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Une balance positive
Déficitaire par le passé, la balance commerciale
des échanges entre l'Alsace et la Russie présente
un solde positif depuis 1997. Ce solde était de 162 millions
de francs en 1999. La part des exportations alsaciennes dans
le total des exportations françaises vers la Russie représente
6,51 %. Alors que l'Alsace est excédentaire dans ses
échanges avec la Russie, la France est déficitaire.
Pour elle, le solde est négatif de cinq milliards de
francs.
Cependant, les exportations alsaciennes vers la Russie ont diminué
de 24 % par rapport à l'année précédente.
Quant aux importations en provenance de ce pays, elles ont diminué
de 32 %.
Les exportations alsaciennes concernent en premiers lieux les
produits des industries agro-alimentaires (231 millions de francs)
suivis des biens de consommation courante (182 millions de francs).
Les importations les plus importantes touchent les produits
énergétiques (249 millions de francs).
Ainsi, au classement des principaux clients de la région
Alsace, la Russie occupe la 20e place loin derrière l'Allemagne,
le Royaume-Uni et l'Italie qui se situent aux trois premières
places.
Parallèlement, au classement des principaux fournisseurs
de la région Alsace, la Russie vient en 26e place. Là,
c'est l'Allemagne et la Suisse qui arrivent en tête.
Sources : Direction générale des
douanes et droits indirects
Direction régionale de Strasbourg.

EXPÉRIENCES
« Encore deux ans d'observations
»
Parmi les entreprises alsaciennes qui exportent de manière
significative en Russie figurent Alcatel, Alsapan, Bongard,
Heckel Sécurité, Continental Biscuits (Haut-Rhin),
Heppner, Extenzo, Sotralenz, Socomec et Tryba, le spécialiste
de la porte et fenêtre de Gundershoffen qui a fêté
en juin ses 20 ans d'existence.
Marc Burger, directeur général de SOPROFEN, filiale
du groupe Tryba, livre son expérience du marché
russe.
« En 1997 nous avons participé pour la première
fois à un salon de produits du bâtiment à
Moscou. À l'époque nous nous sommes intéressés
à la Russie pour trois raisons essentielles : un désir
d'élargissement de notre activité, la taille du
marché russe, la progression économique du pays.
On sait que le premier secteur qui se développe dans
un pays en progression est la fenêtre, notamment dans
le cadre de travaux de rénovation du bâtiment.
Les premiers contacts au salon de Moscou ont été
excellents et six mois après seulement nous avons établi
un partenariat avec un fabriquant moscovite de fenêtres.
Nous lui avons livré les profilés, il fabriquait
les produits et les commercialisait à l'intention du
grand public. Le départ a dépassé toutes
nos espérances avec un chiffre d'affaires de près
de sept millions de francs.
La progression a continué en 1998 jusqu'au moment du
krach. Là, tout s'est effondré avec une baisse
d'activité de 60 à 70%.
Actuellement les choses ont l'air de reprendre. Nous disposons
maintenant de huit partenaires à Moscou et dans différentes
grandes villes du pays, notamment dans le sud. Nous avons aussi
créé un produit spécifique pour le marché
russe. Les gens disposant de petits logements, ils ferment souvent
les balcons pour y stocker divers objets. Nous nous sommes placés
sur ce créneau avec un produit à prix très
attractif.
Compte tenu des difficultés de 1998 nous restons prudents.
Pour les deux années à venir, nous maintenons
notre présence, mais sans développement fort afin
d'observer l'évolution à la fois économique
et politique. Le manque de stabilité au cours des années
passées nécessite prudence et vigilance ».
Contact : Marc Burger, Soprofen-Tryba, 03 88 90 50 31

