Les archives du Point Eco de la CCI
n°203
Mars 2001


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   Bons baisers de Russie
  Il est un pays méconnu et chaleureux, gigantesque et en mutation permanente. Mais peut-être plus encore qu'un patrimoine époustouflant, qu'une histoire riche et tourmentée, c'est une âme que l'on y rencontre... Et quelle âme !

Il fut un temps, pas si lointain, où voyager vers l'ex-URSS exigeait une minutieuse préparation, de multiples démarches, pour un séjour forcément encadré. Aujourd'hui, toutes les escapades, toutes les explorations sont possibles. La Fédération de Russie, qui couvre 76 % de l'ancienne Union soviétique, s'offre d'autant mieux aux amateurs que Transaero Airlines relie désormais Strasbourg à Moscou. En trois heures, une bagatelle qui met à portée d'ailes un autre monde, si vaste qu'il recouvre une infinité de cultures, de religions et de témoignages du passé.
Depuis Moscou, Transaero Airlines permet des correspondances vers Saint-Pétersbourg, mais aussi vers d'autres pays de la Fédération. En Ukraine, Kiev est une ville de charme et d'histoire, et Odessa, le plus grand port de la Mer Noire, une station balnéaire et thermale réputée. Kazakhstan, Ouzbekistan, Tadjikistan constituent une autre rencontre, avec l'Asie centrale cette fois, un choc géographique, culturel et humain. Et l'on rêve de la route de la soie, de Boukhara et Samarkand, où convergeaient autrefois les caravanes venant de Chine, d'Inde, d'Iran et de Byzance.
Ces belles échappées sont aussi facilitées par de nombreux tour-operators dont France-Tours (renseignements auprès de votre agence de voyages) : séjours à Moscou et Saint-Pétersbourg ou croisières sur la Volga et la Neva, circuits culturels et archéologiques en Asie centrale, randonnées dans le sillage de Marco Polo.
   

  Analyse : Cap à l'Est
  En 2001, l'épicentre de Tourissimo s'est déplacé...
Non, le Salon franco-allemand du tourisme et des loisirs n'a pas délaissé Entzheim, mais son invité d'honneur en est la Russie. Un choix motivé par la création de la liaison aérienne entre Strasbourg et Moscou, qui ouvre d'innombrables perspectives, fascinantes sur le plan touristique et à l'évidence fructueuses pour leur versant économique.
On ne surprendra pas l'amateur éclairé à l'évocation des richesses artistiques que recèlent Moscou ou Saint-Pétersbourg. La Russie peut s'enorgueillir de ses 22,8 millions de visiteurs étrangers l'an passé, en progression de 23 %. Mais à lire ce dossier, on retient que la Russie bouge, se transforme, pour accueillir encore plus et mieux les voyageurs.
Qu'est-ce qui a changé en Russie ? La question émane des particuliers comme des chefs d'entreprises. Nous l'avons posée à Nikolaï Afanassievsky, Ambassadeur de Russie en France, dans sa résidence parisienne. « Il faut venir voir ! », commente le diplomate. Venir voir et se défaire de quelques stéréotypes. Nikolaï Afanassievsky s'étonne : « Pourquoi les chefs d'entreprises français sont-ils si frileux ? Notre volume d'échanges avec les Pays-Bas est plus important qu'avec votre pays ». Pas l'once d'un reproche dans ses propos, plutôt une invitation à coopérer, tout particulièrement adressée aux PME. À l'image de l'entreprise Heckel Sécurité, qui n'a pas attendu pour mettre le cap à l'est.

    
  Enquête : Moscou la vibrante
 

Moscou n'est pas le cœur de la Fédération de Russie, mais Moscou en est le pouls. Capitale tentaculaire aux 9 millions d'habitants , elle ne demande qu'à être apprivoisée.

