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Au
Moyen Âge, à l'instar de Strasbourg, Novgorod sera
pendant des siècles une ville carrefour à la confluence
des états baltes, de la Finlande, de la Suède,
des régions russes. Cette situation privilégiée
en fera une ville enviée... souvent déchirée
par les conflits entre seigneurs à la recherche du pouvoir
féodal. Ville de marchands et de commerces, elle s'impose
très tôt comme un imposant centre religieux dont
la cathédrale Sainte Sophie, érigée en
1045, est la figure emblématique de l'art orthodoxe.
Le Kremlin qui l'entoure met à l'abri du temps cet édifice.
Aux Xème et XIème siècles, Novgorod se
détache de la capitale russe de Kiev. Ecartés
progressivement du Kremlin, le centre du pouvoir, et dépossédés
de leurs droits sur la cathédrale, les princes multiplient
dès lors les églises. Il n'est pas rare aujourd'hui
de les voir dans les différents quartiers de la ville
entourés par les immeubles ou les usines.
Devenue république
au XIIIème siècle, Novgorod échappe aux
attaques mongoles puis à la menace des chevaliers teutoniques.
A la fin du XIIIème siècle et au XIVème
siècle, la ville est au sommet de sa prospérité.
La Hanse y possède un comptoir. De nombreuses églises
sont construites.
Après son annexion
par Ivan III à la grande principauté de Moscou,
Novgorod voit les marchands de la ville expulsés. En
1570, Ivan le Terrible fait saccager la ville. Son déclin
s'annonce tandis que Saint-Pétersbourg, voisine et rivale,
prend son essor.
De nombreux bâtiments
religieux parsèment Novgorod. Surmontés d'une
ou de plusieurs coupoles, ornés de fresques, ils possèdent
des formes architecturales sobres, austères même
et vigoureuses. À la fin du XIIIème siècle,
une tendance à l'ornementation apparaît. Aujourd'hui,
tous ces monuments s'insèrent dans un paysage urbain
reconstruit après la seconde guerre mondiale.
À son rythme,
le visiteur découvrira Novgorod que l'UNESCO qualifie
de "foyer culturel éminent, lieu de création
de l'architecture nationale en pierre et d'une des plus anciennes
écoles de peinture". Laquelle a influencé
"l'ensemble de l'art russe au Moyen Âge". Avec
40 000 visiteurs étrangers par an, la municipalité
de Novgorod sait que le tourisme est l'une des clés de
son développement. C'est aussi l'un des enjeux de la
coopération active entre Strasbourg et Novgorod.
En 1997, la Chambre
de Commerce Américaine en Russie décerne à
la ville de Novgorod et à son district le titre de "Région
de l'année". Une récompense qui symbolise
l'essor récent de cette métropole régionale
qui se vit remettre la même année la "bannière
d'honneur du Parlement Européen" pour son implication
dans le développement économique.
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Autre atout touristique de Novgrod, son écomusée
situé à proximité
Pour Alexander Korsounov, maire de la cité, "la
région de Novgorod occupe la première place en
Russie pour les investissements étrangers et la troisième
pour les investissements russes 186 entreprises étrangères
y sont implantées".
Celles-ci ont été
attirées par la fiscalité innovante mise en place
dans cette région-pilote.La proximité de Saint-Pétersbourg
et des pays baltes et scandinaves explique l'intérêt
des investisseurs pour cette métropole régionale
de 280 000 habitants au sein de laquelle plusieurs activités
sont présentes, notamment dans les domaines chimique,
électronique, mécanique ou les process industriels.
L'agro-alimentaire
constitue l'un des principaux pôles industriels, notamment
dans le domaine des liqueurs et vodka dont on dit que
c'est l'une des meilleures de Russie ou dans les chewing
gum dont le succès ne se dément plus.

Une position géographique favorable
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Entre Saint-Pétersbourg
et Moscou, Novgorod est située au nord-ouest de la Russie
à l'intersection des principales infrastructures de communications
(routes, voies fluviales et ferroviaires) et à proximité
des jeunes États baltes, de la Biélorussie, de
la Suède et de la Finlande.
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