« Un potentiel énorme »
La dernière des entreprises alsaciennes
à partir à la conquête de la Russie est
la société Trading Point de Strasbourg. Créée
il y a trois ans et demi par Gérard Strauch, la société
spécialisée dans la vente de produits de bien-être
et de santé, a réalisé l'année dernière
32 millions de francs de chiffre d'affaires avec ses cinq salariés.
La totalité du chiffre d'affaires est réalisé
à l'export, dont 85 % en Allemagne.
Gérard Strauch raconte son parcours : « C'est dans
le cadre de la recherche de nouveaux marchés à
l'export que j'ai pensé à la Russie. Avec un total
de 147 millions d'habitants, il y a un vrai potentiel là
bas pour les produits diététiques, de santé
et de parapharmacie. Ce qui est vendu dans ce créneau
dans le pays est du bas de gamme et tout ce qui vient de l'extérieur
est du moyen et du haut de gamme. L'Allemagne et les Etats-Unis
s'y sont déjà implantés, mais il y a encore
de la place pour nous.
Mon entrée sur le marché russe a commencé
par un travail préliminaire réalisé par
la MCIS et par lADA ainsi que son représentant
à Moscou Eugène Simonov. Fin juillet, je suis
allé moi-même à Moscou et Saint-Petersbourg
pendant une semaine. Mon dernier voyage dans ces villes remontait
à quinze ans. J'y ai trouvé un pays que je ne
connaissais pas, des métropoles occidentalisées.
Sur le plan des affaires, je reviens enchanté. Il y a
là bas une vraie volonté de travailler avec des
produits étrangers comme les nôtres. Le marché
offre des perspectives et j'ai rencontré un partenaire
à Moscou avec lequel nous allons faire affaire. L'idée
est de lancer avec lui sur le marché russe deux premiers
produits parapharmaceutiques. Ma société va participer
au travail de promotion. C'est un test. À la lumière
des résultats et de la solidité financière
de notre partenaire, nous allons examiner la suite des opérations.
Pour l'heure, il est impossible de situer le chiffre d'affaires
à réaliser par Trading Point en Russie ».
Contact : Trading Point, Gérard Strauch, Eckbolsheim
03 88 10 28 98

« L'indispensable partenaire »
Paul Tschaen s'occupe du marché
russe à l'ADA. Fort de huit ans d'expérience dans
ce pays en liaison avec Eugène Simonov, délégué
permanent à Moscou, il livre quelques conseils aux chefs
d'entreprises alsaciens qui souhaitent développer leurs
activités d'export vers la Russie.
« Il est indispensable de trouver sur place un bon partenaire.
Ce partenaire importateur et distributeur de produits alsaciens
doit disposer d'un réseau et d'introductions. Autre conseil
aux entreprises : envoyer là-bas des produits semi-finis
que le partenaire se charge de finaliser ou d'assembler. Il
y a ainsi une plus-value dans le pays. En plus cela réduit
les coûts et permet d'être moins cher sur le marché
que d'autres produits issus d'une importation pure et simple.
Il ne faut pas chercher à s'implanter soi même,
la législation russe n'est pas bien faite pour cela.
Avec 147 millions d'habitants, dont 6 à 7 % qui ont vraiment
de l'argent, la Russie constitue un marché potentiel
favorable. L'Etat est pauvre, mais le pays est riche. De plus
que la Russie importe 75 % de ce qu'elle consomme. Les secteurs
porteurs sont le second uvre du bâtiment, l'agro-alimentaire
et la chimie. Par ailleurs, l'économie russe se remet
: la balance commerciale est excédentaire tout comme
la balance de paiement et le rouble s'est stabilisé.
Toutes les prévisions noires faites par les économistes
après le krach de 1998 ont été fausses.
Reste qu'il ne faut pas imaginer que la Russie est un eldorado.
L'eldorado n'existe pas. La Russie est simplement un marché
à ne pas sous-estimer.
C'est un marché proche avec lequel il n'y a pas, de surcroît,
d'obstacle culturel ».
Contacts : Paul Tschaen, ADA - Colmar, 03
89 20 82 68
Eugène Simonov, ADA - Moscou, 00 70 95 97 70 755
La Russie est inscrite au
Programme Régional Export proposé, chaque
année, aux entreprises exportatrices de la région
et élaboré
par les CCI alsaciennes, le Conseil Régional, l'ADA,
la Direction Régionale du Commerce Extérieur
et les Conseillers du Commerce Extérieur. |

Comme à l'Ouest
1990 Création de la compagnie Transaero.
C'est la première compagnie Russe créée
sur les bases de l'économie de marché.
1991 Lancement d'une première liaison charter
entre Moscou et Tel Aviv.
1992 Arrivée de Valery Musaev au sein de Transaero
en tant que vice-président. Jusque là, il menait
une carrière au sein du ministère des Affaires
étrangères. Il est âgé aujourd'hui
de 53 ans.
1993 Mise en service de lignes régulières.
1996 Le cap de 1,5 million de passagers est franchi.
2000 Les principales destinations de Transaero sont :
Londres (vol quotidien), Francfort, Tel Aviv (dix fois par semaine),
Chypre.
Au fil des ans, Transaero a accumulé les nouveautés
en Russie. Elle est la première compagnie a avoir introduit
la classe affaire, à lancer des programmes de fidélisation
et à utiliser des avions de l'Ouest à la fois
sur des lignes internationales et domestiques.