On la qualifierait volontiers de ville de contrastes, si le terme n'était tant galvaudé. Pourtant, ce sont bien d'innombrables contradictions qui la caractérisent, aujourd'hui plus que jamais, sans doute. Il suffit, pour s'en saisir, d'ouvrir l'œil. De poser son camescope pour s'imprégner des pulsations d'une ville qui bouge en accéléré, où tout se fait et se défait. D'explorer coins et recoins. De délaisser un symbole de l'architecture stalinienne pour s'enfoncer sous un porche et rencontrer la fantaisie d'un hôtel particulier. D'observer, côte à côte, le luxe le plus tapageur et la misère la plus noire, les 4X4 rutilants et les modestes marchands ambulants. De découvrir les incroyables musées souterrains que sont les stations de métro (davantage de lustres en cristal qu'à Buckingham Palace, disent les Britanniques !) et d'y côtoyer la population moscovite.
N'imaginez pas y passer moins de trois jours, il y a trop à faire et à voir. En revanche, d'abord effaré, écrasé, par la taille des places et des boulevards qui convergent vers le centre historique, dont le Kremlin, vous serez ravi de constater que l'on peut aisément arpenter celui-ci à pied. Épicentre de la capitale, sinon du pays, le Kremlin. Une histoire beaucoup plus ancienne : dès 1147, des écrits indiquent son existence.
Gigantesque enceinte fortifiée aux murailles rouges et dentelées, le Kremlin concentre en son sein palais et édifices religieux, d'inspirations et d'époques variées. Un ensemble unique, avec en point d'orgue le Palais des Armures, et la Cathédrale de la Dormition, joyau de l'art orthodoxe. Vous quitterez le Kremlin à regret... pour revenir contempler ses splendeurs, la nuit venue, depuis la Place Rouge, qui le jouxte.

[ À voir absolument ]
Outre le Kremlin et la Place Rouge (cathédrale de Basile-le-Bienheureux, Mausolée de Lénine), le mythique et colossal magasin Goum, l'animation de la rue Arbat... Sans oublier les chefs-d'œuvre des musées, avec notamment l'exceptionnelle collection d'icônes de la Galerie Tretiakov, et la quintessence de l'art occidental au Musée des Beaux-Arts Pouchkine. Et peut-être vous évaderez-vous au nord-est de Moscou, pour parcourir l'Anneau d'Or, circuit aux paysages campagnards ponctués des bulbes dorés de cathédrales prestigieuses.

[ Lire et surfer ]
Le guide bleu Hachette s'impose.
Pour leur part, les sites dédiés à Moscou favorisent les anglophiles.
À voir, tout de même, www.moscowcity.com ou encore,
sous la bannière de l'excellent éditeur de guides de voyages, Lonely Planet : www.lonelyplanet.com/destinations/europe/moscow.

   
  Saint-Pétersbourg, le faste à l'impériale
 

La majestueuse ville-musée au climat si doux n'est jamais tant magnifiée qu'au temps des «nuits blanches», entre mai et juillet, quand le jour s'attarde jusqu'à durer plus de dix-huit heures...

Ils peuplent notre imaginaire, les clichés de l'ex-Petrograd, ex-Leningrad, redevenue Saint-Pétersbourg en 1991... Interminables façades baroques ou dômes croulant sous les ors, images saisies au détour d'un catalogue de voyages, évocatrices, mais tellement en-deçà de la réalité. Saint-Pétersbourg est classée au patrimoine mondial de l'Unesco, mais elle n'est pas que cela. Elle est une atmosphère, tellement russe, tellement européenne. Elle est une lumière exceptionnelle, magique... Le cercle polaire n'est pas si éloigné, de 800 km seulement. Et s'il est une expérience inoubliable, sublimée par le crépuscule fantomatique des nuits blanches, c'est sans conteste le spectacle des huit ponts sur la Néva qui se lèvent simultanément pour permettre le passage des navires.

