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CREATEUR |
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Cosette H...
Associant des produits de créateurs - pulls, bijoux, accessoires,
chaussures...- Cosette Henning «relooke» ses clientes. |
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Quand Cosette Henning présente le Passeport Entreprendre,
elle caresse un projet vieux de 25 ans : une boutique de chaussures,
vêtements et accessoires de mode pour la femme. Originaire
de Vendée, cette épouse de militaire finit par poser
ses valises à Saverne. C'est là qu'elle trouve un
local vacant.
L'emplacement est idéal, à l'entrée de la zone
piétonne. Ses concurrents, au nombre de deux, sont situés
à l'opposé. Pour se différencier, Cosette Henning
mise sur la qualité du produit - pull, bijou, accessoire,
chaussures - et ne travaille qu'avec des créateurs.
Son projet lui vaut les félicitations du jury, qui apprécie
sa motivation, son dynamisme et ses compétences. Styliste
couturière chez Cardin, Dior, Jacques Fath..., Cosette possède
une expérience de 20 années dans la vente (Chanel,
Hermès, St-Laurent à Berlin), un savoir-faire en achat,
gestion des stocks et décoration. Publicité sur la
radio locale, tracts distribués personnellement, sa journée
d'ouverture à prix de lancement a été un succès.
Ses clientes reviennent, satisfaites de ses conseils, séduites
aussi par ses petits cadeaux et la carte de fidélité.
Cet accueil chaleureux et personnalisé lui sont largement
facilités par son amour du beau et son goût des relations
humaines : «C'est le plus beau luxe que l'on a dans la vie»,
dit-elle. Aujourd'hui, Cosette ne regrette pas son choix : «
dans la création, il n'y a pas de limite et pour moi c'est
un épanouissement. En tant que femme je me retrouve et je
suis sereine ».
Rendez-vous au 109, de la Grand-Rue à Saverne.
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Berata France Frédéric Bonnet
Une réussite fondée sur les relations franco-allemandes |
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Né à Paris, Frédéric Bonnet fait des
études à l'EPSCI, école de management international
du groupe Essec. Il poursuit sa formation en Allemagne et obtient
le double diplôme. Ses expériences professionnelles
le confortent dans sa conviction que l'internationalisation est
un facteur de réussite. Le hasard fait bien les choses :
alors qu'il se trouve chez Daimler-Chrysler, il y rencontre le Président
du Groupe Berata, sur le point de créer une structure en
France. Frédéric Bonnet sera l'homme de la situation
pour la société de conseil en informatique, déjà
présente en Allemagne et en Suisse. La filiale française
est créée le 10 juin 1998, à Strasbourg. Frédéric
Bonnet fonctionne de façon autonome, tant en matière
d'expansion que sur l'ouverture de nouvelles filiales. Dès
octobre 1998, il intègre le groupe Altran. Très vite,
c'est la croissance : en moins de trois ans il passe à 35
salariés. Berata-Strasbourg, c'est non seulement de l'informatique
(gestion et technique), mais du conseil et de la haute technologie
(systèmes embarqués, optoélectronique...).
Ses secteurs d'intervention sont l'industrie automobile et ses sous-traitants,
l'industrie pharmaceutique, les banques et les assurances, tant
en France qu'en Allemagne. À la différence d'une SSII
traditionnelle, Berata ne se limite pas au traitement des besoins
émis par les entreprises, mais définit lui-même
le cahier des charges. La formation est un volet de son activité
qui se développe, notamment pour tout ce qui touche aux outils
d'aide à la décision. Sur ce registre, beaucoup de
clients sont des grands comptes ou des Conseils généraux.
Secret de sa réussite, Frédéric Bonnet mise
sur la qualité de ses salariés : «ma plus grande
richesse», souligne-t-il. 80 % de ses ingénieurs sont
franco-allemands. Le jeune manager attache autant d'importance à
ses consultants qu'à ses clients et s'organise pour les garder
: «qualité de vie et ambiance sont deux éléments
déterminants pour conserver les savoir-faire...»
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«Une saison à Illberg»
Didier et Catherine Mathon, des inconditionnels de l'Alsace |
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Pour Didier Mathon «Une saison à Illberg» est
avant tout une affaire de cur. Originaire de la région,
il décide à 35 ans de créer une affaire qui
mettrait en avant le savoir-faire local. Avec son épouse,
Catherine, qui partage l'amour du patrimoine culinaire, artistique
et culturel de l'Alsace, il démarre l'entreprise en octobre
2000 à Eschau. L'activité se décline en deux
volets : la VPC destinée au particulier, avec des produits
d'épicerie fine du terroir alsacien, de l'artisanat (arts
de la table, tissage, cristallerie...) et de la librairie. Deuxième
volet, le cadeau d'affaires, est fondé sur un axe de développement
original : des coffrets qui permettent de savourer un repas alsacien
complet.
La ligne de conduite du couple consiste à travailler avec
les artisans et les PME locales pour offrir qualité, goût
et tradition. Avant de s'installer, Didier Mathon a mené
une étude de marché très complète, basée
sur la VPC, la vente par Internet et le tourisme en Alsace. Présenté
à la Région Alsace, son projet a bénéficié
d'un FRAC*. À la CCI, les conseillers de l'Espace Entreprendre
ont posé un regard critique et objectif sur son dossier .
«Cela m'a permis d'avancer plus rapidement au niveau de la
phase de création», souligne-t-il. Après quelques
mois d'exercice, les résultats sont probants, ce qui laisse
augurer une croissance qui devrait permettre d'embaucher une troisième
personne pour développer le cadeau d'affaires. Comment cela
se passe lorsque l'on travaille en couple ? Aucun problème,
sourit Didier Mathon, «nous sommes complémentaires
: mon épouse est infographiste, elle crée les catalogues,
s'occupe des relations avec les fournisseurs, la facturation. Pour
ma part je m'occupe des achats, de la gestion et de la logistique.»
À terme «une saison à Illberg» pourrait
trouver des débouchés à l'export, notamment
en Allemagne, Suisse, Autriche, Bénélux et Grande-Bretagne
où la culture VPC est mieux ancrée. Après la
mise en place de son site Internet «Une saison à Illberg»
étudie l'opportunité d'ouvrir une boutique.
[ Site ] www.illberg.com
* Fonds Régional d'Aide à la Création
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Costte Henning
Frédéric
Bonnet et
Jérôme Martinelle

Ddier Mathon
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