peuple qui a souvent été
trompé, l'intégrité est récompensée.
Quand on a côtoyé des Russes, on évolue soi-même,
et dans le bon sens !»
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Tourissimo-Strasbourg,
analyse d'un succès |
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Avec 31 000 visiteurs en 3 jours pour l'édition 2000,
Tourissimo fait toujours plus fort, et renforce sa position de rendez-vous
majeur du tourisme et des loisirs.
Tout se passe comme si les Alsaciens et les Badois inscrivaient
fort naturellement les dates de Tourissimo-Strasbourg sur leur agenda.
Certes, de nouveaux visiteurs découvrent chaque année
les atouts du Salon franco-allemand du tourisme et des loisirs,
mais pour le plus grand nombre, Tourissimo-Strasbourg est en en
quelque sorte l'occasion de retrouvailles incontournables.
Cela tient à plusieurs raisons. D'une part, et tout simplement,
l'engouement manifeste et croissant pour les vacances. Peut-être
moins longues, mais plus fréquentes et plus variées.
Donc, moins statiques. En famille, le séjour balnéaire,
entre amis, la «rando» sportive ou insolite, à
deux, le week-end culturel dans une capitale. Et l'offre, manifestement,
s'est calquée sur une demande bigarrée, et même,
l'anticipe. Fin du schéma monolithique «location pendant
un mois à la plage en juillet», place à une
mosaïque de formules. Les mêmes peuvent opter tantôt
pour une semaine en club, tantôt pour l'hôtel de charme.
Par ailleurs, les tour-opérateurs en témoignent, les
salons en région rallient les suffrages du grand public.
Et ces mêmes tour-opérateurs ne s'y trompent pas, qui
misent sur de telles rencontres pour y mener leur offensive de séduction.
Où, sinon, glâner une multitude de propositions, hésiter
entre Quiberon et Collioure, les Alpes et la Forêt-Noire ?
Ce n'est pas par hasard que Tourissimo-Strasbourg est souvent qualifié
de plus grande agence de voyages de la région. L'an dernier,
72 % des visiteurs confiaient être venus afin d'organiser
leurs prochaines vacances. Magistral. Internet a du bon, mais rien
de tel, malgré tout, qu'un lieu unique qui concentre toute
l'information !
En 2000, les voyagistes et partenaires de l'Aéroport International
Strasbourg, présents à Tourissimo, avaient dû
composer avec la fermeture temporaire de l'aérogare, programmée
au cur de l'été. Une contrainte gérée
avec maestria. Cette année, aucun nuage ne vient assombrir
la saison qui s'annonce, et l'on se prend à rêver,
à la seule énumération des nouvelles lignes
régulières au départ de Strasbourg : Ajaccio,
Lisbonne, Madrid et Rome (lire ci-contre) s'offriront ainsi aux
amateurs. Côté charters, les destinations couvrent
tout le pourtour méditerranéen, et plus encore. Agadir,
Al Hoceima, Athènes, Djerba, Héraklion, Monastir,
Palerme, Palma, Tanger... Vaste programme, non ?
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Repères...
PIB : + 7,6 %
Production industrielle : + 9 %
Investissements capital fixe : + 17,7 %
Revenus des ménages : + 9,1 % (hors inflation)
Prix à la consommation : + 1,6 % en décembre 2000
Chiffres pour l'année 2000.
Source : Ambassade de Russie en France
Novgorod, la cité
millénaire

À 170 km de Saint - Pétersbourg, les 160 monuments
historiques de Novgorod la Grande témoignent de la grandeur
de la plus ancienne ville russe fondée en 859. Son patrimoine
est d'ailleurs inscrit à l'inventaire mondial de l'UNESCO.
Ceci lui confère des atouts majeurs pour son développement
économique et touristique. Le 4 mai prochain, Novgorod sera
la toute première ville russe à ouvrir un office du
tourisme. De quoi faciliter la venue des touristes ! Strasbourg
apporte sa contribution à ce programme ambitieux, dans le
cadre du programme européen «Tacis : City Twinning».
Depuis deux ans, la Communauté Urbaine et l'Office de Tourisme
de Strasbourg et la CCI ont coopéré activement avec
la Ville de Novgorod pour ouvrir cet office. À découvrir
impérativement.
Strasbourg-Moscou
3 heures de vol
Depuis l'été dernier, la liaison est assurée
chaque samedi, par Boeing 737 de Transaero Airlines.
- Départ de Moscou à 12h30, arrivée à
Strasbourg à 13h50.
- Départ de Strasbourg 14h40, arrivée à Moscou
à 19h40.
- Prix du billet : à partir de 2300 F aller-retour, auxquels
s'ajoutent les taxes aéroportuaires.
[ Contact
]
Transaero
tél. 03 88 64 73 89
www.transaero-
airlines.com
Russie on line
Le site de l'office national du tourisme russe www.russia-travel.com
est accessible aux anglophiles, tout comme www.museum.ru qui recense
tous les musées du pays. Le plus complet et surprenant www.russie.net
des sites consacrés à la Russie est né à
l'initiative d'une jeune Russe installée à Paris depuis
quelques années, Victoria Klioujine. Plein d'actu, plein
d'infos, il constitue évidemment un lien entre les Russes
installés en France et leur pays, mais se révèle
aussi très utile au touriste, notamment sous la rubrique
www.russie.net/russie
Un portail à visiter : www.russomania.com
Le web recèle également une foule de sites personnels,
en français, dont celui, captivant, d'un voyageur tombé
amoureux de la Sibérie.
Tourissimo-Strasbourg pratique
Où : Aéroport International Strasbourg, Hall Pilâtre
de Rozier, Parc d'activités Ouest.
Quand : 23, 24 et 25 mars 2001
Vendredi 23 mars : de 10h à 19 h
Samedi 24 mars : de 10h à 20 h
Dimanche 25 mars : de 10h à 19h
Entrée : 20 FF, gratuit pour les moins de 12 ans.
Parking gratuit
Une garderie gratuite accueille les enfants tout au long du Salon.
[ Tourissimo online
]
www.tourissimo-
strasbourg.com
Strasbourg élargit
sa desserte aérienne
À la suite d'un appel d'offres, Strasbourg élargit
sa desserte aérienne avec l'ouverture, fin mars, de liaisons
directes vers Rome, Madrid (2 allers-retours par jour), Lisbonne
(1 aller-retour par jour). Tandis que les vols directs vers Vienne
et Milan (2 allers-retours par jour) sont améliorés
au niveau des horaires et des fréquences.
Passeport «allongé»
Les passeports délivrés depuis le 1er mars 2001 (au
tarif inchangé de 400 F ) ont une durée de validité
de 10 ans (au lieu de 5 ans). Les passeports délivrés
aux mineurs gardent en revanche une validité de 5 ans, mais
leur tarif est ramené à 200 F.
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Guy Scheyen |

L'hôtel Dorint Atlantic
Palace à Agadir |
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