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La gestion des déchets banals des entreprises
(DBE), comme celle de tous déchets, incombe à son
producteur qui, au titre de la loi cadre du 15 juillet 1975, en
est responsable jusqu'à leur élimination. Le recyclage
des déchets d'emballage est rendu obligatoire par le décret
du 13 juillet 1994. Ainsi, vous pouvez recourir au réseau
de collecte mis en place par les collectivités, aux déchetteries
acceptant les DBE ou à un opérateur privé
se chargeant de la collecte et du traitement des déchets.
Mais, quelle que soit l'option retenue, une fraction de vos DBE
échouera en centre d'enfouissement technique, plus communément
appelé décharge, soumise à la taxe générale
sur les activités polluantes (TGAP) s'élevant à
60 FRF par tonne de déchets enfouis.
La taxe sur les activités polluantes,
pour qui, pour quoi ?
La taxe sur les activités polluantes ou TGAP a été
mise en place en 1999, elle préfigure la future éco-taxe
européenne et concerne aussi bien les déchets banals
que les déchets industriels spéciaux, la pollution
de l'air, les huiles de base et les nuisances sonores aéroportuaires.
Cette taxe est l'un des dispositifs de la nouvelle politique française
de gestion des déchets dont les orientations visent à
respecter l'échéance du premier juillet 2002, date
à partir de laquelle seuls les déchets ultimes seront
admis en décharge. Pratiquement, cela veut dire qu'il sera
interdit d'enfouir un déchet dont la réduction du
potentiel polluant et la valorisation ne seront pas optimales,
compte tenu des conditions techniques et économiques du
moment. Il est toutefois à noter que l'augmentation de
la fiscalité écologique induite par la TGAP se trouve
compensée par la baisse de de la TVA de 20,6 à 5,5
% sur la collecte sélective, le tri et la valorisation
matière, éléments d'une gestion des déchets
la plus respectueuse de l'environnement.
Où vont-ils ? Du tri à la valorisation,
la circulation des déchets
Le diagramme ci-contre présente les principales filières
d'élimination des déchets ménagers et assimilés.
Leur traitement peut débuter au sein même de votre
entreprise par une précollecte en regroupant et/ou en triant
les DBE. Il est d'ailleurs intéressant de noter que le
coût de traitement diminue si les déchets sont triés.
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À l'issue de la collecte, classique ou
sélective, les déchets vont être :
soit mis directement en décharge, soit valorisés
par production d'énergie électrique et/ou de vapeur
lorsqu'ils sont brûlés et de bio-gaz, du méthane
en général, lorsqu'ils sont compostés,
soit recyclés par réintroduction du déchet,
ou co-produits, dans un cycle de production (ex : le verre), réemployés
tels quels (ex : le textile), réutilisés dans un
nouvel emploi, ou encore régénérés
physiquement ou chimiquement pour être utilisés comme
matière première (ex : les huiles).
Ces derniers modes de valorisation doivent être précédés,
si cela n'a pas été fait par le producteur, d'une
phase de tri.
Ces filières sont bien sûr tributaires des équipements
permettant de les mettre en uvre : c'est le rôle des
plans départementaux d'élimination des déchets
ménagers et assimilés (DMA) de faire le bilan des
flux de DMA et d'organiser leur gestion. Celui du Bas-Rhin est
actuellement révisé par une commission consultative,
présidée par le Préfet. Cette commission
travaille en ateliers auxquels participent les différents
acteurs de l'élimination des DBE dans le Bas-Rhin (collectivités,
DDAF, ADEME, Chambres Consulaires, syndicats professionnels, associations
de défense de la nature...). La CCI de Strasbourg et du
Bas-Rhin y contribue au titre de représentant des industries
et des commerces. Jean-Michel Lehmann, membre titulaire de la
CCI, préside d'ailleurs l'atelier «déchets
banals et déchets de chantier ».
Ce plan, comme la TGAP et la fiscalité écologique,
vise une gestion optimale des déchets, afin de réduire
leur impact sur l'environnement. L'emploi en sort aussi bénéficiaire
puisque la collecte sélective des déchets devrait
avoir créé 18 000 emplois en 2002 (sources TERRA/ADEME).
De même, la valorisation des déchets est une source
d'économie : le recyclage de l'acier n'utilise que 30 %
de l'énergie et 60 % de l'eau nécessaires à
sa fabrication. Les déchets constituent donc un potentiel
de richesses non négligeable, ils ne sont plus seulement
une charge.
Contact CCI :
Harald Stammbach, 03 88 75 25 70
h.stammbach@strasbourg.cci.fr
Sites Internet à consulter :
www.ademe.fr
www.alsace.drire.gouv.fr
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