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Autoroul :
une adresse pour bricoleurs auto
60 % des particuliers réparent
eux-mêmes leur voiture, économie oblige ! Vous l'avez compris,
c'est sur le créneau des pièces de rechanges et d'équipements
automobiles que François Beyrouthi (titulaire du Passeport Entreprendre
de la CCI) s'est lancé, il y a tout juste trois ans. Il a démarré
par de l'occasion, en créant un réseau d'approvisionnement
au niveau national, ce qui lui permettait de fournir tous les composants
- mécanique, électronique, carrosserie- pour toutes marques
de voitures. Si l'idée lui a permis de se forger une place sur
le marché, l'alimentation en pièces était aléatoire.
"Quand on est nouveau, on vient nous demander le mouton à
5 pattes qu'on n'a pas trouvé ailleurs", souligne-t-il.
En fait, il lui en a coûté en recherche, donc en temps
et en énergie. Résultat : son CA n'était guère
brillant ; "j'en ai passé, des nuits blanches", avoue-t-il.
Mais François Beyrouthi est un battant. Il s'oriente, un an après,
vers les pièces neuves d'origine. En moins de trois ans, il augmente
son chiffre d'affaires et embauche 4 salariés. Sur son site de
650 m2 situé à Bischheim, il stocke les pièces
et livre jusqu'à 3 ou 4 fois par jour.
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François Beyrouthi, Autoroul (Bischheim)
Dans l'entrepôt, près
de 4 000 références sont minutieusement rangées,
carrosserie, mécanique ou électronique confondues. Sa
clientèle est constituée de particuliers, mais il envisage
de proposer ses services aux garagistes. S'il continue de penser qu'un
chef d'entreprise n'est jamais à l'abri, François Beyrouthi
est aujourd'hui confiant, allant jusqu'à affirmer que son entreprise
est en plein essor. Locataire d'un hall qu'il considère comme
trop excentré, il envisage d'acheter ou de construire un bâtiment
plus accessible à la clientèle. Un risque calculé,
à l'instar de celui qu'il a pris en refusant un poste stable
- on lui offrait un poste de directeur de librairie -, il a fait le
choix délibéré de créer son affaire
S'il dort un peu plus aujourd'hui, les idées continuent de fourmiller
Pour s'adapter au marché, il envisage de créer un site
Internet de vente aux particuliers. Le rendez-vous est donné
aux bricolos amateurs !
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Lys Séduction :
une lingerie qui pétille
Lycra, micro-fibres
des matières et des couleurs qui stimulent les achats d'impulsion,
des marques classiques aux fantaisistes, mais chacune à des prix
abordables : le créneau de lingerie fine sur lequel se sont placées
Solange Wirtz et Brigitte Warnault. Toutes jeunes chefs d'entreprise
(Solange a 27 ans, Brigitte 19), elles ont ouvert leur magasin à
Sélestat en février. Cibles visées : les particuliers
de tous âges et de toutes classes sociales et les comités
d'entreprise. Dans leur magasin, clair et bien agencé, de la
lingerie nuit et jour du traditionnel noir et blanc aux couleurs
et motifs pétillants , des dessous hommes et des maillots
de bain. Complices, du dynamisme à revendre, les deux associées
se connaissent depuis six ans : Brigitte était l'élève
de Solange alors qu'elle enseignait la danse moderne dans une association.
Amatrices de lingerie, elles avaient déjà esquissé
le projet de créer un jour une affaire ensemble.
Entre-temps, elles ont continué
leurs études (Solange en comptabilité, Brigitte en biologie)
avant de s'exercer dans différents emplois. Ne se perdant jamais
de vue, elles ont fini par réaliser leur rêve. Renseignements
auprès de lAssedic, étude de marché, test
des produits, stage de trois jours à la CCI, présentation
du Passeport Entreprendre, tout s'est fait très vite.
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Solange Wirtz, Brigitte Warnault, Lys séduction
(Sélestat)
Et ce en dépit des
nombreuses étapes obligées et des documents à produire
"On se demande si ce n'est pas voulu pour voir ce qu'on
a dans le ventre", souligne Brigitte . Têtues, les
deux amies ont fini par dénicher leur local à Sélestat,
et convaincre le propriétaire déjà sollicité
par plusieurs prestataires de la place. Leurs moyens de faire connaître
Lys Séduction (une appellation choisie pour imager le "brin
de luxe qui fleurit à petits prix") : des pubs dans les
journaux gratuits, des spots radio, des affichettes et des défilés
organisés en collaboration avec l'association de danse. De quoi
conquérir une clientèle féminine
et masculine,
laquelle, paraît-il, est relativement présente à
Sélestat et, faut-il l'avouer, appréciée : "En
général, ils savent ce qu'ils veulent et connaissent avec
précision les tailles des ensembles", commente Solange.
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