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Zoom sur le développement économique du Val de Villé et du Piémont des Vosges


L'ADIRA profite de son 50e anniversaire pour mieux faire connaître ses domaines d'intervention. Mise en lumière de son métier le plus ancien, l'implantation des entreprises, avec la zone d'activités du Val de Villé et le projet de plate-forme départementale à Dambach-la-Ville. Les apports de l'ADIRA : de la recherche, du conseil, de l'aide aux entreprises en difficultés.

Le Val de Villé (18 communes, 11 000 ha, dont 7 500 de forêts et 500 urbanisés, 9 500 habitants) est une illustration parfaite de reconversions et de restructurations réussies.

Une intercommunalité exemplaire
C'est dès 1955 que l'ADIRA a mis en œuvre la reconversion du Val de Villé, rendue nécessaire après le déclin des activités traditionnelles (notamment du textile, alors prépondérant dans les vallées vosgiennes) et la montée en puissance de l'exode rural. L'intercommunalité y a fonctionné très tôt, avec la création d'un SIVOM dans les années 60, devenu ensuite la Communauté de communes. Grâce à la cotisation des communes, 17 entreprises se sont créées, correspondant à 550 emplois. Dans les années 80, on est passé aux zones de diversification rurale. Grâce aux aides financières du Conseil Général et avec le concours de l'ADIRA, les entreprises ont pu bénéficier des « ateliers-relais », système permettant par des subventions de construire des bâtiments pour des porteurs de projets. Comment ça marche ? C'est la collectivité qui construit, met à disposition le bâtiment aux créateurs d'entreprises qui ainsi ne subissent pas les frais immobiliers. Auparavant, les entreprises recrutées par l'ADIRA ont l'obligation de se soumettre à un audit qui permet de vérifier la viabilité de leur plan de développement (CA projeté). 11 ateliers-relais fonctionnent aujourd'hui dans le Val de Villé, avec 300 emplois créés. Dans le Bas-Rhin, il en existe 72, correspondant à 1 600 emplois.
Cette offre de zones d'activités ne se contente pas de mise à disposition de locaux et d'aides financières, mais d'un environnement attractif... réussi grâce à la collaboration des Maires. Logements sociaux, écoles, centre de loisirs, garderie, le Val de Villé offre un environnement exceptionnel pour les entreprises et leurs salariés, voire pour les touristes : 250 km de sentiers pédestres, 60 km d'itinéraires VTT, 80 ha de vignes, 60 chambres d'hôtes et des campings, un VVF, un centre nautique et de loisirs, une maison de pays, témoin du patrimoine traditionnel et historique de la vallée, et de nombreux artisans déploient leurs activités (produits laitiers, confitures, eaux de vie, vins - pas moins de 8 distillateurs sont implantés, ...).

Marcelle Latour, directeur général de Larisys, a bénéficié du montage de l'ADIRA.
L'entreprise développe des outillages destinés à contrôler la qualité de fabrication des cartes électroniques. 32 salariés, 20 MF de CA. Parmi ses clients : Matra, SNCF, RATP... A commencé dans un petit studio. En 1993, soit 4 ans après sa création, Madame Latour a monté un dossier sur les perspectives de développement de l'entreprise. En 1994, elle s'installe dans un « bâtiment-relais » de 600 m2. Ce qu'elle a apprécié dans son contact avec la Communauté de Communes : avoir un interlocuteur qui a une stratégie de chef d'entreprise. Pour sa part, René Haag, conseiller général du canton, se félicite que les ressources reviennent à l'intercommunalité. Deux ans après, la surface du bâtiment de Larisys est triplée. Sur la base d'une collaboration avec l'ADIRA et grâce à un montage financier avec Alsabail pour un prêt sans intérêt de 40 %, Marcelle Latour a pu garder sa capacité d'autofinancement pour développer la recherche-développement et l'international.

L'ADIRA : des professionnels de la prospection, de l'implantation d'entreprises au service du développement local
– s'appuie sur une offre qualifiée en zones d'activités et en locaux vacants ;
– en partenariat avec les collectivités territoriales intéressées, accueille les entreprises et les introduit dans les réseaux locaux ;
– sélectionne les entreprises selon leur situation économique et financière.

Objectif : garantir la pérennité des actions conduites pour le développement des territoires.
Contact : Hubert Gilmé, 03 88 52 82 82

 

Exemples d'entreprises qui ont bénéficié de l'accompagnement de l'ADIRA
En s'appuyant sur une offre qualifiée en zone d'activités et en locaux vacants, l'ADIRA propose plusieurs sites adaptés aux besoins des entreprises.

• Egelhof SA, entreprise d'origine allemande, spécialisée dans les robinets thermostatiques avec commande à distance, l'usinage de corps en aluminium pour les soupapes de détente de climatisation de voitures et le froid industriel. Implantée à Seltz (120 personnes) depuis 40 ans, à Breitenbach (200 personnes) depuis 20 ans. « Nous avons racheté une nouvelle usine désaffectée dans le Val de Villé, spécialisée dans le froid industriel. C'est grâce à l'ADIRA que nous avons trouvé le bâtiment et bénéficié d'un montage financier », indique Bernard Jaegler, Directeur général adjoint. Et de souligner l'aptitude de l'élu à conduire un accueil dynamique. L'entreprise Egelhof est devenue holding en 1993.

• EKS France, d'origine suédoise, spécialisée dans la fabrication de balances ménagères et de pèse-personnes, a racheté l'entreprise Sebalares en 1986, en s'appuyant sur l'ADIRA. S'est installée à Sélestat en 1987, puis a transféré sa chaîne de production en 1988 à Wittisheim, construisant un nouveau bâtiment. Capacité de production d'EKS : 20 000 balances par jour. Actuellement, 200 personnes sont employées par la société, essentiellement des femmes. CA : 165 MF, dont 91 % à l'export.
Le Directeur, Marc Heinrich, satisfait de l'apport de l'ADIRA, envisage de se rapprocher à nouveaux de ses services pour s'agrandir.

