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La nouvelle gestion de la relation-clients

L'arrivée des nouvelles technologies et la pression des clients
ont modifié la gestion de la relation-clients. Désormais,
les entreprises suivent trois mots d'ordre : identification,
fidélisation et offre personnalisée.


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La gestion des relations-clients s’appuie sur la nécessité pour chaque entreprise de considérer le client comme un capital de l’entreprise. Or, depuis une dizaine d'années, le client a changé. Les consommateurs ont des exigences accrues. Ils souhaitent avoir une relation privilégiée avec l'interlocuteur de l'entreprise à laquelle ils s'adressent. Ils veulent être informés, conseillés 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ils souhaitent acheter sur mesure, bénéficier d'un service après-vente et suivre leur commande de bout en bout. Le comportement du consommateur a changé. Plus exigeant, il est aussi devenu plus averti "l'achat d'un produit agro-alimentaire donne accès à un numéro conso qui délivre une recette de cuisine. Et les consommateurs mettent à leur tour en place des services pour aider à mieux consommer", illustre le directeur de la filiale Est de Téléperformance, Stéphane Bumbalo. Ils comparent et négocient. De leur côté, les technologies ont évolué, apportant un niveau de services inimaginable il y a encore 10 ans. "Les consommateurs s'y habituent et ne supporteraient pas de ne plus en bénéficier", poursuit-il. Les relations- clients en sont, elles aussi, complètement modifiées. Dans ce contexte, le marketing évolue lui aussi. Les entreprises sont passées d’un objectif de transaction "de court terme" à des objectifs relationnels qui s’inscrivent dans la durée. les conditions d’optimisation du capital-client en sont donc complétement boulversées.
Si chaque entreprise a aujourd'hui le souci de renforcer son offre et son action commerciale, la gestion des relations-clients se professionnalise.
"On est passé d'une relation dans laquelle les clients étaient identifiés en classe socio-professionnelle, au marketing one to one," constate Claude Tettamanti, le directeur régional Est de la branche Entreprise de Cegetel. "On fait du sur-mesure." La technologie permet en effet d'obtenir des informations sur le client qu'il était
impossible de recueillir avant.
L'enrichissement de la connaissance des clients et des prospects se fait via des nouveaux logiciels. Ils "historisent" les appels téléphoniques, mais segmentent aussi l'information. "L'ouverture d'une facture de gaz ou d'électricité informe sur le client et donne des billes au marketing pour mieux communiquer. C'est ce qu'on appelle une stratégie de développement des relations-clients", conclut Stéphane Bumbalo.


Identification et fidélisation de la clientèle

Ainsi, l'entreprise a les moyens de développer ses relations-clients à tous les niveaux. Et elle le doit.
Car "son premier objectif est de fidéliser sa clientèle", affirme Jean-Christophe Baechler responsable marketing et communication de Ision, ex-Pandemonium. Cette fidélisation passe d'abord par une meilleure identification. "Un client vaut plus par sa durée de vie que par la valeur de son premier achat. Les technologies ne sont que des moyens. Un client est d'abord prospect, puis il achète, devient client. Un jour il a un problème, il appelle l'entreprise, réclame et a besoin de re-consommer", explique Stéphane Bumbalo. Le client ne tolère plus aucune rupture avec son vendeur, et ce, à tous ces stades de la relation. La fidélisation résulte donc de la continuité du lien avec l'entreprise. Pour y parvenir, un seul secret : entretenir la relation. Finis les mailing envoyés à 2 millions de personnes. "Les deux grands pôles d'accès à l'entreprise au delà de la relation physique sont dorénavant le téléphone et l'informatique, avec des outils comme le web call center ou le couplage informatique/téléphonie", annonce le directeur d’agence Alsace de Matra Nortel Communication, Xavier Henry. "Le client, s'il appelle le samedi ou la nuit, sans avoir une batterie d'interlocuteurs, doit être guidé. Ce type d'outils le connecte à toute heure du jour et de la nuit à un opérateur."

Autre exemple, sur simple coup de fil, le récepteur dispose immédiatement d'une fiche client qui s'affiche sur son écran. Bonjour M. X, vous avez eu tel problème, tel jour… La relation prend immédiatement l'allure d'un lien privilégié", poursuit-il. Mais cette dimension de la relation client s'accompagne, pour être efficace, de l'identification du besoin du client. "Aujourd'hui, une entreprise qui veut gagner sur son marché doit certes créer une voie d'accès permanente pour instituer un dialogue continu.





Analyse

Une nouvelle race de citoyens est née :
"les consommateurs – salariés – actionnaires". Ils entendent
recevoir explications et justifications, quand ils sont prêts à
lâcher leurs deniers. Face à tant d'exigences, et à tant de concurrence, les entreprises doivent développer un discours personnalisé, ou tout au moins donner l'illusion qu'il l'est. Le marketing de masse est mort. La communication sur papier s'amenuise, remplacée peu à peu par les nouvelles technologies. L'électronique va-t-elle à terme tuer les commerciaux ? Est-elle un concurrent ou un outil ? N'ayez crainte, mesdames, messieurs, l'émotionnel est plus que jamais au cœur des relations- clients. Téléprospection et téléprofilage se réduisent à néant si la qualité d'un produit et le talent d'un commercial font défaut.

 

Mais elle doit aussi connaître les besoins de ses prospects, et être présente plus vite que ses concurrents avec l'offre la plus adaptée," résume Stéphane Bumbalo. "Dans le milieu bancaire,
on n'appelle plus un client tous les 3 mois pour lui vendre un nouveau produit, on fait le bilan avec lui pour examiner ses projets de façon à lui apporter
la meilleure réponse possible", illustre Xavier Henry. "Le profil des télécommunications de l'entreprise SMART n'a rien à voir avec celui de la CERP. Nous essayons de comprendre la spécificité des uns et des autres, pour adapter une grille tarifaire
spécifique aux besoins. Et en fonction du profil, on leur attribue un interlocuteur privilégié", continue Claude Tettamanti.