Saint-Pétersbourg constitue une sorte de démesure patrimoniale et architecturale, qu'exploitent à l'envi les guides touristiques. En octobre 2000, le magazine «Grands reportages» n'y recensait-il pas 90 rivières et canaux (la Venise du Nord !), 340 ponts, 3000 monuments classés, une vingtaine de palais fastueux... Et, pour le seul musée de l'Ermitage, 350 salles d'exposition, et trois millions d'œuvres. De quoi couper le souffle au voyageur le plus impénitent. Alors, certes, la capitale fondée en 1703 par Pierre le Grand sur des marais insalubres se pare d'un orgueil impérial. C'est bien ainsi que le souverain l'avait souhaitée. Mais on ne saurait lui en vouloir. Y flâner, s'y gorger d'un lustre retrouvé, c'est faire siennes les extravagances d'une cité jeune de presque trois siècles, au romantisme exubérant.

[ À voir absolument ]
L'Ermitage, bien sûr, et ses collections majeures sur le plan mondial. Le seul musée de la ville qui ne se visite pas patins aux pieds ! Et aussi la collégiale Pierre-et-Paul, où reposent tous les Romanov, l'emblématique Perspective Nevski et ses palais, banques et boutiques, la cathédrale St-Isaac et son dôme doré qui offre la plus belle vue sur la ville. On ne saurait que trop conseiller la découverte des intimes musées-appartements, dont celui de Pouchkine. N'oubliez pas d'emprunter le métro, c'est aussi là que bat le cœur de Saint-Pétersbourg !

[ Lire et surfer ]
Selon votre appétit intellectuel, optez pour l'érudit Guide Bleu Hachette ou un guide de poche, comme l'efficace «Escapade à Saint-Pétersbourg», édité par Michelin.
À condition de lire l'anglais, un site très complet www.cityguide.spb.ru
  

  Entretien : «L'Alsace a une place à prendre en Russie»
 

Il y a quelques jours, Nikolaï Afanassievsky, Ambassadeur de Russie en France, accordait un long entretien au Point Économique. En poste à Paris depuis janvier 99, Nikolaï Afanassievsky était auparavant Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Fin connaisseur de l'Alsace, pour y avoir pratiqué le parapente, il ne dissimule pas son attachement à notre région...

| Le Point Économique |
En ce début 2001, comment peut-on caractériser l'économie russe, ainsi que l'état des échanges entre nos deux pays ?
| Nikolaï Afanassievsky |
Les chiffres viennent d'être arrêtés, vous en avez pratiquement la primeur ! Nous pouvons raisonnablement être satisfaits des résultats pour 2000, à plusieurs titres. Tout d'abord parce que ces résultats coïncident avec la stabilisation politique de notre pays, après les élections parlementaires et présidentielles, et dans une perspective durable. Sur le plan économique, 2000 a constitué une année de progression et de consolidation du développement, qui indique que la Russie a déjà surmonté les conséquences de la crise de 1998. Ainsi, le PIB a augmenté de 7,6 %, et la production industrielle de 9 %. En termes de commerce extérieur, le marché a prouvé qu'il était solvable et en mesure de s'accroître encore. Par ailleurs, nos dirigeants politiques respectifs ont marqué, par des signaux forts, une nouvelle étape de nos relations. Du côté russe, une volonté d'accélérer les réformes, d'amplifier les échanges avec nos partenaires. Du côté français, certaines réticences ont été levées, et cela s'est traduit par le soutien à de grands projets, notamment dans le domaine aéronautique et spatial, et par la mise en place de garanties financières.