• Oureval, d'origine française, est sous-traitant dans le domaine de la transformation des métaux (découpage-emboutissage pour l'industrie et notamment l'automobile). Créée en 1973 à Villé, l'entreprise s'est transférée en zone d'activités intercommunale du Canton de Villé en 1979. La première installée sur cette zone : 55 personnes aujourd'hui. Ce que Francis Perrin, président directeur général a apprécié ? Le fait que l'ADIRA ait géré son dossier, lui permettant de bénéficier d'aides. Mais aussi « la mise en relation avec des sociétés américaines implantées dans la région et qui cherchaient des sous-traitants ».

•Spécialisée dans la transformation du maïs et des céréales en glucose, amidon et produits dérivés, Syral/Staral fabrique tous les ingrédients, liquides sucrants destinés aux industries alimentaires, des boissons et de la parachimie. D'origine autrichienne, l'entreprise (franco-autrichienne aujourd'hui) a décidé de créer une usine en France pour fabriquer son propre substrat d'amidon. Une installation qui se fait à Marckolsheim, dans la zone industrielle et portuaire. Implantation réussie grâce à l'ADIRA, souligne François Plenier, directeur stratégie et développement. « Aujourd'hui, nous employons 200 personnes, et nous prévoyons 60 nouvelles embauches à court terme. » Syral est filiale de l'Union des Sucreries et Distilleries Agricoles, l'un des principaux groupes sucriers français, leader sur le marché du sucre en république tchèque.

Une nouvelle offre spécifique ciblée
Les plates-formes départementales

Un enjeu de taille pour l'ADIRA : redonner de l'impulsion au développement économique du Bas-Rhin en recréant des zones d'activités répondant aux besoins des entreprises, en anticipant leurs évolutions à 20-30 ans. Le moyen : constituer une offre foncière de qualité en organisant la solidarité des territoires autour de la richesse fiscale créée autour des plates-formes départementales. Explication à partir de la première plate-forme positionnée : Dambach-la-Ville, dernière-née des zones d'activités économiques.

Une offre intercommunale spécifique ciblée
Un schéma d'organisation a démontré la possibilité de complémentarité entre les divers types de zones d'activités. Les plates-formes départementales d'activités permettront l'accueil d'entreprises de grande taille, dans un environnement de qualité, à l'échelle des bassins d'emploi. Elles concernent des surfaces situées entre 50 et 100 hectares, et des entités intercommunales de 100 000 à 200 000 habitants. L'ADIRA sera mandatée par le département pour assurer la commercialisation des plates-formes départementales ou l'installation d'entreprises extérieures ou extensions conséquentes d'entreprises installées dans le Bas-Rhin. La première plate-forme qui verra le jour sera située à Dambach-la-Ville. Son coût est estimé à 88 MF. L'attractivité du secteur couvert par les neuf communautés de communes devrait permettre, à terme, d'accueillir près de 2000 emplois en sus de ceux accueillis à proximité dans les zones existantes. Située à une dizaine de minutes et réservée à l'accueil d'entreprises d'une certaine dimension, la plate-forme aura pour principaux atouts : l'accessibilité (on ne traverse aucune localité pour accéder à Dambach), la disponibilité en main-d'œuvre qualifiée et adaptée au projet. Sont concernés par l'opération : neuf groupements ou communautés de communes, qui se partageront la taxe professionnelle. D'ores et déjà, les acquisitions concernant une première tranche de 30 ha de terrains ont été engagées par la communauté de communes du Bernstein et de l'Ungersberg. Le conseil général apportera son soutien financier, qui combine subvention (40 % de la dépense) et avance remboursable (35 %). L'intervention du Conseil Général est conditionnée par l'organisation d'une solidarité basée sur le partage du produit fiscal généré par la plate-forme. Deux tranches supplémentaires sont programmées, concernant une cinquantaine d'hectares. L'ensemble des partenaires de la réalisation de la plate-forme assureront le suivi de ce projet (horizon 2020) dans le cadre d'un comité de pilotage associant élus et techniciens des collectivités. Comme le souligne Alfred Becker, conseiller général : « le rôle du politique est de créer les meilleures conditions pour l'exercice des activités et d'organiser des synergies sur un territoire. »

 

Labonal
L'apport de l'ADIRA dans un cas de reprise d'entreprise
« Une expérience, un réseau de connaissances, des contacts, le pilotage des démarches administratives »
C'est en octobre 1998 que la société Kindy décide de fermer son site de production de Dambach-la-Ville. Délai imparti : 6 mois ! Cet abandon se serait traduit par la perte de 214 emplois, si 3 cadres de la société ne s'étaient pas mobilisés pour reprendre l'unité. Grâce à eux, sous l'impulsion de Dominique Malfait, un plan de reprise a été défini en liaison avec les services de l'ADIRA, qui avait proposé la mise en place d'une cellule d'accompagnement.
« Il fallait crédibiliser le plan par rapport aux partenaires sociaux et financiers », rappelle Dominique Malfait. Avec l'appui des Pouvoirs Publics et des services fiscaux, les trois dirigeants ont réussi la reprise : Kindy a cédé la marque Labonal et 110 emplois ont été maintenus.
Le critère retenu : un savoir-faire, un état d'esprit et une polyvalence. Le plan prévoit une période de lancement, durant laquelle l'entreprise devenue Labonal, aura la sous-traitance de Kindy. Cette activité est en diminution constante, et Dominique Malfait entend bien arriver à une activité propre. Reste à se faire référencer dans la distribution.

 












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