Une culture d'entreprise

Cette nouvelle gestion entraîne donc une mise à jour permanente de la relation. Mais le client ne risque-t-il pas de se sentir un jour ou l'autre, harcelé ? "Trop d'info tue l'info" affirme Pierre Criqui, le directeur régional de Transtec. "La plus grande difficulté est de savoir quelle quantité de "hit" par an, on peut se permettre. Les théories de marketing annoncent qu'il faut atteindre un client jusqu'à quarante à cinquante fois par an. Ça me parait énorme. Sur Internet, le client peut facilement se débarrasser des messages. En revanche, les campagnes de télémarketing le dérangent davantage car il a du mal à se débarrasser de ses interlocuteurs," ajoute-t-il.
Mais là encore, les choses évoluent. "Il y a des moments privilégiés pour communiquer avec les clients", reconnaît Stéphane Bumbalo. Il y a aussi une manière plus subtile de prendre contact avec lui. "Les assistances commerciales qui hier, recevaient des appels et enregistraient des commandes peuvent aujourd'hui grâce à des moyens technologiques simples avoir un rôle plus actif. Grâce à des programmes récurrents, elles contacteront par exemple les clients qui n'ont plus commandé depuis un certain temps."
Mais la difficulté est là. La mise en œuvre d’un programme de gestion de relation client nécessite de réfléchir sur les moyens technologiques et les process autant que sur la réorganisation des ressources humaines. "Quand une société s'engage dans la gestion de la relation clients, toute la société doit évoluer. Chacun à son niveau doit remplir ses bases de données pour accroître la connaissance du client. Il s'agit de partager son information. Changer cette culture est long et difficile à mettre en place. Le vrai challenge est là. Avoir un matériel qui contrôle tout, avec un personnel qui ne suit pas, aboutit à des investissements ratés. Les enjeux de la mise en réseau des différents intervenants de l'entreprise sont à expliquer. La possession de cette information constitue la valeur ajoutée du service, mais l'investissement est avant tout humain", observe Jean Christophe Baechler.
Ainsi, une bonne gestion de la relation client devient un outil stratégique de direction générale.
Il répondra aussi à des données économiques.
"D'abord on ne perd plus de temps sur des cibles qui ne sont pas les nôtres", admet Claude Tettamanti. Ensuite, ajoute le directeur de Téléperformance est, "entre un contact physique et un contact par téléphone ou Internet, les coûts varient de 1 à 100. On réduit les cycles de visites. Ils deviennent plus pertinents. On traite les petits marchés par téléphone et on se déplace pour les gros. L'harmonisation des deux génère une économie de coûts et un marché supplémentaire". Si cette nouvelle relation client repose partiellement sur la notion de profilage, jusqu'où l'entreprise peut-elle légalement s'informer sur son prospect ou client ? "Le fait-on avec le consentement ou à l'insu de celui qui détient l'information ?" s'interroge le directeur régional Est de la branche Entreprise de Cegetel. "Il existe maintenant des outils - que nous n’utilisons pas pour des raisons ethiques- qui permettent sur le net dès la première connexion de savoir en permanence qui vous êtes et où vous allez. On voit à votre insu."


Stéphane Bumbalo, Directeur de la filiale Est de Téléperformance


Claude Tettamanti, Directeur régional
Est de la branche Entreprise de Cegetel


J-Christophe Baechler, Responsable Marketing et Communication de Ision


Pierre Criqui, Directeur Régional de Transtec


Xavier Hanry, Directeur d'agence Alsace de Matra Nortel Communication

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Carte d’identité

Matra Nortel
communications, Distributions

Maison mère : Matra Nortel Communication filiale de Nortel Networks et de Aérospatiale Matra.
Intégrateur et constructeur
de solutions en téléphonie, bureautique, internet et convergeance voix-données.

- En France : 1 500 salariés
– En Alsace : 2 implantations à Strasbourg et Mulhouse avec plus de
40 salariés au service des entreprises alsaciennes dans le domaine de la voix et de la data.


Transtec

Fabricant de systèmes informatiques en business to business.
– 14 salariés en France,
350 dans 11 pays d’Europe.


Net Work Téléperformance

Filiale du Groupe SR Téléperformance.
Implantée à Strasbourg depuis 1988, 70 positions informatisées, Web center.
Partenaire des entreprises régionales à travers ses activités :
o Télémarketing
o Études et sondages
o Conseil et formation
o Centre d’appels.
Réseau en France : Paris, Lille, Rennes, Bordeaux, Toulouse, Marseille et Lyon.
International : 29 pays
- 100 centres d’appels
- 3 000 cadres
- 20 000 opérateurs
Certifiée ISO 9002.



Ision (ex-Pandemonium)
Prestataire de service Internet. Conseil en stratégie Internet - Création Web - eCommerce - Intra/Extranet - Sécurité - Formation
Le plus ancien prestataire de services Internet de province (mai 1995) vient de rejoindre le groupe européen Ision (Hamburg).
– en Alsace : 30 salariés.


Cegetel
1er Opérateur privé en Télécommunications.
Vente de services, voix fixe, voix mobile, data.

- 1 Direction régionale à Metz
- 3 agences : Strasbourg, Metz et Reims
- 1 centre d’appel Services Clients Entreprises
– en région Est : 300 collaborateurs dont 30 dédiés Entreprise.


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