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Analyse |
Si
lon parle dindustries performantes, que recouvre le vocable
de performance ? Sur quels critères, objectifs ou non, peut-on
fonder la performance ? Ce sont, en quelque sorte, les questions subsidiaires
posées à nos interlocuteurs, après avoir passé
au crible les caractéristiques de leurs entreprises respectives.
Lexercice est édifiant. Chacun décline sa perception de la performance à laune de sa propre activité. Sesquissent alors quelques lignes de force : limagination, linnovation, une prise de risque pas forcément cartésienne, la combativité à lexport, les parts de marché, les ressources et les qualités humaines, la formation Comme si, en définitive, la performance était tout cela à la fois. Qui en doutait ? |
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Difficile de brosser à grands traits ce que lINSEE expose en plus de 70 pages dans "LAlsace industrielle". Dautant que, à en croire Vincent Le Calonnec, directeur régional de lINSEE, "il sagit dun panorama assez général, un ouvrage de synthèse par rapport aux données dont on dispose". Lui-même arrivé dans la région début 2000, avoue avoir fait quelques découvertes à la lecture de la monographie. "LAlsace dégage une image dopulence que, confusément, on imagine plutôt liée au secteur tertiaire. De fait, le dynamisme de la région est bien ressenti par les observateurs extérieurs. Vincent Le Calonnec relève ainsi la présence dune industrie forte, et forte par sa diversité. "Pour cette raison, peut-être, lAlsace nest pas citée spontanément comme région industrielle. |
" Autre idée-force à ses yeux, une importante capacité exportatrice. Sur ce sujet, lINSEE publie dailleurs ce mois-ci une étude économétrique, un état des lieux en Alsace, Lorraine, Franche-Comté et France. "LAlsace est exportatrice dans pratiquement tous les secteurs, au-delà de ceux traditionnellement ouverts. Et cette tendance ne peut se limiter à un effet frontalier. Indéniablement, lAlsace attire." "LAlsace industrielle" approfondit les caracté-ristiques bien connues de notre région : diversité des activités, affinités pour lexport, présence de grands groupes, poids marqué des capitaux étrangers. Et, bien évidemment, des performances supérieures à la moyenne nationale, en termes dinvestissement, de productivité et dexportations. Restait à voir comment ces performances se traduisent sur le terrain |
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Parts de marché et résultats
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De limpérieuse nécessité daller
au combat
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La genèse de limplantation dÉlectropoli à Dettwiller constitue sans doute à elle seule un critère dimagination, sinon de performance. Spécialisé dans le traitement de surface, à destination essentiellement de lindustrie automobile, ce groupe né en Normandie représente aujourdhui 800 collaborateurs et 500 MF de CA. Sur quatre sites de production, trois sont dans louest de la France. Cest pour approcher le marché allemand quÉlectropoli sest approché de la frontière, et, conjointement, dun client alsacien. "Nous souhaitions pénétrer en Allemagne, cest chose faite, puisque nous travaillons en direct avec Daimler-Chrysler. Et nous sommes en bonne voie pour collaborer avec dautres constructeurs", raconte Éric Debant. Lactivité export, 25 % du CA pour le groupe, atteint les 40 % pour Électropoli Alsace, qui poursuit sa croissance. " Notre force, cest dêtre ici." Sur un marché quÉric Debant qualifie de tendu, "lapproche commerciale nest plus suffisante, il faut de la technique. Au sein du groupe, la société Électro Recherche fait de la recherche-développement, et de la veille. Il est impératif davoir une avance technologique, et de trouver de nouveaux marchés". Et Électropoli innove, propose traitements et procédés inédits. Le site de Dettwiller, avec un effectif de 90 personnes, dont 70 à la production, a atteint une belle taille. "La progression du CA a été de 10 % lan dernier. Nous avons un projet dextension, et nous allons probablement capter de nouveaux marchés." Éric Debant craint pourtant de voir ses prévisions contrecarrées par des difficultés de recrutement "extrêmement préoccupantes". Contact : e.debant@electropoli.com |
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Lorganisation de la société
autour de loutil de travail Jacques Kammerer, gérant de Laser Alsace Production (LAP), Rosheim
"LAP saffirmait alors comme unique découpeur laser à posséder deux équipements." 1995, troisième matériel, pour les grosses pièces. 1999, LAP sinstalle dans 4000 m2 à Rosheim, et investit 5,5 MF dans "un tout nouveau joujou, à chargement et déchargement automatisés". Depuis 1993, la société sest positionnée sur deux autres activités, le soudage laser et le marquage. |
"Alors que lindustrie vivait une crise, nous en avons profité pour acquérir une machine à laser de très forte puissance, destinée à la sous-traitance du soudage. Ce choix résulte de la veille technologique, nous travaillons toujours en liaison avec IREPA Laser. Et en 2000, nous sommes encore les seuls en France à disposer dun tel matériel !". Pour Jacques Kammerer, le soudage représente un fort potentiel davenir. "La découpe qui est fortement concurrencée, représente aujourdhui 80 % de notre CA, ce ne sera plus le cas demain. On a un métier en constante évolution, il faut absolument rester à jour." Avec 30 collaborateurs et un CA de 26 MF en 1999, LAP fonde sa performance sur un outil de travail parfaitement maîtrisé : "Nous avons des machines très souples, et nous avons bâti notre organisation autour de cette souplesse. Avec, par exemple, des délais les plus brefs possibles". | |||||
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Un pari en interne Nathalie Baldelli, responsable du site, Rupp France, Marckolsheim Il y a environ cinq ans, Rupp France, sous-traitant en linge de maison, est confronté à une sévère tourmente : certains de ses donneurs dordre cessent leur activité, dautres délocalisent hors CEE. "Il nous a fallu restructurer, et nous nous sommes recentrés sur notre métier, la confection de draps-housses extensibles, avec des produits milieu-haut de gamme", indique Nathalie Baldelli également Délégué Consulaire de la CCI. Rupp développe sa marque, sadjoint une activité négoce. Une réorientation qui exige de nouvelles compétences. Mais dire que le recrutement est épineux dans ce bassin demploi est un euphémisme. "Mon pari a donc été de motiver les équipes en place, de favoriser les projets personnels." Éliane a ouvert la marche. Couturière depuis onze ans, la jeune femme réalise un bilan de compétences, et opte pour un BTS Force de Vente. Eliane est aujourdhui assistante commerciale grands comptes. Puis cest Nathalie, passée, après une formation similaire à celle dÉliane, de la couture à la gestion de production. Bernadette, après un permis de cariste, prend en charge la gestion des stocks et la logistique, quelle réorganise complètement. |
Dans
cette entreprise de 68 personnes, à leffectif majoritairement
féminin, dautres ont emboîté le pas : Pascale,
à lorigine emballeuse puis facturière, gère
lensemble du système informatique, Marie-Claire est devenue
responsable de latelier couture, Isabelle responsable de lexpédition
et le jeune Eyyüp est chargé de toute la maintenance de lusine.
"Toutes et tous font le poids dans leur poste, et disposent dune
marge de manuvre importante", observe Nathalie Baldelli. Dans
cette nouvelle donne, il ny a pas de hiérarchie de statut,
mais de compétence. Rupp France a obtenu la certification Iso 9002
en novembre dernier. "Aujourdhui, nous en sommes à stabiliser lentreprise", conclut Nathalie Baldelli. Avec une diversification prometteuse en textile paramédical. |
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général CCI
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