|
Des
résultats présentés récemment aux
DRH alsaciens dans le cadre du Pôle Formation CCI, puis
à Paris à l'occasion du dernier congrès mondial
de gestion des ressources humaines. Premier constat : les rapports
hiérarchiques et humains dans l'entreprise ont évolué.
Les
compétences
constituent de loin devant l'attitude, le critère le plus
déterminant des DRH dans le choix d'un candidat, tout particulièrement
dans l'industrie (75 %) et dans les plus petites entreprises (79
%). À l'inverse, le diplôme n'est plus le sésame
idéal pour rentrer dans l'entreprise : seules 14 % des
entreprises le privilégient. À terme, il comptera
de moins en moins.
Des rapports hiérarchiques
plus équilibrés.
Une évolution se dessine... les DRH souhaitent laisser
de plus en plus de place à la communication ou explication
et à la réflexion commune plutôt qu'à
l'obéissance à la hiérarchie. 29 % privilégient
la réflexion, 33 % aspirent à "convaincre"
et 37 % à "faire agir".
Quelle
évaluation des salariés ?
Pour les DRH, l'évolution repose principalement sur le
pragmatisme, mais un tiers d'entre eux pense qu'il faudrait davantage
prendre en compte le potentiel d'évolution. "Pour
progresser dans l'entreprise, rien ne vaut les résultats
concrets". Pour les deux tiers des personnes interrogées,
la capacité des salariés à mener à
bien leurs missions constitue leur meilleure clé de réussite
dans l'entreprise.

Un échantillon représentatif des DRH
400 Directeurs des Ressources
Humaines ont été interrogés du 24 janvier
au 4 février dernier. Ils se répartissent selon
trois quotas représentatifs : taille de l'entreprise (-
de 150 salariés, de 150 à 500, + de 500 salariés),
secteur d'activité, implantation géographique.
|
|
Quel
est le but de la formation ?
Pour 70 % des DRH, l'objectif essentiel de la formation est de
privilégier le savoir-faire. Mais à titre personnel,
42 % des DRH estiment que le développement du savoir constitue
un objectif également important.
Quel
modèle organisationel ?
"Corollaire logique à ces nouveaux rapports dirigeants
/ dirigés, l'organisation pyramidale est toujours la plus
usitée 48 % des entreprises la pratiquent
(...) les DRH lui préfèrent nettement les organisations
matricielles (43 %) ou en râteau (32 %)".
"Faire
confiance aux hommes plutôt qu'aux structures" :
Les DRH ont "tendance" à sous- utiliser les représentations
institutionnelles du personnel et affichent leur volonté
de privilégier les rapports directs avec l'ensemble des
salariés. Même si un DRH sur deux reconnaît
que ses échanges avec les représentants du personnel
"aboutissent à la construction d'une réflexion
commune plutôt qu'à de simples échanges de
constats ou à une conflictuelle négociation d'opinions".En
fait, l'enquête met en évidence un paradoxe : les
DRH témoignent d'une certaine méfiance vis à
vis des corps intermédiaires (syndicats ou organisations
patronales), mais accordent leur confiance aux individus (salariés
et dirigeants).
Décalage
:
selon les auteurs de l'enquête, " on constate un décalage
de motivation entre les DRH et les autres acteurs de l'entreprise.
Les DRH sont davantage centrés sur l'intérêt
de leur mission que sur leur carrière ou l'argent. Leur
motivation est donc décalée par rapport à
celles des salariés et à celles des dirigeants".

Questions et... réponses !
Pour chacun des thèmes
abordés, les DRH ont d'abord été questionnés
sur la pratique générale dans leur entreprise, puis
sur leur action personnelle et enfin... sur les pratiques idéales.
D'où des réponses qui permettent d'identifier les
pratiques ressources humaines en France, d'apprécier les
marges de manoeuvre et de cerner le rôle du DRH dans l'entreprise.
|