| Le Point Économique |
Quels conseils donneriez-vous
à un chef d'entreprise alsacien qui envisage des relations
d'affaires avec la Russie ?
| Nikolaï Afanassievsky |
L'Alsace, peut-être davantage que d'autres régions françaises, a déjà une certaine expérience en la matière, et nous y sommes sensibles. Des instances comme le Conseil régional, l'ADA ou la CCI épaulent de telles démarches. En Russie comme partout, il est essentiel de trouver un bon partenaire. Pour connaître les potentialités d'un contact et vérifier son sérieux, les services du Consulat, à Strasbourg, ou de l'Ambassade, à Paris, disposent de fichiers, de banques de données. C'est bien ainsi que nous pouvons soutenir les initiatives des PME, par du conseil, des informations. Par ailleurs, le mouvement fonctionne dans les deux sens : des entreprises russes à la recherche de partenaires en France nous sollicitent régulièrement.
La Russie offre énormément de secteurs prometteurs, avec, déjà, des expériences réussies : agro-alimentaire, conditionnement et emballage, fournitures pour la maison. Le mobilier est un marché en plein développement! Les Français pourraient être plus offensifs sur les télécommunications, téléphonie mobile et Internet, où nous avons beaucoup de lacunes. L'Alsace pourrait y prendre sa place. Et puis, beaucoup de sociétés russes sont disposées à prendre des participations, des licences, à organiser sur place l'assemblage de produits semi-finis, c'est une ouverture à ne pas négliger. J'insiste pour ma part sur cette volonté de coopération dans la production. Enfin, je conseillerais de ne pas se limiter à Moscou. L'expérience démontre que travailler dans les régions est souvent plus intéressant, avec des formalités plus aisées et un coût de main-d'œuvre moins élevé.

| Le Point Économique |
Votre pays, c'est aussi un patrimoine exceptionnel, mais encore méconnu...
| Nikolaï Afanassievsky |
Effectivement, la promotion du tourisme est encore balbutiante. Nous travaillons à ce volet de la communication et envisageons l'ouverture d'un office national du tourisme russe à Paris. Car le potentiel est énorme, c'est un secteur d'activités qui se développe bien plus vite que les autres, et s'est énormément modernisé. Posez donc la question à quelqu'un qui connaissait le pays il y a dix ans ! En Russie, les agences de voyages intègrent peu à peu les exigences actuelles, les normes, la nécessité de proposer des produits souples, diversifiés. L'infrastructure s'est, elle aussi, considérablement améliorée. La demande française de visas touristiques pour la Russie a certes augmenté de 20 %... mais le flux inverse représente encore le double ! Indiscutablement, la liaison Strasbourg-Moscou me tient beaucoup à cœur, elle confirme qu'il existe un courant entre l'Alsace et la Russie, que nous sommes liés historiquement et culturellement. Vos compatriotes pourront découvrir que notre pays vit, construit, s'embellit...
  

  Economie : Relations d'affaires, relations humaines...
 

... Ou comment Heckel Sécurité, à La Walck, a vécu son approche du marché russe, des premiers repérages à la constitution, en 2001, d'une joint-venture avec Vostok Service.

L'export, chez Heckel Sécurité, on connaît. La moitié de la production de ce fabricant de chaussures de sécurité est destinée aux marchés extérieurs, l'entreprise dispose de partenaires implantés en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient ou encore en Asie. Et cela fait plus de dix ans qu'elle travaille avec des pays de l'Est, Hongrie, puis Pologne.
L'aventure russe est plus récente et se concrétise magistralement cette année, par une joint venture et la création d'une unité de production à quelque 200 km de Moscou.

«Nous ne l'imaginions pas en 1995, lorsque nous avons commencé à sonder les besoins», raconte Guy Scheyen, directeur commercial export et développement international. «Il est peu à peu apparu nécessaire d'être sur place, compte tenu des besoins locaux et du potentiel pour nos produits, aussi bien dans le monde du travail qu'à destination du grand public. Il fallait passer à la vitesse supérieure». En l'espèce, une chaussure franco-russe, fabriquée en Russie. Dans la corbeille, Heckel Sécurité dépose un savoir-faire exigeant (technologie, machines, formation du personnel sur place) et Vostok Service, leader dans sa branche d'équipements
de protection individuels, amène sa renommée, ainsi que les locaux, et assure un contrôle rigoureux des matières.