Moscou : vers la Place Rouge et le Kremlin. A
deux pas du plus récent centre commercial de Russie ouvert
en 1998.
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Économie
Un avenir prometteur
À la suite d'une nouvelle mission à Moscou,
Patrick Schalck, Directeur du commerce international à
la CCI de Strasbourg et du Bas-Rhin, souligne les atouts et
les faiblesses de l'économie russe. Il conclut que la
Russie est un marché européen d'avenir.
Atouts
- L'inflation avait atteint 84% en 1998, mais depuis la
hausse des prix à la consommation est retombée
à un niveau moyen de 3 % par mois.
- Selon Patrick Schalck, l'évolution politique russe
va donner au pays « davantage de stabilité financière
et économique ».
- L'amélioration des finances publiques est notable.
En 1999, la Russie a affiché un excédent primaire
de 1,6 % et un déficit budgétaire de 2,5 % seulement
du PIB.
- Le marché est immense, le potentiel technologique et
humain considérable et plus de la moitié du panier
de la ménagère russe vient d'importations.
- Les créneaux tout particulièrement porteurs
sont les produits des industries agroalimentaires, l'électroménager,
mais aussi les biens de consommation courante.
Faiblesses
- Après le krach d'août 1998, la perte de
pouvoir d'achat était quasi générale pour
les Russes. Le niveau de consommation réel des ménages
avait baissé de 13 %.
- Les importations russes étaient en chute libre l'année
dernière. Au premier trimestre, le pays n'a importé
que le tiers de ce qu'il avait importé à la même
période en 1998.
Contact : Patrick Schalck 03 88 76 72 24
p.schalck@strasbourg.cci.fr

La première présence française
La liaison hebdomadaire Strasbourg-Moscou est assurée
par Transaero Airlines. C'est le premier pas en France pour
cette compagnie.
Valery Musaev, en tant que vice-président
de Transaero présentez-nous les raisons qui vous ont
poussé à ouvrir une ligne régulière
en Strasbourg et Moscou ?

Vallery Musaev, Vice-Président de Transaero
Ma compagnie a toujours eu le souci de développer
les destinations européennes. Nous sommes déjà
en Allemagne, en Angleterre. Ce projet est en préparation
depuis 1997. Nous avons beaucoup de demandes de trafic en raisons
des relations culturelles et historiques entre la France et
la Russie. L'Alsace constitue aussi pour les Russes une place
importante en matière touristique. Par ailleurs, sur
le plan économique, de nombreuses sociétés
alsaciennes sont représentées à Moscou.
Enfin, la présence du Conseil de l'Europe à Strasbourg
joue un rôle non négligeable pour le remplissage
de nos appareils.
Et cela n'aurait-il pas été
plus facile de vous implanter sur un autre aéroport de
France pour augmenter les possibilités de correspondances
?
Cette question mérite deux réponses. Tout d'abord,
c'est le statut spécifique de Strasbourg, ville ouverte
depuis 1979, qui nous a permis de nous implanter là.
Ensuite, Strasbourg occupe à nos yeux une bonne position
au cur de l'Europe, notamment pour les voyages touristiques.
Après la crise financière
de l'été 98, est-ce vraiment le bon moment pour
ouvrir cette ligne ?
La crise nous a malmené. Avant l'été
98 nous avions 16 avions et proposions 30 destinations. Avec
la crise nous avons dû réduire à la fois
notre flotte et nos destinations. Nous avons aujourd'hui sept
Boeing 737 de 98 places, 25 destinations et nous avons terminé
l'année 99 avec des profits. De façon générale,
le pays va mieux.
Quelles sont les conditions de réussite
de la liaison Strasbourg-Moscou ?
La réussite dépend à la
fois de Strasbourg et de Moscou. De notre côté
il faut développer Strasbourg comme un nouveau marché.
Nous mettons aussi en avant la qualité de notre service.
En France, l'aéroport de Strasbourg et la CCI nous aident
notamment à établir des liens avec des tours opérateurs
afin qu'ils montent des produits à destination de la
Russie avec notre compagnie. On peut imaginer des produits au
départ de Strasbourg avec quatre jours à Moscou,
puis trois jours à Saint-Petersbourg. Lors d'un récent
passage à Strasbourg, j'ai aussi rencontré les
dirigeants d'Alsace Croisières pour le développement
des croisières entre Moscou et Saint-Petersbourg avec
des départs en avion de Strasbourg.
Pour assurer la pérennité de la ligne il faut
un taux de remplissage de 65%. C'est sûr que notre arrivée
à Strasbourg est risquée, mais il en est ainsi
à chaque ouverture de ligne. Nous avons aussi que pour
réussir il faut deux arriver à deux vols hebdomadaires.
Les compagnies aériennes des anciens
pays de l'Est ont parfois encore une mauvaise image de marque
auprès du grand public, notamment pour des questions
de maintenance des appareils. Ne craignez vous pas d'avoir à
souffrir de cette situation ?
Chez nous, la maintenance est assurée
aussi bien qu'en France. La sécurité est régie
par des règles internationales. Nous sommes membres des
organisations internationales de contrôle, membres aussi
de l'IATA depuis 1993.