Question de transparence
Soutenue tout au long de sa démarche par l'ADA, l'Agence pour le développement de l'Alsace, l'entreprise alsacienne a pris la mesure d'un marché ouvert, pas encore saturé. À trois heures de vol de Strasbourg. «Le marché n'a pas atteint le stade du renouvellement, ni, par conséquent, la course à la remise. Un bon produit européen, performant, a encore sa place à prendre», dit Guy Scheyen. «La qualité n'est pas un vain mot là-bas, la réussite dépend pour l'essentiel d'une analyse précise des besoins».
Pour le reste, un autre paramètre lui tient manifestement à cœur : «J'insiste énormément sur la relation transparente et sincère, qui est le fondement des échanges avec les Russes. Il est indispensable d'établir et d'entretenir des rapports humains vrais. Dans les relations d'affaires, les Russes s'affirment très pertinents, très stratégiques - ils ne sont pas champions du monde d'échecs par hasard ! - , pas empiriques pour un sou, et d'une rare courtoisie. Les Français sont excessivement bien perçus, nos cultures sont proches, nos méthodes de travail similaires. Je pense vraiment qu'auprès d'un peuple qui a souvent été trompé, l'intégrité est récompensée. Quand on a côtoyé des Russes, on évolue soi-même, et dans le bon sens !»
  

  Tourissimo-Strasbourg, analyse d'un succès
 

Avec 31 000 visiteurs en 3 jours pour l'édition 2000, Tourissimo fait toujours plus fort, et renforce sa position de rendez-vous majeur du tourisme et des loisirs.

Tout se passe comme si les Alsaciens et les Badois inscrivaient fort naturellement les dates de Tourissimo-Strasbourg sur leur agenda. Certes, de nouveaux visiteurs découvrent chaque année les atouts du Salon franco-allemand du tourisme et des loisirs, mais pour le plus grand nombre, Tourissimo-Strasbourg est en en quelque sorte l'occasion de retrouvailles incontournables.
Cela tient à plusieurs raisons. D'une part, et tout simplement, l'engouement manifeste et croissant pour les vacances. Peut-être moins longues, mais plus fréquentes et plus variées. Donc, moins statiques. En famille, le séjour balnéaire, entre amis, la «rando» sportive ou insolite, à deux, le week-end culturel dans une capitale. Et l'offre, manifestement, s'est calquée sur une demande bigarrée, et même, l'anticipe. Fin du schéma monolithique «location pendant un mois à la plage en juillet», place à une mosaïque de formules. Les mêmes peuvent opter tantôt pour une semaine en club, tantôt pour l'hôtel de charme.
Par ailleurs, les tour-opérateurs en témoignent, les salons en région rallient les suffrages du grand public. Et ces mêmes tour-opérateurs ne s'y trompent pas, qui misent sur de telles rencontres pour y mener leur offensive de séduction. Où, sinon, glâner une multitude de propositions, hésiter entre Quiberon et Collioure, les Alpes et la Forêt-Noire ? Ce n'est pas par hasard que Tourissimo-Strasbourg est souvent qualifié de plus grande agence de voyages de la région. L'an dernier, 72 % des visiteurs confiaient être venus afin d'organiser leurs prochaines vacances. Magistral. Internet a du bon, mais rien de tel, malgré tout, qu'un lieu unique qui concentre toute l'information !
En 2000, les voyagistes et partenaires de l'Aéroport International Strasbourg, présents à Tourissimo, avaient dû composer avec la fermeture temporaire de l'aérogare, programmée au cœur de l'été. Une contrainte gérée avec maestria. Cette année, aucun nuage ne vient assombrir la saison qui s'annonce, et l'on se prend à rêver, à la seule énumération des nouvelles lignes régulières au départ de Strasbourg : Ajaccio, Lisbonne, Madrid et Rome (lire ci-contre) s'offriront ainsi aux amateurs. Côté charters, les destinations couvrent tout le pourtour méditerranéen, et plus encore. Agadir, Al Hoceima, Athènes, Djerba, Héraklion, Monastir, Palerme, Palma, Tanger... Vaste programme, non ?