Un marché touristique d'avenir
Pour Jean-Jacques Gsell, Président de l'Office du
Tourisme de Strasbourg et de sa Région, la Russie fait
partie de ces pays dans lesquels les partenaires touristiques
alsaciens doivent investir.

Jean-Jacques Gsell, Adjoint au Maire de Strasbourg,
Président de l'Office de Tourisme de Strasbourg et de
sa Région (OTSR), Conseiller Général du
Bas-Rhin
« Les Sud Américains, les Russes,
les Chinois seront demain en voyage en Alsace. Je suis convaincu
que tel sera l'avenir. Des études le prouvent. Par exemple,
la Chine sera le premier pays du monde émetteur de touristes
en 2020 ». Jean-Jacques Gsell, Adjoint au Maire de Strasbourg
et Président de l'Office du Tourisme de Strasbourg et
de sa Région (OTSR) ajoute : « Pour la Russie,
les premiers indicateurs sont là aussi à Strasbourg.
Les visites guidées en langue russe ont été
multipliées par quatre en l'espace de deux ans. Nous
avons franchi l'année dernière la barre des 100
groupes de Russes. Ceci nous a incité à publier
un document inédit sur Strasbourg en langue russe ».
Avec l'ouverture de la ligne Moscou-Strasbourg, la tendance
va s'accentuer. « D'autant que l'Office du Tourisme de
Strasbourg est présent sur le marché russe depuis
1995 », souligne Jean-Jacques Gsell. « Je ferai
tout pour que le Boeing de Transaero soit plein chaque semaine
dans les deux sens ». Strasbourg a mené un travail
à long terme de sensibilisation et de promotion auprès
des touristes russes potentiels. Le Comité Régional
du Tourisme d'Alsace sy est associé à partir
de 1997.
Pas de nouveaux riches douteux
« Même si les destinations naturelles des Russes
en France sont Paris et Nice, Strasbourg peut se positionner
», ajoute Bertrand Bilger, directeur commercial de l'Aéroport
International Strasbourg, fort de son expérience de plusieurs
voyages prospectifs à Moscou. Il commente : « La
notoriété de Strasbourg existe et l'Alsace, par
sa richesse historique et gastronomique, plait naturellement
à un public cultivé ». La crainte de certains
de voir arriver de nouveaux riches douteux en Alsace semble
écartée. Ceux-ci préfèrent le clinquant
de Nice ou de Paris. Comme pour les Japonais ou les Américains,
l'Alsace présente en outre l'atout de sa position géographique
au cur de l'Europe.
Beaucoup de Russes à Strasbourg et dans la région...
La partie n'est pas gagnée pour autant. Les efforts de
promotion doivent être maintenus et intensifiés,
alors qu'aujourd'hui l'investissement de l'Office du Tourisme
de Strasbourg en Russie plafonne autour de 60 000 F par an.
La formation des professionnels du tourisme alsaciens à
l'accueil de voyageurs russes doit aussi être singulièrement
engagée : aujourd'hui Strasbourg compte trois guides
parlant le Russe. Enfin, les différents partenaires du
tourisme alsacien (professionnels et institutionnels) doivent
mettre en place et développer une politique globale d'intervention
pour éviter une dispersion de moyens que l'on connaît
déjà trop.
Un capital de sympathie
Cela semble d'autant plus indispensable qu'une autre opération
lancée il y a deux ans permet à Strasbourg de
bénéficier d'un beau capital de sympathie en Russie.
Dans le cadre d'un programme financé par la Commission
européenne, l'Office du Tourisme de Strasbourg apporte
son aide et son assistance à Veliky Novgorod, la plus
ancienne ville de Russie située à mi-chemin entre
Moscou et Saint-Petersbourg. Après la réalisation
d'un audit, un plan de développement stratégique
a été élaboré et Strasbourg a notamment
apporté son assistance technique à la création
d'un office de tourisme à Veliky Novgorod et à
l'édition de brochures touristiques.
Ces différentes actions menées depuis cinq ans,
la conviction de la nécessité de poursuivre les
efforts de promotion, la conscience qu'il faut mettre en uvre
une synergie de moyens et l'envie des Russes de découvrir
Strasbourg, sont maintenant autant d'atouts à ne pas
gâcher.

Trois heures de vol
La liaison Strasbourg-Moscou est assurée une fois
par semaine,
le samedi.
Le trajet est réalisé en trois heures par un Boeing
737-200 de 98 sièges.
> Départ de Moscou à 12 h 30, arrivée
à Strasbourg 13 h 50.
> Départ de Strasbourg à 14 h 40, arrivée
à Moscou à 19 h 40.
> Prix du billet : à partir de 2 300 F aller-retour,
plus les taxes aéroportuaires.
> Renseignements et réservations auprès des
agences de voyages.
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