 www.strasbourg.cci.fr
 www.russie.net
 www.russia-travel.com
 www.russomania.com
 Contact CCI
 
jm.kolb@strasbourg.cci.fr
 

Repères...
PIB : + 7,6 %
Production industrielle : + 9 %
Investissements capital fixe : + 17,7 %
Revenus des ménages : + 9,1 % (hors inflation)
Prix à la consommation : + 1,6 % en décembre 2000
Chiffres pour l'année 2000.
Source : Ambassade de Russie en France

Novgorod, la cité millénaire

À 170 km de Saint - Pétersbourg, les 160 monuments historiques de Novgorod la Grande témoignent de la grandeur de la plus ancienne ville russe fondée en 859. Son patrimoine est d'ailleurs inscrit à l'inventaire mondial de l'UNESCO.
Ceci lui confère des atouts majeurs pour son développement économique et touristique. Le 4 mai prochain, Novgorod sera la toute première ville russe à ouvrir un office du tourisme. De quoi faciliter la venue des touristes ! Strasbourg apporte sa contribution à ce programme ambitieux, dans le cadre du programme européen «Tacis : City Twinning». Depuis deux ans, la Communauté Urbaine et l'Office de Tourisme de Strasbourg et la CCI ont coopéré activement avec la Ville de Novgorod pour ouvrir cet office. À découvrir impérativement.


Strasbourg-Moscou
3 heures de vol

Depuis l'été dernier, la liaison est assurée chaque samedi, par Boeing 737 de Transaero Airlines.
- Départ de Moscou à 12h30, arrivée à Strasbourg à 13h50.
- Départ de Strasbourg 14h40, arrivée à Moscou à 19h40.
- Prix du billet : à partir de 2300 F aller-retour, auxquels s'ajoutent les taxes aéroportuaires.
[ Contact ]
Transaero
tél. 03 88 64 73 89
www.transaero-
airlines.com


Russie on line
Le site de l'office national du tourisme russe www.russia-travel.com est accessible aux anglophiles, tout comme www.museum.ru qui recense tous les musées du pays. Le plus complet et surprenant www.russie.net des sites consacrés à la Russie est né à l'initiative d'une jeune Russe installée à Paris depuis quelques années, Victoria Klioujine. Plein d'actu, plein d'infos, il constitue évidemment un lien entre les Russes installés en France et leur pays, mais se révèle aussi très utile au touriste, notamment sous la rubrique www.russie.net/russie
Un portail à visiter : www.russomania.com
Le web recèle également une foule de sites personnels, en français, dont celui, captivant, d'un voyageur tombé amoureux de la Sibérie.


Tourissimo-Strasbourg pratique
Où : Aéroport International Strasbourg, Hall Pilâtre de Rozier, Parc d'activités Ouest.
Quand : 23, 24 et 25 mars 2001
Vendredi 23 mars : de 10h à 19 h
Samedi 24 mars : de 10h à 20 h
Dimanche 25 mars : de 10h à 19h
Entrée : 20 FF, gratuit pour les moins de 12 ans.
Parking gratuit
Une garderie gratuite accueille les enfants tout au long du Salon.
[ Tourissimo online ]
www.tourissimo-
strasbourg.com

Strasbourg élargit sa desserte aérienne
À la suite d'un appel d'offres, Strasbourg élargit sa desserte aérienne avec l'ouverture, fin mars, de liaisons directes vers Rome, Madrid (2 allers-retours par jour), Lisbonne (1 aller-retour par jour). Tandis que les vols directs vers Vienne et Milan (2 allers-retours par jour) sont améliorés au niveau des horaires et des fréquences.


Passeport «allongé»
Les passeports délivrés depuis le 1er mars 2001 (au tarif inchangé de 400 F ) ont une durée de validité de 10 ans (au lieu de 5 ans). Les passeports délivrés aux mineurs gardent en revanche une validité de 5 ans, mais leur tarif est ramené à 200 F.

 


Guy Scheyen

L'hôtel Dorint Atlantic
Palace à Agadir


     
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